MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS
MEMOIRES
PUBLIÉS
PAR LES MEMBRES
L’INSTITUT 1 FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
DU CAIRE
SOUS LA DIRECTION DE M. É. CHASSINAT
TOME VINGT-HUITIÈME
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS
à
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
1910
Tous droits de reproduction réservés
MÉMOIRES
PUBLIÉS
PAR LES MEMBRES
L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
DU CAIRE
4
TOME VINGT-HUITIÈME
MISSION EN MÉSOPOTAMIE
( 1007 - 1908 )
PAR
M. LOUIS MASSIGNON
TOMli PREMIER
RELEVÉS ARCHÉOLOGIQUES
INTRODUCTION.
RAPPORT
SUR
LA MISSION D’ARCHÉOLOGIE ARABE EN MÉSOPOTAMIE
( 1907 - 1908 ).
Voici le résumé d’ensemble du travail que j’ai pu effectuer en
i
Mésopotamie pendant l’exercice 1907-1908, au cours de la mission
où j’avais été délégué, par décision de M. le Ministre de l’Instruction
publique et désignation de M. le Directeur de l’Institut français
d’archéologie orientale; avec subventions spéciales du Ministère
(Comité des missions) et de l’Institut d’archéologie orientale, avec
firman impérial délivré par S. E. le grand vizir et recommandation
officielle du Musée Impérial de Constantinople.
Le voyage d’aller s’est fait dans l’ordre suivant : départ de Mar-
seille le jeudi 7 novembre 1907, passage à Port-Saïd le îù no-
vembre; descente à Mohammerah (Perse) le 7 décembre, entrée à
Basrah (Turquie) le 8. Remontée du Tigre du 1 5 au 1 9; arrivée à
Bagdad le 1 9 décembre 1907.
Le travail à .exécuter, tel qu’il était défini dans le plan arrêté
le 2/1 septembre 1907, comportait «des déplacements successifs
autour de Bagdad comme centre, dans six directions » distinctes.
Il s’agissait d’étendre à la zone la plus vaste possible, un canevas
de reconnaissances préliminaires. Bagdad, centre administratif et
économique du pays, était le seul endroit où toutes informations
utiles pouvaient être réunies. De plus, l’examen surplace des études
théoriques faites en Angleterre, en Allemagne et en France, sur
l’ancien Bagdad, montrait qu’il restait beaucoup à faire dans ce
centre même, tant pour la topographie que pour l’épigraphie.
Avant toute reconnaissance, un séjour préliminaire s’imposait
donc, à Bagdad même, de façon à se ménager là une sorte de base
d’opérations. Les relations nouées dans les milieux lettrés musulmans
me permirent bientôt de m’établir à pied d’œuvre, dans le vieux
quartier de Haïderkhâneh, le 7 janvier 1908. De là je pouvais
travailler utilement pendant un séjour qui dura deux mois et demi.
Je dus reconnaître entre temps que tout essai de reconnaissance
au Nord-Est (Tariq Khorasan, direction III du plan précité) et à
l’Est (route de l’Ahwaz, direction VI du plan) m’était interdit à cause
du conflit turco-persan. La route occidentale vers la Syrie (direc-
tion V du plan) demeurait naturellement réservée pour l’itinéraire
de retour.
Quant au cours du Tigre en amont vers Samarra (direction I du
plan) les informations recueillies et l’exemple de la mission alle-
mande m’avertirent qu’aucun travail sérieux, complétant utilement
la reconnaissance de M. le général de Beylié, ne pourrait être entre-
pris sur place — sans concession préalable des fouilles par l’admi-
nistration impériale — sous les conditions d’usage.
Bestaient «les rives du Tigre, en aval, et son ancien cours,
jusqu’à Wâsit inclusivement” (direction II du plan précité), et ries
ruines signalées au Sud-Ouest, à la lisière du désert, entre Hît et
Koufab, et le long du Tariq Mekkah (route du Hajj ou pèlerinage),
par Hashimiyah » (direction IV du plan).
Je décidai de commencer par le plus pressé, d’aller dès la pointe
du printemps à la lisière du désert, et de rentrer ensuite à Bagdad
en remontant les rives du Tigre 11 ’.
Après m’être constitué une caravane indépendante, je partis de
Bagdad le 22 mars 1908 pour le Sud-Ouest. Après examen de
Kerbéla et de ses environs (2 5 - 2 8 mars), je poussai dans le désert
ruines adjacentes : Qalat Shamoûn, Berdawî, Kherâb. La prin-
cipale découverte fut celle d’al Okhaydhir, grand château de style
sassanide, de près de 200 mètres de coté. J’en terminai le levé au
double décamètre en deux fois, les 3 1 mars et 3 avril, après avoir subi
le premier jour une assez vive attaque (rezzou d’Arabes des Hawâtim).
De retour à Kerbéla le 5 avril, j’étais le 1 1 à Meshhed'Alî
(Nedjef), autre lieu de pèlerinage shi'ah, centre de peuplement
moindre, mais de culture intellectuelle supérieure. De Meshhed Ali
comme centre, je pus visiter Koufab et al Khawarnaq (1 à avril), et
les puits des Troglodytes d’Oumm al Gharrâf (i 5 avril). Devant
les progrès de la crue et la recrudescence de la révolte dans le Liwâ
des Montefiq, je dus renoncer à gagner directement Wâsit par Dîwa-
niyeh; et, remontant par Kilil (tombe dite d’Ezéehiel) le 1 7 avril,
et Birs Nimroûd, je vins à Hiileh (19 avril) — visite d’Al qasr et
de Babel. Je quittai alors l’Euphrate par Imam Hamzah (26 avril),
Nîliyeh (26 avril), Nejmî (27 avril) et rejoignis le Tigre à
Bghêlah (2-8 avril) et à Koùt ( 3 o avril).
(1) Voir sur la planche 1 l’itinéraire suivi. — Explication de la planche I : a) Le tracé
de l ’ Itinéraire général dérive du Slielers ’ Atlas, Gotha, 1 906, carte 59 a; celui de la carte
de détail, pour la partie orientale, des levés mss de M. 1 ingénieur Mougel. 6) Le trait
fin repère la route suivie; les superficies poinlillées, les palmeraies.
VI
Le i er mai, la région de Wâsit demeurant troublée, je me rési-
gnai à rétrograder jusqu a Bagdad, où j’arrivai le 5 mai pour m’y
voir immobilisé par une attaque d’impaludisme.
L état sanitaire de Bagdad empirant, avec une courte épidémie
de peste, je reçus l’ordre de rentrer. Parti de Bagdad le à juin au
soir, je gagnai, malgré les hautes températures subies, jusqu’à Hît
(8 juin), Anah (î î juin), ed Deïr (16 juin), Alep (22 juin), et
Port-Saïd, le 1 er juillet 1908.
DOCUMENTS RECUEILLIS.
Les documents rapportés se groupent en quatre séries :
i° Archéologie püre.
L Monographie du château d’al Okhaydhir* 1 ’ dans l’ancien royaume de
Hirah, avec plan general, schémas de detail et vingt-trois photographies; le
texte reliant les photographies aux plans.
II. Relevé et examen des autres ruines arabes du groupe de Shethâtah ;
Qalat Sham'oûn (plan et huit photographies); Berdawî (six photographies).
IÏI. Examen des ruines du groupe de Nedjef : leur répartition, les puits et
caves des Troglodytes dOumm al Gharrâf (dix photographies).
IV. Les ruines de Kifil (cinq photographies).
V. Les ruines de Nîlîyeh (plan et quatre photographies) et de Nejmî (six
photographies).
r
3° EpIGRAPHIE.
L Inscriptions inédites du xiv e siècle (vm e siècle de l’hégire) à Bagdad
(livraison pour le Corpus inscriptionum Arabicarum ), en deux sections :
(1) Il n avait pas été visité jusqu’ici. Il a fait l’objet d’une communication de M. Dieulafoy à
1 Institut le Bi juillet (voir Journal officiel du 7 août).
vu
a. Les cinq inscriptions de la mosquée Mirdjâniyeh ; la principale a trente-
deux lignes de texte, relatant les circonstances et le but de la fondation avec
énumération des biens de main morte y affectés; le texte est disposé en six
compartiments symétriques sur les parois du Mosailâ (relevés et photographies).
b. L’inscription tombale d’al 'Aqoûlî (estampages (1) et photographies).
11 . Relevé des inscriptions antérieures au xiv c siècle (complément aux relevés
de Niebuhr).
8° Topographie historique.
I. Levé des parcelles cadastrales de Bagdad rive droite; pour servir à la
reconstitution du plan ancien, et rectifier les essais théoriques de Streck et
Le Strange (avec plans et photographies).
IL Les monuments religieux de Bagdad, d’après deux nouveaux manuscrits;
les mosquées d’après Mahmoud Shoukrî Efendi Aloûsî Zâdeh (xix e siècle) et les
tombes des «saints» de Bagdad^, d’après le Jâmi el-Anouâr de ‘Isa al Ben-
denîdjî (xvn e siècle) (avec photographies).
III. Historique des medresehs de Bagdad (avec deux photographies) (publié
ap. Bull. Inst. fr. arch., Caire, 1909, t. VII, p. 77-86).
4° Philologie arare.
Articles sur le dialecte bagdadien, pour le Bulletin de l'Institut français
Æ archéologie orientale du Caire.
s
Paris, le 3 novembre 1908.
L’ensemble du tombeau, réassemblé grandeur naturelle, a été exposé à Paris (Grand Palais)
au Salon des Orientalistes en février 1910.
l2) Voir Comptes rendus du Congrès des orientalistes de Copenhague, séance du i 5 août 1908 et
Revue de l’histoire des Religions, LVI 1 I- 3 , novembre-décembre, 1908, p. 329-338.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE
( 1907 - 1908 ),
rx
RELEVÉS ARCHÉOLOGIQUES.
I. PÉRIODE LAKHMIDE.
AL OKHAYDHIR
ET LES RUINES DE L’ANCIENNE PRINCIPAUTÉ DE HÏRAH.
I
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE CES RUINES.
Elles sont échelonnées sur le limes mésopotamien , symétrique du limes syrien
qui borde l’autre rive de la Shâmiyeh.
Là, du nord-ouest au sud-est, s’étend une région plate et basse, à faciès
maintenant désertique, envahie de sebhhas (sebkha de Rahhâliyeh au nord,
sebkha de l’ex-Bahr Nedjef au sud), de niveau souvent inférieur au lit de l’Eu-
phrate qui la limite à l’est (le Hosaïniyeh, effluent de l’Euphrate, à Kerbéla).
Aussi n’a-t-elle pas toujours été la steppe desséchée d’aujourd’hui. Elle était
irriguée autrefois par le IIaXXajco7ras des Grecs, qui coupait, de Hit à Obollah,
la boucle de l’Euphrate. Et longtemps après l’ensablement du IIaAXaH 07 ras et
de son successeur sassanide le Tchari Sa'deh, (cf. ce motp.Aa a)
(Kiepert), la route commerciale Basrah-Alep coupa, suivant les mêmes étapes,
la courbe de l’Euphrate (cf. p. 7).
De même que le limes syrien, ce glacis coupé raide par l’efFondrement linéaire
qui va de la cassure de la mer Morte à la Cœlésyrie, était l’apanage d’une
dynastie arabe de phylarques byzantins, les Ghassâniyïn, de même le limes méso-
potamien, plus doucement incliné vers l’Euphrate, a formé une véritable unité
territoriale politique sous la dynastie des Lakhmiyïn de Hïrah, vassaux des
Sassanides. Et c’est à cette dynastie qu’il nous faut rattacher la plupart des
ruines qui vont être examinées ici.
Mémoires, t. XXVIII.
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2
L. MASSIGNON.
II
AL OKHAYDHIR.
SITUATION GÉOGRAPHIQUE.
Ce château se trouve à 3 heures à cheval au sud-sud-est de l’oasis de Shifiiâtah,
ajIjLû, qui est elle-même à 9 heures ouest- nord- ouest de la ville de Kerbéla
(Meshhed Hosaïn); en plein désert Shâmiveh.
Politiquement, il marque la limite du qaïmmaqâmat fictif de Rezzâzah, ,
dont est investi Fahd Bey des 'Anazah, et de la moudiriyeh de Shithâtah (appelée
aussi Shifâtiyeh par l’administration turque, iujli-à). Fahd Bey soutient que
le château lui appartient. Et le moudlr de Shithâtah réclame la source voisine,
la seule des environs dont l’eau ne soit pas sulfureuse.
régions
de grande culture
Okhaydh
La position d’al Okhaydhir était assez remarquable pour motiver l’établisse-
ment d’un château (fig. 1).
Stratégiquement, elle oc-
cupe au centre d’une sorte
de boucle à grand rayon
décrite par l’Euphrate un point qui
est à peu près à égale distance de
Hit , d’al Anbâr, de Bàbel et de Hîrah.
Elle surveille, à l’orée du désert,
un district jadis plus irrigué, où
des affluents artificiels de l’Eu-
phrate pénétraient, comme le Hosaî-
niyeh de Kerbéla le fait depuis le
x c siècle, auprès de Rezzâzah. Et les lagunes où les eaux dérivées de l’Euphrate
venaient se perdre dans le désert après avoir arrosé les terres cultivables, étaient
entourées de fourrés de graminées et d’arbustes très giboyeux (légende d’al Kha-
warnaq, rendez-vous de chasse).
Encore aujourd’hui des traces de cultures et l’ancien lit du grand canal Hït-
Obollah se font remarquer entre Kerbéla et al Okhaydhir.
Le château permettait d’arrêter les pillards venus de Nedjed ou de Syrie,
avant qu’ils pénètrent dans les terres cultivées.
Fig.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
3
TRADITIONS ÉCRITES ET ORALES. — TÉMOIGNAGES ORIENTAUX ET OCCIDENTAUX.
Le nom même d’al Okhaydhir est récent dans les textes (Carmischal,
xvm e siècle). Il n’apparail pas dans les documents anciens. Il existe ailleurs
dans la toponomastique d’Arabie; c’est le nom d’un ouâdi et d’une mosquée
entre Médine et Tâboük (Ibn Battoûtah , I, 2 59 ; cf. Tâj oui * Avons , t. III, p. 173).
En 'Iraq, la forme en est connue : à l’est-nord-est de Hilleh existe un tell
appelé (Kiepert, carte ap. Zeitschr. Gesellsch. für Erdkunde, Berlin, 1 8 8 3 ,
Heft 1) (cf. Oppert, Expédition scientifique en Mésopotamie, Impr. nat. , 1 863 ,
1. 1, p. 217) dérivé de la comme de la V j X aÀ . .
Il reste à expliquer pourquoi il a été donné à ce château. On peut penser
qu’il est dû ici, soit à la mince tache de verdure qu’entretient à chaque printemps
la source voisine (XJüie plutôt : replis de sable humide) soit au coléoptère appelé
al okhaydhir (sorte de cicindèle?).
Mais l’origine pourrait en remonter plus haut, si l’on établissait qu’il commé-
more le séjour que fit dans la région de Koüfah après 3 1 5/927 le chef 'alide des
Benou’l Okhaydhir^ du Yamâmah, Isma'il b. Yoüsef b. Mohammed b. Yousef
al Okhaydhir, sâfiib al Yamâmah b. Ibrahim b. Moüsa b. 'Abd Allah b. al Hasan b.
al Hasan b. 'Ali ibn Abi Tâlib, institué gouverneur de la région par les Qarmates
vainqueurs ( Tanbïh de Mas'oüdî, texte Goeje, p. 3 8 1 , trad. Vaux, p. Û86).
Une autre hypothèse, assez invraisemblable phonétiquement, ferait dériver
de ? le chef kindite deDoumet oui Jandal qui apostasia après la
mort du Prophète, et identifierait le château en question avec l’un des deux
châteaux du prince Okaydar, Doumet oui Hîrah (effectivement près de Ayn at
tamr.), ou Doumet oui Jandal, dont la double enceinte est signalée par Yâqoüt
(t. II, p. 626 :jàJS 1 <>)U jUb J^).
Mais c’est une pure hypothèse, et la position de Doumet oui Jandal, à quatre
nuits de Teymâ, entre Médine et Damas, la rend insoutenable, dans sa seconde
partie au moins.
Non seulement le nom d’al Okhaydhir n’apparaît pas dans les listes toponomas-
tiques que j’ai essayé de dresser avec les textes rassemblés aux pages 3 1 - 5 1 ,
mais ceux-ci ne permettent pas de retrouver sûrement le nom ancien de ce
château pourtant considérable. Ce nom doit cependant s’y trouver, car il est
111 On l’appelait tout court Ibn al Okhaydhir (cf. Ibn Sîrîn, Tank h , sub anno 3io, ap. Yaqoüt
[Wüst.], t. IV, p. 5i).
h
L. MASSIGNON.
hors de doute : 1° Que les ruines que nous allons décrire appartiennent à la
période sassanide (cf. Examen architectonique et conclusions, de Dieulafoy,
ap. G. R. Acad, inscr. et belles-lettres, 1909, mars, p. 201-202);
2 0 Que leur position excentrique, par rapport aux provinces iraniennes de la
Perse, les rattache aux v e -vn e siècles de notre ère, époque du maximum d’in-
fluence exercée par la Perse sur ses vassaux arabes du limes désertique, alors
les frLakhmiyïn» de Hïrah.
Nous notons simplement ces deux conclusions pour écarter l’hypothèse sou-
tenue par une tradition orale que j’ai recueillie chez un des ulémas shi'ah de
Nedjef, Irère du Seyyid Bahr oui 'ouloüm, suivant laquelle «al Okhaydhir
n aurait ete bâti quau 111 e siècle de l’hégire (en 210) par un rebelle 'alide
basant qui s’était installé à Doumat oui Jandal» (allusion à Ibn oui Okhaydhir).
Et nous ne donnons ici — sans entrer dans la discussion, prématurée,
semble-t-il, de l’identification d’al Okhaydhir (1) — que le résumé des traditions
écrites et orales qui courent dans le pays, entre Shifâtiyeh, Kerbéla et Nedjef,
sur ce château, loutes, sauf celle citee plus haut, s’accordent à en faire un
château des rois de Hïrah.
I. Deux sont insérées dans l’informe masse de renseignements oraux compilés
par ordre et imprimés dans l’almanach officiel du vilayet de Bagdad :
J* XoLüL*
(Année hégirienne i 32 â, financière 1 32 1-1 3 22, c’est-à-dire 1906-1907
de notre ère.)
Page 285 : Jlj XoÜLÛ,
XxXi y ïàsxob « jÀju&v y AjLa
*S SÔJjloy | (**5Cs*j jÿ» Hbji ylfj
cjà-fl Lo >iÜJkLj yy £jb t^lTl [ 286 ]
Le R. P. Anastase- Marie de Saint-Elie m écrit de Bagdad (7 avril îgio) qu’il pense pouvoir
démontrer quai Okhaydhir = as Sadlr, ce qui est aussi l’opinion du Sayyid 'Abd oui Hosayn, le
Kilitdâr de limâm Hosayn à Kerbéla, en développant l’argument suivant : serait le syno-
nyme récent du nom ancien , dont on aurait oublié l’étymologie persane (cf. p. 4 i b), et qu’on
aurait pris pour^x-Jl, vocable indigène, arabe, synonyme de tAJU)! «herbe fraîche?) (cf. Qâmoüs,
H, 47 ) comme
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
5
Page 286 (note de la page 285 ) : XjJ>
Juu jyh* y*» SA |»b jLî gb
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b -dJujij y# dij |*b n } t ^ ^y^ày ri
II. Oralement, les traditions que j’ai recueillies, tant à Shifâtiyeh qu’à Ker-
béla et Nedjef, se réduisent à ceci :
a. Que l’on applique couramment aujourd’hui aux ruines d’al Okhaydhir le
distique suivant, que je donne , corrigé , d’après C.R. séances Acad, inscr. et belles-
lettres, mars 1909, p. 2o5 :
ht yb 3 J < 3 *. V.) ht (jb
✓
Lorsque je le répétai à l^edjef sous cette forme altérée et inscandabie, fidèle-
ment transcrite selon deux informateurs locaux, dont Hosayn Dàkir Efendi,
moudïr de Shifâtiyeh, on me fit observer que ce distique dérivait d’une qasldah
d’al Monakhkhal, le «sâhib oui Moutajarradah -n (al Yashkourï), l’amant de la
princesse al Moutajarradah de Hïrah (Perceval, Essai, t. II, p. 1 58 - 161).
En effet, il faut le restituer sous une forme scandable et lire, en mètre kàmil
(joy)' 1): .
Enivré, me voilà maître du Khawarnaq et du Sadlr. . .
Dégrisé, me voici pâtre de moutons et de chameaux.
(Cf. Âboi/l Fahaj oul Isfahânï, Kitâb oui Agkânï : ancienne édition, t. IX,
p. 166, et t. XVIII, p. i 54 ; cf. t. XVIII, p. 1 5 6 ; nouvelle édition, t. IX, p. 169,
t. XVIII, p. 1 54 et 1 5 6 . ) (Voir S V.)
On suppose donc qu’ai Okhaydhir est cr al Khawarnaq r> ou ?c Sadlr r,.
W II faut signaler : i° A propos de la coupe, son parallélisme étroit avec la mo c allaqah de c An-
tarah (vers 43-44 de l'édition d’ash Shinqîtï, as Sa'âdah, Caire : . . lâlj . . .^LiU lâU).
2 0 A propos du sens de ce distique, la valeur mystique que lui donnera sa tasdïs par Ibn oul c Aràbï
( t 638/is4o) (ap. al Fotoùhât oul Makkïyah, cap. ccxlvi [ fcjx* A]? t. JI, p. vf, éd. Boülâq,
1270 hég.) (y corriger en (erreur adoptée ap. Hamâsah, éd. Caire, i 322, I, p. ipv).
6
L. MASSIGNON.
b. Une des chambres du château passe pour être celle de «la fille du roi»
qui y manifeste parfois son fantôme. Je n’ai pu, une fois sur place, me faire
désigner cette chambre. Cette légende du «château de la fille du roi» m’a été
également citée à Nedjef, et localisée près du Qasr Sinnin (cf. p. 43 b ). Elle garde
peut-être le souvenir d’une princesse de Hlrah, comme Hind, la fille d’an
No'màn (cf. p. 4 o «).
En résumé, ces légendes ne prouvent qu’une chose, c’est l’appropriation
actuelle de l’histoire légendaire des châteaux des princes de Hïrah à al Okhavdhir,
le seul d’entre eux resté debout.
Les témoignages occidentaux sont plus importants.
Le premier européen — le seul, sans doute — qui ait vu al Okhavdhir
(sans le nommer) avant notre visite de 1908, est un Anglais, dont Niebuhr
nous dit simplement qu'il «avait fait le voyage de Haleb à Basra», sans donner
ni son nom ni l’époque approximative de son voyage, exécuté probablement au
début du xvm e siècle. (Le passage de Niebuhr sera donné plus loin.)
Cependant on pourrait faire remonter plus haut sa découverte. Il se peut
qu’il ait été décrit dès le xvn e siècle par Tavernier, et que ce soit al Okhavdhir
qu’il signale en ces termes «à quatre jours au sud de Mechhed 'Ali(?)» :
«Ce grand palais tout de briques cuites au feu, . . .chaque brique d’un demi-
pied en carré et épaisse de six pouces; il y a dans ce palais trois grandes cours,
et dans chacune de beaux bâtiments avec deux rangs d’arcades qui sontd’un sur
l’autre. Quoique ce grand palais soit inhabité, il est encore tout entier. . . Devant
la porte de ce palais, il y a un étang accompagné d’un canal qui est à sec. Le fond
du canal est en briques, de même que la voûte qui est à fleur de terre, et les
Arabes croient que c’a été un conduit par lequel on faisait passer l’eau de l’Eu-
phrate, qui est éloignée de ce lieu d’environ vingt lieues. » ( Voyages, 1 . 1 , p. 1 65 ,
citât, d’après Saladuv, Manuel d' Archéologie musulmane, t. I, p. 327-829.)
Car je n’ai rien appris à Nedjef sur l’existence d’aucun château situé dans le
sud ou sud-ouest tandis qu’on y connaissait fort bien l’existence d’al Okhay-
dhir, au nord-ouest. Mais faut-il rendre Tavernier responsable d’une information
contenant une erreur d’orientation aussi grave?
Le nom lui-même ( Alkculer ) apparaît sur la carte de Carmischal, annexée
au tome II des Travels de Ives. (Cf. Niebuhr, Reisebeschreibung , p. 287, note.)
tl} On n'y cite que te tell d'ar Rohbah (voir p. k\ a) dont une vue est donnée ap. carte Saunders
(sheet 5 ) en marge.
7
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
En tout cas, c’est lui dont il est indubitablement question dans trois passages
de la Reisebeschreibung de Carsten Niebuhr ( Voyage en Arabie, t. II, p. 22 5 ,
[note], 2 36 , [note]), qui ne sont d’ailleurs que des témoignages indirects,
Niebuhr ayant suivi la route Nedjef-Kifil-Hilleh-Kerbéla-Hilleh-Bagdad, sans
pouvoir passer par al Okhaydhir (cf. trad. fr., p. 193, 1 . 16). Voici les trois
textes (trad. fr., Amsterdam, S. J. Baalde, 1780, t. II, p. i 84 [note], p. 198-
196, [note «]) :
a. Tome II, page i 84 (longue note sur l’identification du «Dsjarri Zâade»
avec le IlaXAaKOiras des Grecs, ajoutée à la page i 83 ) :
.J’ai trouvé dans le journal dun Anglois, qui avoit fait le voyage de Haleb a Basra,
qu’il avoit rencontré à quarante-quatre lieues au sud-est, à lest de Het (Hit), dans le desert,
une ville entièrement abandonnée, dont les murailles avoient cinquante pieds de hauteur et
quarante d’épaisseur : chacun des quatre cotés avoit sept cens pieds et il y avoit des tours dans
la muraille; dans cette ville ou dans cette grande citadelle, on trouve encore une plus petite
citadelle. J’appris ensuitte, au sujet de celte ville abandonnée, que les Arabes la nomment
El Kfiader, et quelle n’est éloignée de Mesched Ali que de dix ou douze lieues; il y a toute
apparence, quelle a aussi été délaissée faute d’eau, et, comme il n’y a ni villes ni villages dans
les environs, c’est sans doute la raison, qu’on n’en a pas emporté toutes les pierres qui pou-
voient servir, comme de Kufa et Basra , dont il n y a presque rien de reste . . .
Voici le texte allemand de ce passage fondamental (G. Niebuhr, Reisebeschrei-
bung nach Arabien und andern unihegenden Lândern, t. II. Kopenhagen, Nicolas
Müller, 1778, p. 225 , note delà page 223 ) :
Ich habe' in dem Tagebuch eines Englânders, der von Haleb nach Basra gereiset war,
gefunden , dass er h U stunden südost nach Osten von Hêt eine ganz verlassene Stadt in der W üste
angetroffen habe, wovon die Mauer 5 o Fuss hoch und h 0 Fuss dick war. Jede der vier Seiten
hatte 700 Fuss, und in der Mauer waren Thürme. In dieser Stadt oder grossem Castell, findet
man nocb ein kleines Castell. Von eben dieser Verlassenen Stadt hôrte ich nachher, dass sie
von den Arabern El Ckader genannt werde, und nur 10 bis 12 Stunden von Mesched Ali
entfernt sey. Sie ist ohne Zweifel gleichfals wegen Mangel an Wasser verlassen worden : und
da man hier gar keine Sladte oder Dôrfer in der Nâhe findet, so ist diess wohl die Ursache
dass man davon nicht aile brauchbare Steine weggebracht hat, wie von Kufa und Basra, wo
fast nichls mehr ührig ist.
b. Tome II, page 193 (itinéraire de Basra à Haleb par le désert; liste des
étapes [corrigé d’après l’original allemand]) :
Zobeier, Kowàhde, sSj» Schaekra, tJùJL Chaneke , Kosar (un château
ruiné) Wadi Abul m’ris, Aijân Sâd Um Grân, un Birket ou étang qui fut creusé sur
8
L. MASSIGNON.
les fraix de l’epouse d’un Calife. Gltadârï, Dsjürlemi, ^üdl Gaim ou aJoÜS)!, El àldtle.
Raliâme, dans le voisinage de Mesclied ali. aüULaiUt El tulclegàne ou auôLÜ El heiaddi, El
Hôssiàn, El Châder, cette ancienne citadelle dont j’ai parlé page i 84 . (jydl ^ Ràs
el ain, Tamâl. El Kobase, xXüs Uklet Hauràn, <_*£! Tagab el dsjamûs
El manai, **3^1 Rotge, El Burdàn, Ruchba, vieille citadelle sur l’Euphrate. çu.
Dsjüb gannem, (j&i-l El hamd, Dsjabbel Ruscliir. El addeme, Taiebe, une montagne.
Un village de ce nom a été entièrement détruit, il y a vingt à trente ans®. Kussur el choèn, sont
deux vieux châteaux dans celte contrée®; ^b, Kâa abu el fiàd, *5^1 yic Ans errothe,
Saharedscli, â la montagne Schôbêd. Dans cette con[p. t q/i]trée il y a encore une
montagne. Labos <*XJLa. Halde s^*jLw (j-a Ain Se/ire ou ain dâhhab Haleb (a).
c. Tome II , page 1 9Ù (a) :
On trouve ce chemin sur la carte d’un M. Carmischal, qui est ajoutée à la seconde partie
des voyages d’Ives, seulement il y a Issabeer (au lieu de Zobeier) Quibda (Kowâbde) Schagara
(Schâkra) Canaga (Chaneke) Ballan Kussora (Baltan Kosâr) Abel Marris (Abul m’ris) Gersmc
(Dsjürtemi) Rukma (Rahame) Tukdegana (El luktegane) Alkader (El chader) Ainil Rasalin (Ras
el ain) Tammel (Tamâl) Cabosse (Kobâse) Oglel haran (Uklet Hauran) Tocab Jamus (Tagab
Dsjamus) Moneaval (El manai) Jubilgaren (Dsjùb gannem) Geboul Bushir (Dsjabbel Buschir)
Lahauz (Lahas) Hagla (Hôkla) Indchab (Ain dahhab).
MISSION DE 1908.
A la suite de son voyage d’études archéologiques en Mésopotamie (îpoy 1 ^),
M. le général de Bevlié reçut, par l’intermédiaire de M. le Consul de France
Rouet, à Bagdad, une note de M. Mougel, ingénieur français au service du
Ministère des Travaux publics ottoman, lui signalant par ouï-dire l’existence d’un
château «en pierres» (nous verrons qu’il est en briques) à «El Khoder» (al
Okhaydhir); et par une lettre datée du 28 octobre 1907, M. de Beylié voulut
bien me signaler l’intérêt qu’il y aurait à vérifier sur place ces indications, au
cours de la mission où j’allais être délégué.
C’est ce qui fut fait au printemps de 1908. Au cours d’un séjour du 29 mars
au ù avril dans l’oasis de Shithatah, où je m’étais installé pour examiner les
ruines avoisinantes, al Okhaydhir fut visité une première fois le 81 mars; avec
une escorte qui se savait insuffisante et décampa au premier coup de feu ; resté à
peu près seul, je subis pendant quelques minutes une salve tirée à 2 5o mètres à
peine par les partisans d’une harka qui voulaient tirer vengeance de l’opération
® Rousseau, Voyage de Bagdad à Alep (1808), éd. Poinssot, 1899, p. i 54 -i 56 .
® Rousseau, loc. cit., p. i 46 -i 54 ; Cukemont-Ganiveau, Recueil d’archéologie orientale, t. lit, p. 285-
293, et pi. VIII.
( 3 ) Voir L. de Beylié, Prome et Samarra, Leroux, 1908.
UA
parallèle au mur 299
300 ”
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE.
plan général D’AL okhaydhir (avec report des mesures et des angles de visées des vues photographiques [pl. III
PL II
; visées des vues photographiques [pl. III-XXI1I (S]).
9
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
de police où plusieurs d’entre eux avaient été tués là l’année précédente. C’étaient
des Hawâtim (cf. Sn., 396 ). L’escorte ralliée, nous pûmes nous installer dans le
château; une heure se passa à entamer le travail de levés et photographies, et à
essayer de parlementer. L’attitude des Hawâtim restant hostile, je dus recon-
naître que la position devenait intenable et rentrer à Shithâtah. Le B avril, je
revins, avec une escorte en nombre, accompagné du moudïr Hosaïn Dâkir Efend*
et d’un banni jeune-turc interné à Shithâtah, Haqqï Efendi; et cette fois, je pus
achever paisiblement le relevé du plan au double-décamètre et à la boussole
directrice Souchier, et terminer les photographies (Vérascope Richard).
Le travail qui va suivre comprend les résultats de ces deux reconnaissances 10 .
C’est essentiellement le repérage d’un certain nombre de photographies sur un
canevas d’ensemble. Bien des questions n’v sont que soulevées : le tracé du canal
d’adduction de l’eau, l’utilisation de l’annexe nord, les souterrains de l’édifice
principal. Il faudrait un séjour prolongé sur place pour les résoudre; et l’état
politique du pays ne le permet guère.
LE CHÂTEAU.
* GÉNÉRALITÉS. — DIVISIONS PRINCIPALES DU CHATEAU (PLANCHE II).
Pour en examiner la disposition en détail (2) , le château sera divisé en :
i° L’enceinte extérieure quadrangulaire (à deux étages);
3 ° L’édifice reliant la porte nord au palais intérieur (à deux étages);
3° Le palais intérieur (un demi-étage de haut);
ÎD Annoncées, par télégramme de Kerbéla, le 6 avril 1908, au consulat de France à Bagdad;
portées, pendant la séance du 3 i juillet 1908, à la connaissance de l'Institut par les soins bien-
veillants de M. Dieulafoy (cf. Journal officiel du 7 août), elles y furent résumées le 5 mars 1909.
Cf. i° C. R. des Séances Acad, inscr. et belles -lettres, 1909 (p. 201-213); 2 0 Gazette des Beaux-Arts,
1 909 ( 4 e période, I, p. 297-306); 3 ° cf. Van Berchem, Journal des Savants, juillet-septembre 1909
(p. 3 o, n. 3) (tirage à part); H. Lammens, La Bâdiyah (ap. M.F.O. Vniv. S.-Joseph, 1910, t. IV, p. 1 1 1-
112, où il convient de restituer à M. Meissner [cf. ici p. 28] la priorité pour sa visite à al Kha-
warnaq en 1901).
(2) Je dois remercier ici tout particulièrement M. J.-M. Girard qui a bien voulu m’aider de ses
conseils techniques d’architecte pour la construction de la planche II, ci-contre; et M. F. Daumas,
dessinateur attaché à l’Institut français du Caire, qui en a interprété avec autant de conscience que
de clarté le schéma original (cf. C. R. Acad, inscr. et belles-lettres, 1 . c.). ,
Mémoires, t. XXV1IL 2
10
L. MASSIGNON.
k° La cour et l’annexe intérieure accolée à la face est du palais;
5 ° L’annexe extérieure accolée à la face nord de l’enceinte.
Notes. — Les murs sont de deux épaisseurs : 1 m. 5 o cent, et 1 m. o 5 cent, a 1 m. 10 cent.
Il n’a pas été relevé de traces de revêtement peint. Les matériaux sont : brique, plâtre et pierre.
La brique est de deux qualités. L’état de conservation des revêtements de plâtre peut être
observé d’après la photographie (pi. XIX, XX). La pierre n’est employée qu’exceptionnel-
lement (escaliers).
Aucune inscription n’a pu être relevée. Il ny a pas de graffiti anciens, mais
seulement des voasm de tribus contemporains (cf. p. i 5 et 55 [Najml]).
Une seule marque de construclion(l ) a été relevée dans un angle de
la chambre, photographiée planche XX, sur le plafond.
I. — L'ENCEINTE EXTÉRIEURE QUADRANGULAIRE.
Elle est très sensiblement orientée par les faces. À la boussole, une parallèle
à la face sud donnait 299 grades en déclinaison.
Elle est composée de quatre faces de même dimension; sur la majeure partie
du pourtour, malgré les écroulements, les deux étages subsistent.
Chaque face est subdivisée en deux parties égales, chacune de 81 mètres de
long, par l’ouverture centrale d’une porte (fig. 2).
!
Fig. 2 . — Enceinte extérieure. — Plan de la porte est.
Chaque demi-face contient six contreforts extérieurs, y compris la tour
d’angle, et non compris le montant de la porte.
Les planches III et IV a rendent compte de son aspect général à l’extérieur
(prises du côté est).
A l’intérieur, chaque demi-face contient douze arcatures.
11
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Les planches IX pour la porte sud (extérieur), VIII pour la porte sud (inté-
rieur), donnent la forme de ces arcatures, des deux côtés de l’édifice de la porte
centrale.
Les battants de porte ont disparu : la légende, constante à Kerbéla, veut
qu’ils aient été emportés de nuit à Kerbéla par ordre du gouverneur, il y a trente
ans, pour remplacer ceux que les XVabhabites avaient enlevés, il y a cent sept
ans. Mais les mesures prises ne s’accordent pas : les battants de portes bardes
de métal de l’ancienne enceinte à Kerbéla me paraissent trop grands pour entrer
dans les gonds d’al Okhaydhir.
PREMIER ÉTAGE.
Cette enceinte extérieure comprend : un premier étage élevé à 7 mètres au-
dessus du sol (mesure prise de la fenetre de la salle de guet, porte est).
11 y règne sur tout le pourtour des quatre faces un grand couloir ou chemin
de ronde, dont la planche X reproduit
la physionomie. Ce couloir communique
avec la cour par quatre escaliers d’angle,
coudés, à quatre coudes (cage carrée,
de 3 m. 3 o cent, de côté).
Le couloir de ronde a 2 m. 5 o cent, de
largeur; il est actuellement découvert par
suite de l’écroulement du second étage.
Il s’éclairait de fenêtres étroites et
hautes donnant alternativement à l’exté-
rieur et à l’intérieur. Entre les fenêtres
donnant sur l’intérieur s’amorcent des
badglr, tuyaux plats d’appel d’air pour
l’étage supérieur (fig. 3 , coupe A). En
dessous de 1 appui de la fenetre donnant du plan de h porte est
sur l’extérieur, une fente étroite (archère)
permettait aux défenseurs, par un tir plongeant, de battre le pied meme du mur
d’enceinte en cas de siège (fig. 3 , coupe B).
Au-dessus de chacune des quatre grandes portes, percee au milieu par le
chemin de ronde, une salle de guet : on y accédait par des escaliers en Z dont les
linéaments apparaissent encore à la porte ouest. La salle de guet de la porte est
(et son perron intérieur) a 7 m. 5 o cent, de largeur (est-ouest), h m. 20 cent, de
long, et à peu près U m. 80 cent, de haut. Ses murs ont 1 m. 1 0 cent, d épaisseur.
12
L. MASSIGNON.
SECOND ÉTAGE.
L enceinte extérieure comprend un second étage élevé de plus de h mètres
au-dessus du niveau du premier étage (environ 4 m. 80 cent.). Ses fenêtres
qui subsistent, çà et là, l’aboutissement des badgïr du premier étage, tout prouve
qu il comportait un couloir de ronde maintenant écroulé.
Note. Les planches VIII et X permettent de supposer que ce qui reste actuellement debout
de 1 enceinte extérieure nest que la moitié (extérieure) de l’épaisseur primitive de l’enceinte.
II. — L'ÉDIFICE RELIANT LA PORTE NORD AU PALAIS INTÉRIEUR.
Extérieurement, la porte nord ne diffère pas des trois autres grandes portes
de l’enceinte, avec son guichet étroit de a m. 95 cent, de large et sa super-
structure que laisse deviner la planche XI. C’est à l’intérieur qu’a été édifiée
une construction toute spéciale (fig. à, 5 et 6).
REZ-DE-CHAUSSÉE.
Le couloir d entrée s’élargit bientôt, et, après une longueur totale de
i 3 m. ko cent., traversant un couloir perpendiculaire, il aboutit à une porte
qui est surplombée d une fort belle coquille ( pecten venens'ÿ d’assez grandes
dimensions et très bien conservée; cette porte donne sur une grande salle voûtée.
Cette salle voulee, reproduite dans la planche XIII, a une longueur totale de
16 m. 60 cent, sur une largeur totale de ai m. 10 cent, (est-ouest), ou seu-
lement 6 m. 80 cent., si on la limite à la travée centrale entre les piliers. Car
elle est formée de trois travées parallèles et soutenues par deux rangées de trois
piliers chacune.
A droite et a gauche de cette salle voûtée, il y avait deux ailes avec de grandes
salles actuellement en voie d’écroulement; l’une d’elles, à l’angle ouest-sud-
ouest, garde des traces d’une coupole d’angle érigée sur trompes (pl. XII, au
premier plan).
DEMI -ÉTAGE.
Dans 1 angle sud-ouest de cette salle voûtée, un escalier de pierre à marches
très basses, seleve jusqu a une galerie de demi-étage. Cette galerie donne d’un
côté (ouest) sur une grande cour écroulée, couverte autrefois, et de l’autre
cote (est), sur une sérié de trois pièces d’égales dimensions, puis sur trois autres
pièces a fenetres donnant, a travers le mur d’enceinte, sur le désert. Tournant
a lest, et traversant une de ces pièces, on aboutit à une sorte de margelle
étroite, a demi effondrée, auprès de la coquille signalée plus haut. Au sud de la
MISSION ÈN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
13
ÉDIFICE RELIANT LA TORTE NORD AU PALAIS INTERIEUR.
Fig. 6. — i° Coupe nord-sud suivant l'axe ABC de la planche IL
15
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
coquille (au-dessus d’elle, à droite et à gauche), deux petites fenêtres donnent à
mi-hauteur de la grande salle voûtée.
A leur droite, un escalier mène au premier étage.
A leur gauche, reprenant la margelle, et contournant la partie effondrée d’où
l’on plonge sur le couloir d’entrée du rez-de-chaussée, on pénètre dans une très
vaste et très longue pièce sans fenêtre, puis, après un haut seuil, dans une
troisième pièce.
Cette troisième pièce possède une fenêtre donnant sur la cour circonscrite au
palais; un des murs, encore pourvu de son revêtement (coté sud-ouest), a été
couvert de wasm (marques distinctives de tribus) par les nomades de passage.
Le mur sud de cette troisième pièce est complètement éboulé, et les éboulis
rejoignent l’angle nord-est du palais intérieur.
PREMIER ÉTAGE.
L’escalier, dont nous avons indiqué plus haut le point de départ, est droit. Il
aboutit sur un terre-plein légèrement dômé, par suite de la voûte qu’il recouvre.
Ce terre-plein central donne : au sud, par quatre portes, sur une galerie exté-
rieure dominant le palais intérieur. A l’ouest sur quatre pièces, à l’est sur cinq
pièces, dont la disposition est reproduite dans le schéma ci-joint. Au nord par
une large brèche de l’enceinte, il donne sur le désert; la salle de guet étant,
ici, méconnaissable. Mais, à droite et à gauche, s’amorce le chemin de ronde,
avec ses étroites fenêtres alternées et ses fentes longitudinales.
III. — LE PALAIS INTÉRIEUR ET LA COUR ADJACENTE.
On accède au palais intérieur par la porte nord et la grande salle voûtée qui
a été décrite plus haut (pl. XIII). Cette grande salle voûtée donne, après avoir
traversé un couloir est-ouest, maintenant en grande partie écroulé, sur la cour
centrale du palais intérieur.
Les planches XIV et XV permettent de se rendre compte de cette disposition.
La cour centrale, de 33 mètres (nord-sud) sur 26 m. 80 cent, (est-ouest),
est circonscrite par un mur d’un demi-étage de haut, comme tout le palais inté-
rieur (5 m. 60 cent, de haut). Ce mur est percé de la porte nord, déjà citée,
d’une porte sud, de A m. Ao cent, de largeur, et d’une petite porte à l’est; il est
formé d’une succession d’alvéoles ou niches dont la planche XVII rend l’aspect.
A l’angle sud-est de la cour, un petit escalier à quatre coudes donnait accès
au toit plat, tandis que dans l’angle même (voir pl. XVIII) plus à gauche, un
autre escalier, de descente, donne entrée dans de vastes caves, larges et assez
16
L. MASSIGNON.
éclairées. C’étaient peut-être des sirdâb pour passer l’été (cf. les grands et
profonds sarâdib que l’on bâtit traditionnellement à Nedjef).
La porte sud de la cour centrale, axée sur la porte nord de l’enceinte exté-
rieure, donne sur une sorte de galerie découverte formée d’une suite de salles,
et cette galerie vient buter contre trois pièces couvertes (1) , contre leurs trois
larges baies, dont les arcalures
donnent sur la dernière des salles
précitées; et ces trois pièces sont
adossées au mur d’enceinte du
palais intérieur (fig. 7).
Voici les dimensions des salles :
Première : 11 m. 70 cent, sur 6 mètres (est-ouest); porte nord, 4 m. 4 o c.;
porte sud, 1 m. 70 cent.;
Deuxième : 6 m. 10 cent, (nord-sud) sur 6 m. 3 o cent, (est-ouest); portes
nord et sud , 1 m. 70 cent.;
Troisième : 7 m. 65 cent, (nord-sud) sur 6 m. 3 o cent, (est- ouest); portes
nord et sud, 2 mètres;
Quatrième : 1 4 mètres (nord-sud) sur 11 m. 3 o cent. Elle est divisée en
deux, à 5 m. 10 cent, de son entrée nord.
La seconde salle donne à l’est sur une pièce couverte, avec deux rangées de
piliers très bas, d’un style plus intéressant que ceux de la grande salle voûtée
signalée plus haut.
Elle donne à l’ouest sur une pièce couverte, traversée de trois voûtes trans-
versales qui pénètrent des deux côtés dans le mur; dans les six enfoncements se
trouvent six niches du type de celle qui a été photographiée dans la planche XIX.
La dernière salle mène, par un étroit couloir de 10 m. 20 cent, de long,
dans une cour en cul-de-sac de 16 mètres (nord-sud) sur 3 m, 5o cent. A
gauche se trouve une pièce obscure où les harkas cachent momentanément les
bêtes de somme ou chevaux pris dans la razzia.
Les parties dont il vient d’être parlé sont assez bien conservées , mieux que
l’enceinte extérieure, à cause de leur faible hauteur.
Si l’on monte sur le toit-terrasse du palais, le plan en apparaît très net.
L’enceinte du palais est flanquée de contreforts de 1 m. 5o cent, de diamètre,
^ Leurs dimensions sont données à la table des mesures.
Fig. 7. — Vue du fond de la galerie découverte.
17
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
huit à l’est, huit à l’ouest, sept au sud (1) . Ces contreforts sont assez écrêtés; après
plusieurs mesures oscillant entre 1 2 m. 5 o cent, et 1 3 m. 90 cent. , j’ai dû fixer à
1 2 m. 60 cent, leur distance moyenne (prise de centre à centre). La terrasse est
à 5 m. 60 cent, au-dessus du sol. De là on voit que le palais est nettement symé-
trique, avec deux cours latérales à l’est, comme à l’ouest, des deux côtés de la
cour centrale. Chaque cour latérale mesure, sur la terrasse, i 4 m. 70 cent, en
long et en large. Les voûtes dûment légèrement sur le toit plat au-dessus des
grands couloirs.
En X (voir plan), j’ai pu noter deux trous coniques, l’un de diamètre plus
petit, pour Vâbdastkhânah du temps (latrines).
Sous le rebord même de la terrasse, à l’angle de la cour latérale du sud-est,
j’ai mesuré la section d’une sorte de
canalisation d’air qui se poursuit
dans tout le pourtour du toit :
1 m. 10 c. de haut sur o m. 55 c.
de large; est-ce pour un système de
bâdgir? ;( courants d’air) (nous avons
noté les bâdgir du couloir de ronde).
Les seules dissymétries du palais
intérieur sont : que la salle à pi-
liers signalée plus haut est unique,
comme la salle ornée de niches.
L’enceinte du palais est percée de
deux portes au sud-est, et est close
sur tout le reste du pourtour.
La planche XX a été prise dans
une petite pièce donnant, au sud, sur la cour latérale nord-est; on voit que
le revêtement y est presque intact. Derrière cette pièce (centrale), un réduit
souterrain a été visité, qui a été complètement bouleversé par les chercheurs de
trésors. Il passe pour hanté, et l’attaque d’impaludisme qui m’immobilisa dans
la suite à Bagdad, fut considérée par des Arabes comme une « vengeance» des
esprits que notre visite avait dérangés.
Le croquis ci-contre donne la double physionomie des diverses faces de la cour
latérale du sud-ouest; la face ouest n’est autre que le mur d’enceinte ; elle est nue.
Voici les deux types des trois autres (1 4 m. 70 cent, sur 5 m. 60 cent.) (fig. 8).
PORT l
fl) Face nord (ou face sud).
porte
b) Face est.
Fig. 8. — Faces de la cour latérale du sud-ouest.
W Mes notes : 6.
Mémoires, t. XXVIII.
3
18
L. MASS1GN0N.
IV. — LA COUR ET L’ANNEXE INTÉRIEURE.
La cour qui circonscrit le palais intérieur doit recouvrir certainement d’assez
importants souterrains. Il m’a été impossible d’en découvrir l’entrée.
Jv ai noté seulement, dans la partie ouest, presque devant la porte ouest de
1 enceinte extérieure, une très vaste dépression circulaire, un puits sans doute,
comblé de débris.
La largeur de la cour en cet endroit, prise suivant une perpendiculaire
joignant le mur extérieur du palais intérieur au mur intérieur de l’enceinte
extérieure, est de 36 m. ko cent., y
compris le rentrant de t m. où cent,
que font les arcatures.
Dans la partie est de la cour qui
circonscrit le palais s’élève une an-
nexe. Quoique plus récente, semble-
t-il, que le reste du château, elle est très
dégradée, et je n’ai pu en lever le plan. Je
me suis contenté, sur le plan général, de
donner en pointillé le tracé des murs prin-
cipaux.
Cette annexe comprend une série de salles
largement ouvertes, à intercommunication;
sur les parois des salles, des trous de bou-
lain ont été ménagés à différentes hauteurs.
Les Arabes y voient l’amorce des anneaux où
l’on attachait les chevaux de l’émir. Et ils
racontent que cette annexe formait écurie.
Les planches XX et XXI indiquent la forme
spéciale, en arc outrepassé, qu’affectent les
portes de cette annexe. Elles montrent aussi
que le toit a été « soulagé» par l’architecte.
A l’angle sud-est de l’annexe, la légende
place un souterrain rempli de trésors. La
descente est assez longue et obscure; nous
l’avons effectuée; elle aboutit, après deux
tournants à angle droit, à une sorte de caveau (funéraire?) qui ne contient plus que
de grandes dalles de pierre que les chercheurs de trésors ont déplacées et brisées.
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Fijj. 9. — Al Okhaydhir. — Annexe extérieure.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
19
V. — L’ANNEXE EXTÉRIEURE.
L’annexe extérieure (fig. 9 ) accolée à la face nord de l’enceinte, à l'angle
nord-ouest, comprend :
I. Un édifice quadrangulaire, le plus près de l’enceinte, pourvu de tours;
dans un état de destruction avancée qui n’a pas permis d’en lever le plan (voir
pl. IV, XXII, XXIII a-f3).
IL En prolongement de sa face est, une sorte de khân^ ou caravansérail,
étroit, long de j3 m. 60 cent., mesurés depuis l’extrémité nord jusqu au point
(écroulé maintenant) où il venait en contact avec la face nord de l’enceinte. Ce
khân, que les Arabes appellent la douane, koumrouk, est percé d’une porte
centrale est-ouest, que les planches XXIII a-jS indiquent, avec un certain nombre
d’autres portes (trois au sud, quatre au nord de la grande porte centrale).
La planche XXIII (3 , prise du chemin de ronde au premier étage de l’enceinte ,
permet de planer au-dessus de ce khan.
III. Devant la face nord de l’enceinte également, mais plus à l’est, presque
devant la porte nord, j'ai noté les débris, à fleur de terre de la voûte, d’un
canal d’adduction d’eau. Perpendiculaire, puis oblique vers le nord-ouest, il
venait sans doute capter l’eau très pure qui sourd encore maintenant, à fleur
de sable, dans une petite dépression, à cinq minutes du château, au nord-
nord-ouest. Auprès de celte petite dépression poussent spontanément quelques
lianzal ( cucumis colocynth.), .
IV. A cinq minutes du château également, à l’est, un petit édifice quadran-
gulaire qui n’a pu être relevé (voir pl. IV a-j3, sur la gauche).
I. — TABLE DES MESURES PRISES AU DOUBLE DÉCAMÈTRE.
8t m Demi-longueur d’une face extérieure (enceinte quadrangulaire).
7™ Côté du premier étage (enceinte quadrangulaire).
2 m 5o Diamètre du couloir de ronde du premier étage (enceinte quadrangu-
laire).
7*5o + ô m 20 + ô m 8o Eléments de la salie de guet du premier étage (enceinte quadrangu-
laire), largeur, longueur, hauteur.
W Cf. le plan du Qasr Ibn Wardân relevé par Von Oppenheim (cf. bibliog. ap. Josef Strzygowskj ,
Kleinasien , Leipzig, it)o3, p. i 2 i-ia 3 , 129 - 180 ) (indication due au docteur B. Moritz).
3 .
20
L. MASS IG NON.
110
F
Epaisseur du mur de la salle de guet du premier étage (enceinte qua-
drangulaire).
Côté de la cage de l’escalier du premier étage (enceinte quadrangulaire).
Edifice porte nord : salle A, longueur, largeur,
i 6 m 6o + 2 i ra io(6 m 8o) — salle voûtée B, long., larg. (larg. travée centrale).
33'”+ 26 n, 8o(4 m 4o) Palais intérieur : cour centrale C, long., larg. (diam. porte sud).
3 m 3o
i3'"4o +
5 m 6o
—
cote de la terrasse.
1 t m 7o4-6 m (i m 7o)
salle 1 D, long., larg. (diam. porte sud).
6 m io + 6 ra 3o(i m 7o)
—
salle 2 E — ( — et nord).
7”’65 + 6 m 3o(2°')
—
salle 3 F — ( — ).
iû ra + i i m 3o(6 m 8o)
—
salle 4 G — ( — ).
5 m i 0 + 6 m 4o
—
salle 4 G (demi-salle nord), long., larg.
10 m 20
—
èouloir H, long.
i6 m +3 ra 5o
—
salle 5 J.
4 m 4o
—
pièce 6 K, long, nord-sud.
4”4 0
—
pièce 7 L, long.
4°‘4o
—
pièce 8 M , long.
i“5o
—
diamètre d’un contrefort (tour cylindrique).
O
to
S
CT
—
distance moyenne des contreforts (de centré à centre),
1 4 "”70
—
côté d’une cour latérale.
3 m 8o
— diamètre d’une voûte (sur ia terrasse) (au-dessus du
grand couloir).
i n 'i 0 -p o IU 55
Palais intérieur :
: badglr : cote, larg.
36 m 4o
Distance suivant une perpendiculaire abaissée de l’angle du palais inté-
rieur sur l’enceinte, à travers la cour.
i m o5
Rentrant des arcatures de l’enceinte extérieure (côté donnant sur la cour).
73 m 6o
Longueur nord-sud de l’annexe extérieure.
II. — TABLE DES PHOTOGRAPHIES.
Planches III -X , Enceinte extérieure.
— XI-X1V Edifice de la porte nord.
— XV-XIX. .....; Palais intérieur.
— XX -XXIII /3 Annexes.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
21
III
LE GROUPE NORD.
Au nord franc d’al Okhaydhir, à î h. î /a à cheval, à mi-route de l’oasis de
ShiÜiatah, nous avons visité, le mardi 3 i mars, les tells de Qosayr, j&aji. Il
semble bien qu’il y eut là un village important. Les tells sont très élevés. Un
seul porte encore à son sommet un pan de mur, sans caractère.
QAL'AT SHAM'OÛN.
Dans l’oasis même de Shithâtah, dont la traversée de l’est à l’ouest prend
trois heures de marche, sensiblement au centre, la route transversale suivie le
29 mars 1908, en venant de Kerbéla pour aller au serai du moudir, ( Ras oui
* Ayn ), nous avait fait longer la face sud (78 m. ko cent, de long) d’un ensemble
de ruines fort imposant. Le lendemain, jour de repos pour ma caravane, j’y
revins prendre des photographies et des mesures au double décamètre (fig. io).
Cet ensemble de ruines, appelé dans le pays ou ^ (Qal'at
Sham'oün, ou Khaybar), se présente dans une clairière de la palmeraie, isolé
des derniers dattiers par une zone périphérique de dépressions, marécageuses
au printemps. Il est envahi au coin ouest par des masures en pisé, et s’épaule
par le coin nord-est aux tells informes qui recouvrent l’ancienne cité de Shithâtah ,
'Ayn out Tamr.
Tel quel, c’est un rectangle ébréché sensiblement carré, de près de 80 mètres
de côté.
Les planches XXIV, XXV, XXVI donnent l’idée du terrain sur lequel il est bâti.
Les distances mesurées au double décamètre ont été reportées sur le plan,
ainsi que les orientations prises à la boussole (en grades).
Sâlnâmeh (édition précitée), p. 286 (note de la page 2 85 ) :
jM3J> A_J Jjj] SiXi jMlS SA /Uj-LjUi
jOt Jsji-L, 1 i>j g A * AasLw. 'AIaamLwI yS \ vilô AjtXs
(j—i 1 (j-TLsk. s^jlâU) , 4-4- sS
22
L. MASSIGNON.
L’ensemble des planches décèle suffisamment, en comparant Qal'at Sham'oün
à al Okhaydhir :
Que l’état actuel de Qal'at Sham'oün, exploité par les habitants de l’oasis
qui y empruntent des matériaux, autorise tout au plus à reconstituer les grandes
lignes du plan de la construction primitive. Cependant l’épaisseur des murs, et
les bastions subsistants (pl. XXY et XXX) permettent d’affirmer que Qal'at
Sham'oün, au rebours d’al Okhaydhir, ne fut pas un palais fortifié, mais une
simple lorteresse sans prétentions architecturales. C’est elle, sans aucun doute,
qu’ai Moqaddasï au x e siècle de notre ère, signale à 'Ayn at tamr.
Peut-on la dater?
Les quelques détails d’architecture qui n’ont pas été détruits, et qui aideront
peut-être à la dater, sont :
i° Une porte voûtée (pl. XXVII);
2° Un ancien dehliz (passage souterrain) mis au jour par des fouilles locales
(pl. XXVIII);
3 ° Un sirdâb (cave; cf. p. 16) voûté, en A du plan, qui a 5 m. 20 cent, de
long sur 2 m. 60 cent, de large;
û° Une fenetre au premier étage (pl. XXIX), contiguë à un faîte maintenant
informe (pl. XXX);
5 ° L appareillage du bastion d’angle sud-est, où le bois a été employé en
épaisseur horizontale dune trentaine de centimètres, a la hauteur du premier
étage, j'ignore dans quel but (1) .
A L’OUEST DE SHITHÂTAH.
Au sortir de l’oasis, à l’ouest, il y a deux pistes principales. L’une, ouest franc,
vers l’imam Ahmed ibn Hashim, l’autre, ouest-nord-ouest, vers l’oasis de
Rahhâliyeh.
Le pays qu’elles traversent est plutôt une steppe qu’un désert, il est souvent
humide et fleuri au printemps.
Le croquis de plan ci-joint donne l’itinéraire suivi à travers cette région le
mercredi i er avril.
^ L emplacement de la planche XXXI (enceinte) n’a pu être repéré sur la face ouest du plan.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
23
PLAN DE QAL'AT SHAm'oCn.
Noti. — Concordance des numéros des vues photographiques (report des visées du plan) et des planches :
. PL XXIV.
V
XXV.
VI....
XXVI.
VII
XXVII.
VIII . .
Pl. XXVIII.
XXIX.
XXX.
XXXI.
oo*®? ^
25
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Le départ eut lieu à 1 h. i Ja du jour à la turque. A 4 heures, la piste
atteignit les premières ruines : les tells presque nivelés dits de Qasroumiyeh
I Puis ce furent les tells de Dar Abi Thâbit et de Dar Nasr Allah,
l’anonyme «al Kherâb» (littéralement : «les Ruines?’), la seule qui possède
encore quelques pans dé mur debout (voir pl. XXXII a).
En ces trois points, seules des fouilles, d’un succès problématique, rensei-
gneraient peut-être sur la date de construction de ces ruines.
Pour al Kherâb, voici à titre documentaire, photographie de fragments de
céramique et de verrerie que j’y ai recueillis (pl. XXXVI) :
i° Décors géométriques;
2° Décors bleus à émail transparent;
3 ° Baguettes de verre coloré.
J’y ai recueilli également un fragment de roche (syénite?) étrangère à cette
zone calcaire (Razzàzah) (cf. ‘aqïq et cristaux de roche à Nedjef).
Au sortir de al Kherâb, vers 8 heures, quittant l’abri du khân ruiné (1 * de
l’imâm Ahmed ibn Hâshim (pl. XXXII | 3 ), sans visiter la tombe de l’imam pour
passer dans la direction du fortin dit Qal at Birdawl dont la silhouette dominait
l’horizon au nord, une tempête de sable s’éleva, qui obscurcit l’horizon.
Arrivés tant bien que mal à Qal'at Birdawï, une éclaircie me permit de
prendre la hauteur (8 m. 20 cent.) du fortin, et trois photographies (pl. XXXIII,
XXXIV, XXXV).
On voit que la Qal'ah de Birdawï n’est qu’une sorte de poste d’observation, de
tour-vigie, «nazoür». L’emplacement est d’ailleurs admirablement choisi.
Les couvertes intérieures de plâtre (pl. XXXV) m’ont paru aussi fraîches qu’à
al Okhaydhir (cf. pl. XX).
Il n’existe pas de récit légendaire qui permette de risquer une date pour la
Qal'ah de Birdawï, car le texte suivant est par trop vague :
Sâlnâmeh (édition précitée), p. 286 (note de la page 285) :
(1 > Auprès du khân existe une source fort importante.
(2) Très humble qoubbeh pointue, sans intérêt archéologique.
Mémoires , t- XXYIIL 4
26
L. MASSIGNON.
J L E ' fr *** A*\i vikjLCl^.
Le plan de la qalah est sensiblement carré, orienté par les faces, percé d’une
porte sur la face nord (pl. XXXIV) et d’une fenêtre sur la face est (pl. XXXV).
En quittant Qalah Birdawï, la tempete de sable reprit, et notre guide s’éga-
rant nous fit tourner autour du fortin dont la silhouette était le seul repère resté
à peu près visible. 11 fallut prendre la boussole, maintenir constant l’angle de
notre direction de marche avec l’indication de l’aiguille en repérant une ligne à
peu près droite au moyen des taches sombres semées de loin en loin par des touffes
de liliacées.
Au coucher du soleil, une éclaircie nous fit entrevoir le nord-est, la sebkhah
salee qui est a lest de Rahljâliyeh. Notre orientation rectifiée en conséquence,
nous ramena sur la piste de Rahhâliyeh-Shithàtah, et nous fit retrouver l’oasis
à î h. i/a de la nuit (à la turque).
LA ROUTE SHITHÂTAH-KERBÉLA.
Voici, pour terminer les notices sur le pays avoisinant Shithatah, compte rendu
des deux itinéraires suivis à l’aller et au retour, dans la direction de Kerbéla.
I. Aller. — Le 29 mars, avec demi-charges, et des chevaux frais, je fis en
dix heures le trajet. Parti de Kerbéla le matin, à 1 heure à la turque, je passai
à 3 heures à l’extrémité sud de l’épanchement d’eau douce qu’amène en plein
désert, le trop-plein du canal Hosayniyeh. L’eau miroitait, d’un bleu admirable-
ment clair, le caractère du sol changea; le sable rose et dur, à fragments de
quartz (dourr Nedjef), céda la place à une croûte crayeuse. A 5 heures,
quelques herbes rares précisent le lieu appelé Dhohnah, aâ-îé». A 6 h. 1 / 2 ,
1 encontre de deux dattiers isoles. A 7 heures, l’oasis de Shithatah commence à
montrer sa ligne noire dans une dépression.
A 7 h. 1/2, le cairn récemment bâti sur la tombe du chef Hammâd est dé-
passé; à 8 heures, quelques pierres « brûlées ». La lisière de l’oasis est atteinte à
9 heures; elle est riche en eau, mais les sources sont ferrugineuses et sulfu-
reuses. Elles ont valu aux habitants dêtre le sujet, en Iraq, de quelques pro-
verbes ironiques, dont le moins désobligeant est üUiUl R
La traversée de l’oasis prend une heure et demie jusqu’au serai du moudlr
(marque Shithatah sur la carte : le nom exact est : Râs oui 'Ayn ).
27
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
II. Retour. — Le k avril, les chevaux de la caravane étant las, je dus couper
l’étape, et obliquer à l’est-nord-est, pour aboutir le soir au seul point fixe
d’habitation, la qasbah de Rezzazah, chef-lieu théorique du qaimmaqamat égale-
ment fictif attribué par le gouvernement turc au chef des 'Anazah, Fahd Bey,
dont les cavaliers dominent toute cette partie du désert.
La marche fut très pénible, car l’inondation de l’Euphrate se déversant dans
le hoûr, de Rezzâzah par le Hosayniyeh, transformait sa lisière en maré-
cages où tous les animaux étaient accourus, gazelles surtout, et, parmi les
oiseaux, ces verdiers ( , dont le vert éclatant vibre si curieusement
dans le paysage.
Après une réception toute arabe offerte au nom de Faljd Bey, par son wakïl,
Maliârib, qui m’entretint des projets de son maître sur al Okhavdhir, j’atteignis
le lendemain matin en trois heures et quart (1 h. 1 jh — k heures à la turque)
Kerbéla W; là encore l’inondation était venue avec le printemps, faisait éclater
les bourgeons des safsaf, et les boutons des grenadiers.
(l > Le séjour à Kerbéla me fut grandement facilité, au point de vue sunnite, par le bienveillant
accueil de 'Allây (». e. 'Ala oud Din) Efendi, d’une famille alliée aux Aloûsï Zâdeh de Bagdad, et qui
était alors, comme directeur des Awqâf, chargé des inventaires à l’imam Hosayn; et, au point de vue
shi'ite, grâce au Kilitdàr de l’imâm, le Seyyid 'Abd oui Hosayn, auprès de qui m’avait introduit
Tbourayyâ Bey, qui prit la part prédominante que l’on sait, à l’organisation et à la victoire d 'Union
et Progrès en 'Iraq.
28
L. MASSIGNON.
IV
LE GROUPE SUD-EST.
Quoique çait été là le centre historique de la principauté de Hîrah, les ruines
quelle y a laissées (l) sont presque insignifiantes maintenant. Car elles ont servi
depuis douze siècles de carrières aux habitants d’al Koûfah et de Nedjef.
Quittant Kerbéla le 10 avril, à 12 heures de la nuit à la turque, j’étais à
7 heures du jour à Khàn Hammâd (en vue de Birs Nimroud). Et, parti le lende-
main matin a 1 2 h. 1/2 , je passais a Khan Jad ân (en vue de Kifil), puis à Khân
Mosallâ (Hawàtim) (3 h. 55 du jour), ou 1 on commence à apercevoir la coupole
lamée d’or de Nedjef, où j’entrai à 6 h. 20.
De Nedjef, j’allais pouvoir rayonner.
J allai d abord, le 1 à à Koûfah, jusqu’à la sharî'yah de l’Hindiyeh, puis à al
Khawarnaq et au Bahr Nedjef.
RUINES D’AL HÎRAH ET D’AL KHAWARNAQ.
^ 0n désigne communément, à Nedjef et à Koûfah, les tells disséminés à l’ouest
d al Koûfah comme l’emplacement de Hîrah. Des témoignages tendraient à
localiser une autre Hîrah (?) plus à l’est, à Jaarah ( ïj lu* ) , où je n’ai pu me
îendre 1 '' (cf. pl. I d apres les leves de M. Mougel pour le barrage).
J ai simplement visité (iù avril) le tertre dit Gowerlik mound (al Khawarnaq)
de la carte Trelawney Saunders (sheet 5 ). Deux photographies (pl. XXXVII, a-b)
permettront de se faire une idée de ce tertre, Y al Khawarnaq des princes de
Hîrah, selon la tradition actuelle.
Est-ce leellement al Khawarnaq? Il me paraît prématuré d’en décider. L’as-
syriologue Bruno Meissneri 2 », qui a visité ce tertre en février 1900, n’en donne
qu’un schéma sommaire (p. 19), mais suffisant : c’est un carré orienté par les
faces, comme al Okhaydhir; mais ses dimensions sont bien moindres : l’enceinte
(1) Il est évident que la position de Ja'àrah ne correspond pas à l’ancien emplacement de al
Hîrah qui coïncide (cf. p. 35 a) avec l’emplacement actuel d’An Najaf. Mais il y aurait peut-être
là aussi des fouilles intéressantes à tenter.
l2) Von BaWon nach der Ruinen von Hîrah and Huarnaq (ap. Sendschr. der Deutsch. Orient Gesellsch.,
n° 2 , 1901, 29 pages).
29
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
extérieure devait avoir tout au plus 67 à 68 mètres de côté, et l’enceinte inté-
rieure un développement total de 2Ù0 mètres (p. 19). Rien nen reste d ailleurs
que des assises, informes.
Le tertre d’al Khawarnaq domine, à l’ouest, la dépression dite Bahr Nedjef,
jadis inondée par l’Euphrate, et maintenant cultivée. A une heure au sud dal
Khawarnaq, un tertre semblable porte le nom de Qasr Sinnln, souvenir de
l’époque lakhmide. Je ne l’ai pas visité, et ne l’ai vu que de loin; là, comme à al
Okhavdkir, se trouve localisée la légende de la Bent el Melik (cf. plus haut, p. 6).
OUMM AL GHARRÀF.
Un croquis annexé en marge à la carte de Tr. Saunders (sheet 3 ) me décida
à pousser à l’ouest de Nedjef au lieu nommé par lui Ooml Garoof, en réalité
Oumm al Gharrâf.
Cette région étant infestée de rezzou au printemps, j’obtins du qàïmmaqâm
Shevket pasha (député actuel de Diwâniyeh) que trois chefs d’entre les zogort
(un des deux clans rivaux de Nedjef) se joindraient à mes zaptiyehs.
Le départ eut lieu le 1 5 avril, à 1 2 h. 1/2 de la nuit (à la turque).
On atteignit par Thalmah et le défilé d’Abou Laylah as Çaghïr (1 h. 1/2),
l’ancien rivage de la Bahr Nedjef, tout cet itinéraire longeant le rebord sud du
plateau qui domine en falaise cette dépression naguère inondée. Ce plateau est
une véritable hammâdah calcaire, absolument désertique.
La planche XXXVIII donne une idée des couloirs creusés par l’érosion aérienne
(sable) dans ses pentes, c’est le défilé d’Abou Laylah as Saghïr. Le retour eut lieu
en coupant au plus court par le haut du plateau, après Abou Laylah al Kabir.
NÉCROPOLE D’OUMM AL GHARRÀF.
Je me trouvai là en présence de falaises à pic, taraudées d’une série horizontale
de trous à une dizaine de mètres, à mi-hauteur, au-dessus du niveau de base.
Les planches en donneront l’idée (pl. XXXIX-XLII).
En escaladant la pente, et en y pénétrant, je constatai que ces orifices rectan-
gulaires donnaient accès à des galeries funéraires, toutes semblables. Voici en
quoi elles consistent :
i° Un orifice rectangulaire d’environ 1 m. 60 cent, de hauteur, débouchant
à mi-hauteur, sur l’à pic de la falaise.
2 0 Immédiatement en deçà de l’orifice un puits funéraire d’environ
30
L. MASSIGNON.
i m. 5 o cent, de dénivellation brusque et de î m. 5 o cent, à a mètres de diamètre.
3 ° Plus avant, deux ou trois galeries s’entrecoupant, de î m. 20 cent, à
1 m. 60 cent, de hauteur, à peine, et donnant de deux mètres en deux mètres
(à peu près) sur des puits funéraires semblables au premier.
Ces galeries ont encore des arêtes vives.
Comment dater cette nécropole?
Je n y ai pas trouvé d’ossements dans la reconnaissance très sommaire que j’ai
faite de deux puits.
De poteries, rien, sauf un fragment qui a peut-être été apporté là par
des rôdeurs.
Ces sépultures ont été saccagées par les Bédouins, qui ont brisé tout l’appa-
reillage de chaque puits, sans doute pour y chercher des trésors.
Maigre 1 absence de tout repère, je serais tenté de rapprocher cette nécropole
des nécropoles des îles Bahrayn, foudlees en ce moment par des archéologues
anglais. Le système de puits et d’orifices décrit plus haut me paraît tout à fait
semblable à celui que le docteur Jon Ôstrup, de l’Université de Copenhague,
ma dit avoir observé en 1907? aux ^ es Bahrayn (golfe Persique).
Mais le problème chronologique est loin d’être résolu pour elles. Et, sans
affirmer que la nécropole d’Oumm al Gharrâf ait été utilisée jusqu a la conquête
musulmane, il me paraîtrait prématuré de la dater de la période où certains
font remonter les sépultures d’al Bahrayn (phéniciennes? avant la migration en
Phénicie, c’est-à-dire au delà du deuxième millénaire avant notre ère?).
MAKHDHAH
C’est une ruine isolée, au nord d’Oumm al Gharraf à plus de 3 (?) heures au
sud de Kerbéla. Elle n’a pas, à beaucoup près, l’importance d’al Okhaydhir, mais
elle est, m’a-t-on dit, de même style.
Je lai entendue nommer également A ^•5!; cette variante prouverait que le
nom de cette ruine figure dans des documents écrits, puisqu’elle repose sur une
transposition de point diacritique.
On m a signalé également un khan ruiné à 'Atishân (voir carte) et une inscrip-
tion sur stèle (?) à mi-chemin entre al Okhaydhir et Dhohnah.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
31
V
ESSAI DE TOPOGRAPHIE LAKHMIDE.
L’erreur commise dans ma notice publiée dans les Comptes rendus de l'Aca-
démie des inscriptions et belles-lettres (mars 1909, p. 2o5), qui avait fait des mots
^ 1|V £lo et Jvâiü! des noms de lieux, suivant en cela Y Index geographicus
annexé par D. H. Muller à son édition de Hamdânl(t. II, p. Ù 5 , 68 et 1 13 ) (1) ,
m’a démontré les services que rendrait une table alphabétique des noms de lieux
de la région d’al Hïrah; car ni Rothstein (Die Dynastie der Lahmiden in al Htrah,
Berlin, 1899), ni Le Strange® n’ont traité le sujet.
J’espère donc que la table que j’ai tenté de dresser et qui va suivre, pourra,
malgré ses imperfections, être utilisée.
J’y donne chaque nom de lieu, en transcription et en texte arabe selon l'ordre
de l’alphabet arabe : suivi de l’indication de sa position géographique, de son
origine historique (s’il y a lieu), et enfin des références bibliographiques,
toujours rangées par ordre chronologique.
LISTE DES ABRÉVIATIONS.
ÂGHAÏSÎ
‘Arîb . . .
Barri » .
Baladh .
Fàqîh . .
H
Hamâsah
H AMD. . .
I. . .
Kitüb oui Ag*fe?m(d’Aboul Faraj al Isfahânl f 366/967), nouvelle édition (Sâsy,
Taqaddoum, i 323 hégire, Caire), 9 vol. (sauf dans les cas où la vieille
édition de Boülâq est spécifiée).
‘Arîb Qortobî (après 360/961), éd. de Goeje.
Al Bakri (+ 487/109/1), Moujam , éd. Wüstenfeld, 2 vol.
Al Bàladorî (+279/892); Foutoüh alBoldân, éd. de Goeje.
Ibn al Faqîh al HamadanI (vers 289/902), ap. BibL Geogr. Arab t. V.
Ibn Hawqal (en 367/977), 3 e éd. d’Al Balkhl, ap. B . G. A., t. II.
Hamâsah ; réuni par Abou Tammâm (f 2 3 1 / 84 6 ) , éd. Freytag.
HamdanI (+334/945), Geogr . der Arab . Halbinsel, éd. D. H. Müller, Leyde,
i 884 , 2 vol.
Al Istakhrï (en 340/961), 2 e édit. d’Al Balkhl, ap. B . G. A., t. I.
W Correction ap. Vollers, Die Gedichte von Mutalammis , 1903, p. 52 - 53 .
Ap. The Lands of the Eastern Calipkate, Cambridge, 1906 (abréviation : L. S.), p. 65 - 66 ,
7 ^- 79 -
32 L. MASSIGNON.
Ia ; . . Ibn al Athîr (f 63 o/t 234 ), Kâmxl, éd. Tornberg, i 4 vol.
Ibn Jobayr . . . Rihlah (vers 681/1187), éd. Wright.
I kh Ibn Khordadbah (vers 234 / 848 ), ap. B. G. A t. VI.
Ir Ibn Rostah (en 290/903), ap. B. G . A t. VII.
M. . Al Moqaddasî (en 375/986), ap. B. G . A., t. III.
Qod Al Qodâmah (t 310/922), ap. B . G. A., t. VI (extraits).
Shabo^htî . . . Aboû'l Hasan c Alî (t 390/999), Kitâb oud diyârât (copie non paginée de l’an
1818/1900, cotée « 2 2.28 1 » à la Bibliothèque khédiviale ; faite sur le n* 83 2 1
de la Kônigl . Z?i 7 >/. de Berlin ).
Sn Nümah du vilayet de Bagdad, année i 324 de Thégire.
Tab At Tabarî (f 310/923), Annales , éd. de Goeje, 3 séries.
Tanbîh Al Mas'oûdî (f 34 5/9 5 6 ) , Tanbih , ap. B . G . A., t. VIII.
Ya'qoûbî Al Ya'qoêbî (en 278/891), ap. B. G. A., t. VII.
Yaq Yaqoût ar Roûmî (f 626/1229), Moujam , éd. Wüstenfeld, 6 vol.
Zamak Az Zamakhsharî (f 538 /i i 43 ), Lexicon geographicum , éd. de Grave, Ley de,
1 8 5 6 . *
Al Athlah, .
Cf. al Qâym.
Al Okhaydhir,
Position ; Cf. p. 2.
Historique : Nom récent d’un château
lakhmide non identifié (as Sadïr?). Sur le
sens de ce nom en général, cf. Bostanî, II,
. 65 .
Bibliogi'aphie : Pas de sources arabes.
Carmischal, Niebuhr (cf. plus haut, p. 3
et seq.).
Okayrâh,
Position : (Bakrî, 96);
&yj (Yaq m I, 345 ); à
✓
7 farsakh à l’ouest d’al Hîrah; on y trouve
des sources (Idem, 346 , d’après Aboü
JaTar Ahmad b. Abl’l Haytham al Bajiï).
Historique : *Abd. b. Hanîf , un lakhmide
des Bani-Lihyàn, y bâtit un couvent (Bak-
rî, /. c.) près des jardins de Balïkh (vers
d’ABOtJ NowÂs, ap. Bakrî, 372).
Bibliographie ; Vers de Bakr b. Kharijah
(années 65/706-86/684. Cf. AghÂnî, XX,
87 avec VII, 62) (Bakrî, L c.; Yaq., L c.).
Vers de 'Ali b. Mohammad al c Alawî al
Koûfî al Himmânî (Bakrî, /. c.).
&
(Al) An bar, .
Position : Sur l’Euphrate, à 10 farsayi
de Bagdad (Yaq., I, 367), cf. fig. 1.
Historique : Firoüzsâboür (Yaq., I. c.);
vers d’Ai. Hosayn b. adh Dhahhâk et de Ko-
SHÂJÎii sur ap. Shâboshtî ( l . c.)
(cf. Yaq., II, 701).
Bibliographie : Ikh., 7, 8, 42, 72.
Baladh., 16, 179, 2^6, 2^9, 274, 275,
287, 290, 295, 333 , 471.
Faqîh, 119, i 65 , 181, i 84 , 199, 212.
Qod., 216, 217, a 33 , 234 , 235 , 237.
Tab., I, 44 1, 672, etc.
Hamd., I, 176.
I., i 3 , 72, 73, 77, 79, 87.
AghÂnî, V, 71, 111, 1 18; VIII, 62, 67;
XIV, 71; XV, 43 ; XVIII, 206; XX,
1 3 3 .
33
MISSION EN MÉSOPOTAMIE ( 1907 - 1908 ).
H., 17, 18, 19, i 38 , 139, 149, i 55 ,
i 58 , 1 6 5 ; M., 26, 54 , n 5 , 123 ,
i 3 i, i 34 , 25 a, 270; Bakbî, 6, 35 ,
107, 176, 64 1; Zamak., 1 5 o ; Ia., I,
118, etc. (index, p. 682).
Rothstein, Lakhmiden, 17, 27 et Add.
L. S., 65 - 66 (*>.
*
Anqirah, ïyùt\.
Position : ^ JjL-! AjjJUl
(Bakrî, io 5 ), lieu près d’al Hîrah
(Yaq., I, 391).
Historique : Peut-être YAncyre où mourut
Imrôlqays (Yaq., I. c.).
Bibliographie : Vers d al Aswad b. Ya'for
an Naushalî (sous No'màn V, 58 o- 6 oa)
(cf. AghÂnî , XI , 1 3 o) (ap. B akrî , Yaq. , l. c.).
Hamd., 171, 23 1.
Aghâni, II, 90; VIII, 71; XX, 25 .
Al Aydaan,
Position : Lieu entre al Basrah et al Hï-
rah (Bakrî, 1 34 ).
Bibliographie : Vers de Yazîd ibn Mofàr-
bagh al Himyarî (années 60/679-64/683)
ap. Bakrî, l. c.
Ayn, #1.
Voir Bïn (Yaq., I, 425 ).
Bâriq, JQl.
Position : lyax Jîj JLÎÏ «xil; dans
le territoire de al Koüfah (Yaq., I, 463 ),
mont près de al Koüfah (Bakrî, i 4 5 ) près
de Dhârij (Sakoûnî, ap. Yaq., III, 46 1) et
de La la (Ibid., IV, 369).
Historique : Ne pas confondre avec son
(I) Sur Firoüzsâboür, cf. Nôldeke ( Gesch . der
Perser und Araher. . ..ans Tabarî . . .,1879, 5 7 - 5 8 ;
et Hoffmann, Auszvge aus syrisch. Aklen pers. Mar -
tyrer, 1880, n. 761) (noie de M. Guidi).
Mémoires , t. XX VIII.
homonyme, montagne en Arabie (Hamd.,
126, 173) (IIaMASÀH, 93 i).
Bibliographie : Vers d*AN Nahshàlî (années
580-602) (ap. Yaq., L c .).
Vers d*AL Mqtanabbî (cf. Sacy, Chrest. arabe,
III, 58 ).
Ikh., i 45 .
Baladh., 120.
Ir., 180 4 .
Tab., I, io 3 o, 2169.
Hamd., 171, 176, 23 0, 23 t.
AghÂnî, XX, 2 3 .
Zamak., 16, 17.
Ia., I, 486 .
Rothstein, Lakhmiden, p. 122.
Al Bâftkoüth,
Position : (Bakrî, 169).
Historique : x*uüS"(Hamd. ,
127, dans la liste des centres religieux de
l’Arabie préislamique).
Bibliographie : Vers d’AN Nâbighah ad Do-
byanî (années 680-610) (Bakrî, 169).
Al Baqqah, aJLaJI .
Position :
J * ^(Yaq.,I, 702-703).
Historique : Qasr de Jodhaymah al Ab-
rash, roi légendaire de al Hîrah (Yaq. , /. r.).
Bibliographie : Vers de Nàhshàl b. Harriyî
b. Ghatafân (années 6 5 / 6 8 4 — 8 6/7 o 5 (cf.
AghÂnî, XI, 1 34 ) et de c Adî b. Zayd (f 589)
(ap. Yaq., L c.).
Baladh., 471.
Faqîh, 26 , 128.
Tab., I, 750, 768, 760.
AghÂnî, VIII, 67; XIV, 71-72; Bakrî,
176; Yaq., II, 379; III, 92951V, 477.
Ia., I, 245 , 247-248.
Balïkh , gXi?.
Cf. Okayrâh .
5
0
34
L. MASSIGNON.
Bani Bouqaylah, xJuJb ^50.
Cf. Qasr.
Bibliographie : Rothstein, Lakkmiden,
p. 20, 11 4 ; A, 2. Cf. Aghanî, XV, 10 :
Bihqobâd, bUü^.>.
Terme géographique du cadastre sassa-
nide, conservé pour le Kharàj jusque sous
les 'Àbbâsides. Il se subdivisait en tassoüj ;
voici la liste des tasâsîj concernant la ré-
gion étudiée :
a ) Nahrayn et c Ayn out tamr (Bihqobâd oui
A'iâ).
b) Koüfah et Forât Bàdaqlâ, Saylahoün , al
Hîrah, Anisiar (ou Nistar, ap. Yaq., II,
2 4 1), et Hormozjard (Bihqobâd oui As-
fal) (Yaq., I, 770).
Bln, CJ u.
Position : ^ (Bakrî,
189) (Yaq., I, 800; II, 2/17).
Bibliographie : Un vers (anonyme) (ap.
Bakrî, L c .).
Cf. iê^S 3 u (jo (Tanbîh, 38 â : pour
l’an 3 1 5^927).
Àth Tha'labîyab ,
Position : Sur la route du hajj , d’al Koü-
fab à la Mekke entre ash Shoqoüq et al
Khozaymah (Yaq., I, 926).
Historique : Al Modiannà, avant la ba-
taille d’an Nokhaylah, passa, selon certains,
y / y
par oJU , jusqu a (Baladh. ,
2 53 )/
Bibliographie : Vers cI’al Motalammis (vers
56 o) (ap. Vollebs, l. c., p. 52 - 53 ); Ikh. ,
127; Qod., 186.
Ya'qOÉIBÎ, 3 11, 375, 38 o.
Baladh., 2/12, 253 , 255 , 34 i.
Tab., I, 1119, 3 i 44 , 34/17; II, 1759,
1760; III, i 56 o, 2273; Ir., 175.
Tanbîh, 32 , 35 ; Aghânî, XXI, 5 i.
M., 59, 60, 107, 25 i, 254 .
Ia., III, 1 83 - 3 17; IV, 35 ; V, i 7 5 ; VII,
379; VIII, 71; IX, 73, 1 45 ; XI, 2 11.
Ath Thawivah,
PoSltlOa .* ^ y — . A. .Îj,
(Bakrî, 2 23 ) (Yaq., I, 940). A une
heure de al Hîrah (Yaq., I. c.) vers e Âyn
Bani'l J ara ( Yaq. , IV, 355 ).
Historique : II y avait eu là une prison
(cf. plus bas); là mourut Ziyâd ibn Sofyân
(Bakrî, l. c.). Là fut enterré Abou Moüsâ
al Ash'arï (an 50/670) (Yaq., L c.).
Bibliographie : Vers de 'A ni b. Zayd
( f 589) (Bakrî, 223 ), de Mohammad b.
'Omar al'Anbawî (Yaq., l.c .); Tab., II, i 5 g.
Vers d’AL Motanabbî (cf. Yaq., I. c., et Sacy,
Chrest. arabe, III, 5 9 ).
Aghânî, VIII, 62; Ia., I, 3 1 5 ; III, 4 i 1.
Al Jorthomï(?), ty fjJl(?).
Position, historique, bibliographie: Cf. Car-
mischal, Niebdhr, /. c. plus haut, p. 8 (cf.
Yaq., II, 48 ).
Jafr oui Amlàk, .
Cf. Dayr Bani Marina.
Al Jawsaq oui Kharib , 4>j&\
Position : A an Nokhaylah (Yaq., II,
1 5 3 ) , voir infra .
Harawrâ , *!3>-
Position : Jaïj «AjSClî y&Uài g
1 $^» trAiH» (Yaq., II, 246 ).
Historique : g Jy (Idem).
Bibliographie : Tab., I, 3 3 4 9 , 3362,
3387-3389; II, 716, 725, 730, 732.
35
MISSION EN MESOPOTAMIE (1907-1908).
Tanbîh, 382 I*» 9 ^ 9 >
M., 35 (cf. Hamâsah , 994).
Ia., III, 272-273; IV, 222.
Al Hisiyân,
Position , historique, bibliogi'aplne : Cf. Nie-
buhr, L c. plus haut, p. 8 (cf. Yaq., II,
270).
AI Hïyyàdhiyah,
Position : Cf. Nikbukr, L c., p. 8.
Bibliographie : Sn. , 297.
Al Hlrab (ar Roühâ),
Position : t"
Ct l^u • • • •
ib^Jt
IgJuo (Yaq., II, 376). On y cite
les châteaux de Lahyân (vers de Hâtim out
Tayî ap. Yaq., IV, 353 ) et de Qasr oui Firs
«un des quatre principaux* (Yaq., III,
874 ; IV, 118), le Dayr oui 'Adhürà (II,
680), et le pont Kâjir (IV, 228).
Sur le pré «aux anémones* ( Shaqâyq oun
No t mân ), voir récit du poète Abou Zobayd
Harmalah out TâyI (t vers 4 o/ 66 o), ap.
Aghanî, XI, 2 5 .
Etymologie : Hirtha^ «camp* (Ep&x)
(Nôldeke, Ghassânischen Fürsten, Berlin,
1887, p. 48 ) ^ jlL (Yaq., II, 3 7 6 ,
ap. Lammens, M . U . 5 . J., p. io 5 ).
sont al Hîrah et al Koüfah (Yaq., II,
375, ap. Lammens, /. c.).
(1) Sources syriaques à consulter : R. Payne-Smith ,
Thesaur . Syriacus, Oxford , 1901; W.Wmgiit , Cat . Sy-
riac M$s. Brit . Mus., 1870-1872 ; Sàchau, Kataî. Syr.
Handschr., Berlin; Ps-Josük Stylite; Jean d’Epkese
(ap. Iiand , 1875 ) (Nôldeke, L e et Guidi).
Nisbah : (Hamd., 129; Yaq., I. c.)
et J/jlü (vers de 'Amr. b. Ma'dî [Karîb] ,
combattant d’al Qâdisivah, ap. Yaq.,
I. c.), surnommée (vers de 'Âsim
b. c Amr) et oêlljJl (Yaq., I. c.).
Bibliographie : Vers d’ABOü Dowâd (an-
nées 54 o- 56 o) (ap. Bakrî, 3o2).
Vers d*AL A'shâ (ap. Aghanî, II, 21); Hamâ-
sah, 274.
Ikh., 99.
Yà'qOÛBÎ, 237, 309, 371.
Baladh., 16, etc. (p. 52 2 et index).
Faqîh, 162, 1 63 , i 65 , 181, 1 8 3 , 210,
262.
Ir., 176, 199, 206, 207, 217.
Tab., I, 354 , etc. (index, p. 698 : sauf II,
1795, qu’il faut supprimer : cf.- Lam-
mens, M. U. S. J., p. io 4 -io 5 );II, 915
(s^aJI SvÎsàï).
I., 82 , 87.
Tanbîh, 83 , 101, 186, 187, a 4 i, 339.
Agiiânî, II, 18-22, etc. (index, t. IV,
p. 1 3 -i 4 ). . .; X, 89 (ÿy^iljJà).
H., 17, 1 6 3 ; M., 25 ; Bakrî, 3o2.
Ia., I, 191, etc. (index, p. 722); L. S., 75.
(Isba) Khaffân, ^[LL (^ol).
Position : f jp^b ; ressemble à c Aqar-
qoüf et al Qâym (Yaq., II, 684 ) :
AskJU & Jifi JUd (Yaq., I, 291).
Bibliogi'aplne : Hàmasah, 1 3 1 ; Baladh.,
24 i, 242 , 249.
Tab., I, 2018, 2166, 2167, 2 i 84 ,
2267, 2319, 344 1 ; II, 688, 697,
9 1 5 ; III, 295, 2275.
Tanbîh, 390.
€ Ârîb, 17.
Aghanî, X, 63 ; Bakrî, 32 3 .
Ia., II, 334 , 33 9 , 35 7 ; IV, 34 , 328; VII,
166; IX, 4i 1.
5.
36
L. MASSIGNON.
Al Khawarnaq, .
Position : A un mille à l’est d’an Najaf.
Historique : En ce lieu, habité d’abord
par les ôÇl (iv e siècle J. -G.), un palais fut
fondé par an No'mân b. Imrôlqays (+ 4 1 8)
pour le prince sassanide Bahram Gôr (Ba-
ladh., 287). Auprès vivaient des artisans,
tapissiers et serruriers (satire de 'Amr ibn
Kolthoôm (i vers 622) ap. Aghanî, IX,
1 7 7). Le Sassanide Parvïz y reçut la nouvelle
de la défaite de Doü Qâr (Aghanî , XX , 1 3 8 ),
Plus tard, le khârijite Mos'ab s’y retrancha
(Ia., V, 89). A l’avènement des 'Abbâ-
sides du Khorasân, il est donné en fief à
Ibrahim b. Salamah ( Baladh. , 2 8 7 ) , un
des da'îs qui le compléta (Yaq., 4 g 3 )
en y ajoutant la coupole (Baladh. ,288).
Al Mansoür et ar Rashld vinrent s’y pro-
mener (Moroûj , III , 2 1 3 ). Aux environs
de 315/927, les Qarmates (Tanbîh, L c .)
y guerroyèrent.
Dès avant cette époque, al Khawarnaq et as
Sadïr étaient énumérés parmi les trente
merveilles du monde (al Jahiz, Kitâb oui
boldân, ms. cité par Vaux, trad. du Tan -
blh de Mas'oûdî, p. 199, note).
En souvenir, son nom fut donné à une par-
tie de ITwân oui Kablr des Fâtimites, au
Caire : A (Maqrîzî,
I, 390, i-2 ; indication de M.Wiet).
On voit encore ses ruines au xiv* siècle,
J. -C. : Lü^a .5 qjo
A uLi l^üü_5
^ (Ibn
Bàttoûtah, II, 1) (cf. p. 28-29, P^ us
haut).
Selon al Haylham ben 'Adï (années 170 / 786 -
193/808) (ap. Yaq., II, 492-/194), le premier gou-
verneur d’al Koüfah qui le répara fut adh Dhahhâk b.
Qays .* •
Étymologies : a) Arabe : ijpjdl selon Ibn
Jinnî (t 392/1002) (ap, Yaq., II, £90).
4) Persanes : i°y^, locum edendi (Vul-
lers, Lexic., I, p. 750, ap. Juynboll,
/. c., en note).
2 0 (Yaqoût,
Moshtarik, 1 6 3 , ap. Juynboll, /. c., en
note t. V, p. 377).
3 ° Ru-varna « au beau toit w (Rothstein, Die
Lahmiden, p. i 44 -i 45 ) (cf. p. i3).
4 ° Traduction de jiL* en persan,
(D r Mirza Mahdi Khan Za'îm oud Dawlah).
Sur le proverbe : « la récompense de Sinim-
mârw (architecte qui le bâtit et fut exé-
cuté), vers de c Abd oul 'Ouzza b. Imrol-
q ays oul Kalbî ( ap. B akrî , 3 2 8 ) , de Salît
b. Sa'd (Bakrî, /. c.) et d’AL Haytham b.
'Adî (années 170/786-193/808) (ap.
Yaq., II, 490); cf. MAYDANi(éd. Freytag,
I, 279-280 BayhaqÎ,
Mahâsin, édition Schvvally, 1 3 2 - 1 3 3 ,
Aghanî, II, 36, Mostatràf, 11, 367,
Reiske, Hist . Reg . arab., p. 35 et 38
(Juynboll, V, 379); Sàcy, Trad. Hist .
Sassanides de Mirkhond, p. 324 et seq.
(Percevàl).
Bibliographie W : Vers d’AL Motalammis (vers
5 60) (ap. Hamd., 2 3o); d’AL Monakh-
khal (cf. ici p. 5).
Vers d’AL Aswad b. Ya'for (années 5 80-
602) (ap. ibn Qotàybah, Mdârif, éd.
Wüstenfeld, p. 317; Bayhaqî, Mahâsin,
386 ; Hamd., 171).
Vers de Joma'ah al Bariqî (ap. Hamd., 209).
— de 'Adî b. Zayd (f 58 q) (ap. Bakrî,
327, Yaq., Il, 492 et ap. Ibn Badroûn,
éd. Dozy, 95-96).
Vers ap. Marthlyah d’AL A'sha sur la mort
d’an No'mân (ap. Yaq., III, 3).
(1) Cf. celle de Juynboll, ap. Lexicon geogr., V,
p. 377 (Marâsld), et Percevaî, ap. Essai, II, 55.
37
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Vers de Salamah ibn Jandal (contemporain
de c Amr ibn Kolthoüm, ap. Bakrî, I,
349, et Huart, DiwândeS., ap. J. A. P.,
1 9 1 o, I , p. 8 1 (texte III , vers 9 ) et p. 9 6
(traduction).
Vers de 'Abd oul Masîh b. 'Amr al Bouqaylî
al Hîrî (années 1/622-20/640) (ap.
Mas'oûdî, Mowüj, I, 221, et Aghanî,
XV, 1 1) et d’AL Himmânî (Idem, II, 492-
494, et ap. Yaq., IV, 32 i) (1) .
Ikh. , 11, 162.
Ya'qoûbî, 309.
Faqîh, 176,179, i 84 , 2i4, 236 .
Tab., I, 85 o, 85 i, 853 , 2 o 38 , 2042,
2184, 2 2 3 o, 2255 , 3 o 64 ; II, i 46 ,
760, 820; éd. Zotenberg, II, p. 106.
Hamd., 171, 176, 210, 23 o, q 3 i.
Hamzali Isfaoânî (éd. Rasmussen), p. 8, 32
(éd. Gottwaldt), ioi-io 3 , io 5 , ii 3
(cf. Percevàl).
I., i 3 , 82.
Tanbîh, 101, 38 1 (trad. p. i 4 , 486 ); Mo-
roûj, I, 221 .
Aghanî, II, 33 , 35 - 3 7 ; VII, i 34 ; XII,
1 08 ; XX, 23 , 1 38 .
H., 17, 1 63 .
Bakrî, I, 327, 34 g, 354 ; Add. II, 325 ,
338 (ap. Juynboll, L c ., en noie).
Zamlak., 17, 87.
Yaq., I, 391, 463 ; II, 376, 490-494,
64 o, 642,692, 788; III, 3 , 60, i 65 ,
218, 219; IV, 8, 107, 321, 473, 64 4 .
Qazwînî, II, 124 , 24 (Juynboll, L c ., en
note).
Ia., I, 287; III, 1 52 , 335 , 407; IV, 270;
V, 89.
Aboulfidâ, Geogr., trad., II, 2, 65 - 66 ,
(n Ce devint un lieu commun poétique d’utiliser,
pour le dernier du mètre kâmil, la cheville
Ex. : Yahyà ibn Khàldoôn (*F 789/
1387) ap. W. et G. Marçàis, Monuments de Tlemcen,
72, 73 ; Annales , 291, 299; Hist. an -
teisl. , éd. Fleischer, 122, 127 (P.).
Biqaî, ap. Chrest. Arab . de Kosegarten,
p. 61 (Juynboll, L c., en note).
Soyoûtî, Lobb oul Lobâb, éd. Veth, in voce,
et Addenda, et supp. p. 91 (Juynboll,
/. c.).
Schultens, Mon. vet. arab., p. 56 .
Percevàl, Essai, II, 55 , 58 , 5 g, i 83 ,
38 i; III, 4 o 6 , 48 9 .
Bostanî, VH, 498^499; Rothstein, Lakh-
miden, p. 1 3 et Add.; L. S., 75-76.
Doiimat oul Hïrah,
Position : ^ (*^ü ^ 1 ) £ 93 * A
Historique : Est-ce 5^511 ?(Zamak. , 6 0).
Okaydar al malik b. e Abd al Malik as Sa-
koünl al Kindl, chef de Doümat al Jan-
dal (ville à double enceinte, à quatre
nuits de Taymâ, entre Médine et Damas)
conquise en l’an 9/6 3 0 par Khàlid, dut
la quitter quand il apostasia : il s’installa
« sur le territoire d’al Hïrah près de 'Ayn
out Tamr, s’y bâtit une résidence et
l’appela Doumahv (Yaq., II, 626) (ou
Doümâ, Ibid., II, 624).
Il semble cependant qu’elle existait aupa-
ravant, car le poète 'Adl b. Zayd s’éprit
de Hind b. an No'mân, qu’il devait
épouser, en la voyant communier (elle
avait une douzaine d’années) le jeudi saint
« à l’église de Doümahfl (Aghanî, II, 3o).
Bibliographie : H amas a h , 3 1 1 .
Baladh., 62, 63, 260.
Faqîh, i65.
Aghanî, II, 24; IV, 11 4 ; Bakrî, 354 .
Ia., V, 2 i 5 ; VI, 3 7 6 .
Bayr Ibn Barrâq, JjVjS ^im-
position : (Yaq., II, 64 o).
38
L. MASSIGNON.
Bibliographie : Vers (I'ath Tharwànî sur
Dayr Hannali (ap. Yaq., /. c.).
Dayr Ibn Wadh^âh,
Position : (Yaq., II, 64 o-
64 i).
Bibliographie : Vers de Bakr b. Khâbijah
(années 6 5 / 68 ^-8 6/7 o 5 ) (ap. Yaq., I. c.).
Diyàrât oui asâqif,
Position : ybllâ i_jLsàJU lotjLosJI #«3 sjû
;> a ex > 3 o Us g s ijJL Jjl yb }
*JUû. (Shâboshtî, l. c .) (cf. Yaq., II,
64 a).
Bibliographie : Vers d’Ai, Himmânî et Aboü
Nowâs (ap. Shâboshtî, l. c.).
Davr Bani Marina , .
Position : Près d’al Khawarnaq.
Historique : Cf. Yaq., II, 648 : Jafr oui
amlâk (Aghânî, VIII, 6a; IX, i 7 3 ).
Bibliographie : Marthïyah d’hiRÔLQAYS
(t 54 o) (édition Slane, 1837, p. F et 6)
(cf. Yaq., I . c.).
Dayr oui Jara'ah,
Autre nom du Dayr VI bd il Masih (cf. infra).
Bibliographie : Yaq., II, 65 1.
Dayr al Jamâjim, jJA.
Position : Gué de l’Euphrate.
A 7 farsakh d’al Koüfah (Zamak., 60), sur
la route d’al Basrah (Yaq., II, 652 ;
cf. 685 ), ce qui empêche de l’identifier
avec la position actuelle d’al Joumjoumeh
(cf. pl. I), au nord de Hilleh, où j’ai
photographié un très vieil ossuaire.
Historique : Lieu où furent massacrés les
*1^1 par les troupes persanes (iv e siècle)
(Bakrî, 46 , 364 ) (Baladh., 253 ).
Bibliogi'aphie : Faqîh, i 35 , 182, 1 83.
Tab., Il, 59, 60, 990, 1021, 1057,
1070, 1072, 1075, 1086, 1095,
1098, 1111, 1127; III, 2509, 9 5 a 9 ,
253 o.
Tanbîh, 2 o 5 , 3 i 5 .
AghâhÎ, XVI, i 56 ; XX, 24 .
Yaq., II, 652 , 112.
Ia., IV, 35 9 , 3 7 6 , 3 7 8 , 383 , 3 9 4 , 3 97 .
Dayr oui Harlq,
Position : Vieux couvent d’al Hïrah.
Bibliographie : Ibn Hamdoûn (ap. Yaq.,
II, 654 ) et vers d’ATH Tharwànî (Idem, L c.).
Dayr Hanzalah, jjd.
Position : Vieux couvent d’al Hïrah , Bak-
rî, 36 1.
Bibliographie : Vers anonymes (ap. Yaq.,
II, 656 ); AghÂnî, IX, 96, 98.
Dayr Hannah, y»
Position : Vieux couvent d’al Hïrah , situé
en face d’une haute #jL» appelée («jÎAlî
(Bakrî, 372; cf. Yaq., II, 656 ).
Bibliographie : Vers d’ATH Tharwànî (ap.
Yaq., L cf .
Dayr Sarjis wa Bakkous,
_o —
Position : A Tayzanâbâd (vers d’ABOU No-
was et cTàl Hosàyn b. adh Dhahhâk , ap. Sha-
boshtî) (cf. Yaq., h, 667 et IV, 884 ).
Historique : et Dédié à deux moines du
Najrân (sic) » (Yaq., h c.). En réalité aux
39
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
célèbres SS. Sergios et Bacchos (cf. Nàü,
Patrol. Oriental . , III, i, 29) (Guidi).
Les ruines prirent le nom de Qobàb Abi No-
wâs (Yaq., /. c.). Cf. p. 43 b.
Bibliographie : Vers anonymes , et d*AL Ho-
sayn ibn as Samman (ap. Yaq., L c.).
Dayr ous Sawâ, jJô.
Position : À al Hlrah.
Explications diverses ap. Yaq., II, 672,
qui choisit le sens : JOoJI (cf. III, 172).
Bibliogi'aphie : Vers d’ABOU Dowâd al AyÀ-
dî (années 54 o- 56 o) et phrase d’AL Kalbî
(+ 2o4/8i 9) (ap. Bakrî, 3 5 8, et Yaq., Z. c.).
Dayr oush Shâ, àJi jjô.
Position : S**) trb
aMVj jüujsjJI (Yaq., II, 673).
Dayr ‘Àbd il Masih, y*** jj*.
Position : si JlJb jjù&âï
(Yaq., II, 677)/
Historique : Fondé par e Abd ouï Masih ibn
c Amr surnommé Ibn Bouqaylah qui se rallia
à Khâlid (an 12 / 633 ) et mourut dans le
monastère. Quand il tomba en ruines, on y
trouva, dit-on, le corps enseveli du fonda-
teur avec, près de sa tête, une inscription
en vers, donnée par Yaq., II, 678..
o
Dayr ‘Alqamah, a i+sùéjjô.
Position : (A al Hlrah); Bakrî, 36 1.
Historique : Fondé par ‘Àlqamah b. c Adî
b. ar Ramlk al Lakhmï.
Bibliographie : Vers de c Adî b, Zayd
( t 58 9 ) (ap. Yaq., II, 681).
£
Dayr al Loujj, -pli ji*.
Position : yt (Jarîr, t i 10 j
728, ap. Yaq., II, 691).
Historique : Le mieux bâti des couvents
d’al Hïrah.
(sic : pour yi
Bibliographie ; Vers d’IsMA'ÎL b. 'Am mas
al Asadî (années iobjqali-iühl'jà 3 ;
cf. Aghânî, X, i 3 i) donné, avec un vers
anonyme (ap. Yaq., I. c.) (cf. Bakrî,
366 ).
Dayr Mâr Fâthlyoûn,
Position : JJu«î ij. a À l (Bakrî,
38 o, et Yaq., II, 693). Cf. Dayr Maz'oüq
(oui).
Historique : Sur saint Pétion, cf. Rubens
Duval, Littérature syriaque (1900), p. i 45
(cite les sources).
DayrMâr[a]tMaryam, c?JU
Position : J) ^
uidîOi Jx ia ^ (Yaq., II, 692).
Bibliographie : Vers de Mohammad b. ‘Abd-
ir Rahman ath Tharwànî, qui ont permis à
Rakrî d’en fixer la position (371).
Dayr Mar (sic) c Àbdâ, J* jjô.
Position : A Okayràh. C’est le Dayr ibn
Wadhdhâh (Yaq., II, 699) (cf. c Amr et Slî-
bà, éd. Gismondi, Rome, 1897 : source
syriaque citée par M. Guidi).
o
Dayr oui Maz'oûq, jjy.
Position :
igS' iO t 11 (X^.1
(Shâboshtî, /. c.).
L. MASSIGNON.
40
Bibliographie : Cité avec Dayr Mâr Fâthl-
yoün, dans les sept vers d’ATH Tharwânî (1)
(ap. ShÂboshtî ; cf. Yaq. , II, 701). Cf. la
xjuj (ap. ath Tharwânî, ap. Yaq., II,
654 ).
9
Dayr Hind al Koubrà , I a .
Position : oi^KJ! ôjl» Jx. . . (Yaq. ,
II, 709) (Bakrî, 864 ).
Historique : Fondé par Hind l’Ancienne
(Omm ‘Amr al Kindiyah), fdle d’al Hârith
b. 'Amr b. Hojr Akil el Morâr (texte de
l’inscription dédicatoire ap. Yaq., II, 709,
et d’une seconde inscription en vers, vue
par ar Rashîd lors de sa visite à al Hïrah)
(Idem, l.c.) (Baladh., 253 , 283 - 384 ).
Dayr Hind as Soghrâ, düj» j - ;a
Position : Ïj+Â yftllàj (Aghânî, II, 3 i).
w
AMI g*) cj^ÜLj
i 05 ^=^ (Yaq., II,
7 ° 7 ).
Historique : Couvent fondé trois ans après
la mort du poète 'Adl b. Zayd (c’est-à-dire
vers 592) par sa veuve la princesse Hind,
fille d’an No'mân (570 i ap. 661); et elle
y prit le froc (mosoüh), de douleur d’avoir
perdu son amie Zorqâ al Yamàmah, à la-
quelle on avait extirpé les yeux, dans une
razzia (cf. aussi Chauvin , Bibliogr. ouvr.
arabes, VI, 5 o).
Visité par Sa'd ibn Abi Waqqâs et puis par
al Hajjaj (passé en 74/693 à al Koüfah)
(I) Au paragraphe du Dayr en question, ShÂboshtî
(/. c.) insère de nombreux vers de ce poète originaire
d’al Koüfah, aussi célèbre en sa patrie pour son ivro-
gnerie que pour ses vers. Je le crois contemporain
de Bakr ibn Khârijah.
(Shâboshtî, L c.) (cf. avec Màs'oûdî, Mo-
roüj, III, a 10).
Visité par ar Rashîd qui y voit les tombes
de Hind et de son père an No'mân V
(Yaq., II, 709).
Bibliographie : Fàqîh, i 8 3.
Tab. ,1, a 4 g 4 ;II, 6 ig, 6 âo, i 88 a,igo 3 .
Aghânî , II , 32, 3 3 ; VIII ,62; Bakrî , 3 6 2 .
Ia., I, 3 1 5 ; IV, 181; V, 2/17.
Dât c Irq, jJjp o!à.
Cf. Bakrî, 52 , etc.; Yaq., III, 65 1, et
al Ghamr .
Doü Qâr, jli ji.
Position : Entre al Qotqotânah et Shirâf,
qui est à mi-chemin de la route droite al
Qotqotânah- Ghoudhdhâ (vers al Basrah)
(Tab., I, 2211; cf. Perceval, Essai , III,
466 ).
Historique : Victoire (en 611) des Banou
Bakr sur les Persans (Aghânî, II, 29; XX,
1 32 et seq.).
Bibliographie : Tab., index p. 71 h. Citée
pour mémoire , l’emplacement étant légère-
ment hors de la région lakhmide (Yaq. , IV,
1 0-12).
Ras oui c ayn,
Cf. *Ayn out tamr . Ne pas confondre avec
Ras Ayn } près de Raqqah (Aghânî, XII, 8,
J 9 )-
Rasib, \ . * y
Position : (jbjl, auprès d’al 'Odayb (Za-
mak., 75); ou entre la Mekke et at Tâyf?
(Yaq., II, 781).
Bibliographie : Vers d’AL Qoutâmî (années
86/706 — 96/7 1 4 ; cf. Aghânî, XX, 119;
t 110/728) (cf. Bakrî, 42 . 3 ; et Zamak.
I. c.).
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Ar Rahbâliyah,
Position : Au nord-ouest de Shifâtiyah.
Bibliographie : Sn., 286.
Ar Rohbah, A +s iJ J I •
Position Nâhiyeh du caza de Nedjef, à
5 heures au sud-ouest de iNedjef (Sn., 296 ,
297, 3 oo) (Yaq., II, 762) : carie Saun-
ders, sheet 5 .
Il comprend les manâzil suivants : Rokay-
mah , c Izziyah , Hiyyâdhiyah , Shaqïq (Yaq. ,
III, 3 iû).
On y cite les noms de lieux suivants : Man -
darâwï, Mazloüm, Kharbïyah, aVArtj , as
Sâwtd, ar Rokbân, Nisâb, Sho'ayb, Ghà -
nim , al Mowaylhak.
Puis deux oaadis : Ouâdir Rohaymah, Ouâdi
§aghlr Ar Rohbân (Sn., 297)-
Historique : Un qasr ruiné à Rohbah
même, chef-lieu du Nâhiyeh (Sn., 3 oo).
Bibliographie : Tab., II, 967; carte Saun-
ders, sheet 5 .
Razzâzah,
Position : Qasbah moderne, chef-lieu du
caza des 'Anazah, carte pL I.
Bibliographie : Sn. , 285 .
Rosâfat oui Koüfah, XiL oj .
Position : A al Koüfah.
Historique : (Yaq. , II, 787-788)
( Baladh. , 287)*
Bibliographie : Vers d’AL Hosàyn b. as
Sirrî al Koùfî (ap. Yaq., L c.).
Fàqîh, i 84 .
Tab., III, 271, 293, 334 , 387, 445 .
Ar Rohaymah,
Position : Jt» iLijS3 1 «jj -5
Mémoires , t. XXVIII.
41
[jjâa aüuLüd! JLytî aUÀâ»
(direction de Homs). 'Ayn Khaftyah, citée
ici, est à l’ouest d’ar Rohbah et à io milles
à l’est de 'Ayn ar Rohaymah (Yaq., II, 457).
Bibliographie : Baladh. , 298.
Vers d’AL Motanabbî (yâiyah) : ap. Yaq., II,
880-881 (cf. son autre vers sur le lieu
voisin A'koash ) (Ibid., I, 3 i 6).
Fàqîh, 187.
M., 25 1; Bakrî, 426.
Garmischàl, Niebuhr, L e. supra , p. 8; Sn.,
â 97 *
Rawq,
Position : (Yaq., II, 86i) (^
ib^UJl Auprès, lieu dit Râmih (vers
d’ABOu Dow ad, ap. Yaq., II, 736 ), vers
Kbaflyah.
Bibliographie : Vers d*AL AyÂdî Aboü Do-
wâd (années 54 o- 56 o) (ap. Yaq., II, 861).
Ar Rîf, v_ju r îl .
Sur l’extension de ce terme, cf. Lammens,
M. F. O. Univ. Saint-Joseph, 1910, IV, 96.
Bibliographie : Tab., I, 744, 745, 747;
Yaq., III, 62 4 (s. v. 'Idâr).
As Sadîr, .
Position : Fleuve et qasr. Nom étendu à
tout un district (Fàqîh, ap. Yaq., III, 60-
61). Cf. p. 5 et 38 {al Khawarnaq).
Historique : Construit par an No'mân pour
un roi persan (Yaq., /. c.). Est-ce al Okhav-
dhir ?
Étymologies : i° Arabe : ap. Bakrî, 729.
2° Persanes : a) «là Jih» (trois cham-
bres) (Bakrî, 327, et Yaq., I. c.). D’où
ia nisbah
6
42
L. MASSIGNON.
l>) ji* «très fornices» (Vullers, Lexic.,
II, 354 b, ap. J uvnboll , Lexic. geogr.,
V. 377 ).
Bibliographie : Vers cTàl Monakhkhal (ap.
Aghani, IX, 166; XVIII, i 54 , 1 56 ; vieille
édition).
Vers d*AL Aswad b. Ya c for (années 5 80-
609) (ap. Yaq., /. c.).
Vers de c Abd oul Masîh b. c Amr, vers 1/699-
9 o/ 64 o (ap. Yaq., /. c.).
Vers d’ABOüL 'Atâhiyah f 9 1 3/898 (Aghânî ,
III, i 56 , 178; vieille édition) (III,
1 5 1 , 167, nouvelle édition).
Employé couramment comme fin de vers
(mètre kâmil) sous la forme
Ikh., 1 69.
Yà'qoÛBÎ, 309.
FaqIh, 178, 179,1 87.
Tab., I, 9 o/t 9 ; II, 1 46 .
Hamd., 171, 176, 9 3 o, 93 1.
Aghani, II, 34 .
Zamak., 17.
Ia., III, 407.
Rothstein, Lakhmiden, p. i 5 , 96.
As Sa'ïdah, .
Position : Près de Sindâd (Ibn Dorayd
+ 3 ai / 9 34); sur l’Euphrate (Ibn al Kalbî
f 904/819) (ap. Yaq., III, 9 4).
Historique : Lieu de pèlerinage païen
(Yaq., L c.).
Bibliographie : Zamak., 85.
Soulàm,
Position : Joüu
iijLtfwJ! (-aAJLoj) JjIjL* ya* (jo
(Yaq., III, 1 1 3 ; cf. I, 860, et IV, 199).
As Samàwah, ïjUwiJi .
Position : iU^S 3 t (jo g ï^UuJl
pUJI^ (Yaq., III, 1 3 i).
Ne pas confondre avec as Samàwah actuelle.
Historique : Patrie d’AL Motanabbî (cf. Sa-
cy, Chrest . arabe , III, 65 - 66 ).
Bibliographie : Vers de Jarîr f 1 10/798
et c Adî b. Arriqâ' (années 86/705-96/714)
(Yaq., /. c.).
Baladh. , 63 .
Faqîh, 198.
Ir. , 187.
Qod., 948 .
Tab., I, 983; II, 1 9 1 1, 1796 , 1 84 0; III,
9917, 9918, 9947, 9958 .
I., 99 , 93 .
Tanbîh, 371.
c Arîb ,11.
Aghani , XI, i 56 ; XIV, i 38 ; XV, 44 ; XX,
199 .
H., ii, 99; Bakrî, 783.
Ia., III, 390; IV, 439 ; VII, 353 , 368 ,
379 , 376.
Sindâd (ou Sandâd),
Position : Fleuve et qasr ca*Xx) 1 > (Yaq.,
III, i 64 , i 65 ).
Historique : Un des points occupés par
les Ayàd au iv* siècle. Appelé aussi Jorf Sin-
dâd (Yaq., II, 861; cf. II, 63 ).
Etymologie et épithète : Il y a deux leçons
pour le vers célèbre d’AL Aswad sur Sindâd :
la moins fréquente est celle de owuJI^
l’autre, celle d’Ibn Ishaq (a/ Ma -
ghâzï ), est ^ yati (Yaq., IV,
278).
Bibliographie : Vers d’ABOU Dowad al Aya-
dî (années 54 o- 56 o) (ap. Hamp., 993;
Yaq., III, 1 64 -i 65 ). Vers d’AL Aswad b.
Ya c for (années 680-609) (ap. Yaq., L c.).
Hamd., 171, 176, 993, 93o, q 3 i.
4 3
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
AghanI, XX, 93 .
BakrI, 45 , io 5 , 398 , 359, 687, 785,
799 -
As Saylahoün,
Position : Ville dans le désert, entre al
Hîrah et al Qâdisiyah (Yaq. , III , 21 8-2 1 9 ;
il, 3 7 4 ).
Historique : On y cite le lieu dit al Khor-
rarah (Yaq., II, £09) qui pourrait coïn-
cider avec le Dayr oul Khorârah cité par
Tababî (II, 90/t) auprès du Dayr Yazda-
jard( f). Dans le cadastre du kharàj 'abbâ-
side, le tassoüj d’as Saylahln faisait partie
du Bas Bihqobâd, côté ouest (Yaq., /. c.)
(ou yviLJI, III, i 3 ). Il s’étendait jusqu’à
'Àqarqoüf (à l’est) (Idem, III, 589).
Bibliogmphic : Vers d’AL A'shâ (années
580-602) la nommant avec et
(Zamak., 87).
I kh . , 8 , il, 72.
Ya'qOÛBÎ, 309.
Baladh., 246 , 255 , 260.
Ir. , 206.
Qod., 216, 236 , 238 .
Tab., I, 2232, 2256 , 2258 , 2265,
2339, & 34 i; II, 725, 921, 1899,
1938; III, 706, 1600, 2264.
'Arîb, 58 .
M., i34.
Ia., Il, 35 o, 355 , 3 7 5 ; IV, 33 o.
Sbifâtivah, £ajU-£.
.1 «
Position : Cf. carte, pi. I. A 9 heures
ouest de Kerbéla (Sn. , 990).
Historique : Cf. *Ayn out Tamr (Yaq. , III,
759). Synonyme usuel : Skithâtah .
Le nâhiyeh de Shifâtiyah, relevant du caza
de Kerbéla, comprend actuellement 17
ïby, la résidence du moudlr est à l’ex-
trémité ouest de l’oasis, à Ras oul *ayn
(Sn,, 290).
Sham c oün,
Cf. QaFaL
Sarïfoün,
Position : (jo (Za-
mak., 9 8) (Yaq., III, 386 ).
Bibliographie : Vers d’AL A'sha (années
580-602) (ap. Zamak., 87, 98).
Ikh., 173; Bakrî, 602, 796.
Yaq., II, 4go.
Ia., V, 157; XI, 29, 260.
— M
As Sinnm, .
Position : . . .xijSJl y£> ! ti*>
(Yaq., III, 43 o).
Historique : Acheté par "Othmân à Tal-
hah b. 'Obaydallah (Yaq., L c.).
Bibliographie : Tab. , I, 1093, 9939,
9933.
Aghani, II, 95, 96.
Ia., II, 35 o.
Rothstein, 16, 1 1 5 .
Dhayfar, jÀjyà .
Nom donné par Sn. , 985, à yà^ 3 \.
At Taff, <_Akîl.
Cf. al Qotqotânak, et Yaq., III, 53g
(AghM,XII, 45 ; Bakrî, 456 , 4 7 2 , 5 o 8 ).
At Toqtoqânah, AiU laJl ■
Cf. al Qotqotânak.
Tayzanâbâd ,
Position : ^
iSU. Jl* *31*. (Yaq., III, 569).
A un mille dal Qâdisiyah (Idem, 570).
Historique : En ruines du temps de Yi-
qoût (Qobâb Abï Nowâs) (/. c . 9 570). Ii y
6 .
L. MASSIGNON.
avait là un couvent (ShÂboshtî; ap. Yaq.,
II, 663 : comparer avec II, 667).
Bibliographie : Vers cTAbod NowÂs (t 1 99/
81 U) (Yaq., III, 570) (Ibid., IV, 34 ).
Baladh., a 55 , 274, 284; Ikh., 11.
(ûLbjAô) Faqîh, 1 83.
Tab., I, 2264, 2265, 2855; II, 718.
Aghanî, IX, 88; XX, 1 33 .
Ia., II, 357.
Al 'Odavb, uoiot J! .
^ Position :
(J^) Jlib A* (Hamd.,
1/19). Al Qqaylibah est située entre al
Odayb et le matla oush shams (Yaq., I,
3 /n).
Rivière près d’al Koüfah (Bakrî, 6/18-649)*
lerrain de parcours des BanI Tamîm (Idem ,
/. c.y
u-OaX^JL )j^aJ jAOiXJü Àlw^Üdl
(Yaq., IV, 7, 9).
Ne pas confondre avec un fleuve du même
nom, auNajd (Hamd., 178, 226, 229).
Historique : Donne son nom à la tribu
actuelle des vo<k® (Sn., 296).
Bibliographie : Vers de Ma'n b. Aws al Ma-
zanî (vers l’an 80/670; cf. Aghanî, X, 1 56 -
l5 9V
Vers d’ASH Shammâkh (t vers 3 o/ 65 o; Aghâ-
nî, VIII, 97-107).
Vers d al Motanabbî (cf. Sacy, ChresL arabe,
III, 58 ).
Ikh., i 4 , 126, 126, 173.
Baladh., 244 , 25 o, 253 , 255 , 268,
263, 299.
Faqîh, 1 28.
Ir., io 4 , io 5 , iy 5 , 182.
Qod. , i 85 , 186, 2/18.
Tab., I, 2224, etc.
Tanbîh, 38 , 39.
Aghanî, XVIII, 68.
H., i 5 7 c.
M., 1 34 ; Bakrî, 106, etc. (index).
Ia., II, 348 , 35 o, 36 7 , 3 7 6 ; III, 4 oi;
IV, 4 o; V, 53 .
Ai ‘Omr, .
Position : iu^U? (Tab., III, 675,
678).
Bibliographie : Cf. Tanbîh, 54 .
'Omayr oui Lousous,
Position : ^3 yj. & j 3 (Yaq., III,
7 3 i).
Bibliographie : Vers de *Adî b. Zayd (f 5 8 9 )
(Yaq., /. c. ).
^iîî, Tab., I, 760 (cf. Hamasah, 54 , 55 );
Bakrî, 697.
Ia., I, 245 .
'Ayn Obâgha, ^L'I
Position : Ouâdî situé derrière al Anbâr
sur la route de l'Euphrate , en allant vers la
Syrie (Yaq., I, 73; III, 767).
Historique : Un des points occupés par les
Ayâd au rv e siècle (Idem, /. c.).
Bibliographie : Vers de Nabighàh ad Do-
byani (années 680-602) (ap. Rothstein,
/. c p. 85 ), d*AL Akhtal (f 92/710) (ap.
Bakrî, 64 ) et vers d’ABou Nowas + 199 j
8 i 4 (ap. Yaq., III, 767).
Hamasah, 4 o 2 .
Tab., I, 762.
Aghanî, XV, 82 , 83 .
Bakrî, 64 .
Jawhari (ap. Rothstein, 84 ).
Ia., I, 245 , 371, 398-402, 4 o 4 .
Rothstein, Lakhmiden, 83 , 84 , 85 , io3,
107.
'Ayn out Tamr,
Position : jyé _jL>i)î (j* & t +3
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
45
^1 lîlAA AÎ JlÂA
jfiL (Yaq. ,111,759). L’extrémité occi-
dentale de l’oasis, près de ia source sulfu-
reuse, s’appelle Bas oui *ayn (Cabmischal,
Nikbchr, /. c. plus haut, p. 8; 26), près
d’elle s’élève le serai du moudïr de la nâhiyeh.
Historique : Conquise l’an 1 q /633 par
Khâlid (Idem, l. c.).
Bibliographie : Vers de 'Obaydallah b. al
Horr al Jod'pî (t 68/687 ) (ap. Yaq., I. c.).
Ikh., 8, io, 97.
Baladh., i5, 62 , 110 , i 42, 23o, 244,
2 46, q 4 7 , 248, 24g, 25 o, 254, 352,
368 , 409.
Faqîh, i 3 o, 1 6 5 .
Qod., 236, 23 7 .
Tab., I, 7 5 o, etc.
I., 23.
Agjiànî, III, ia 3 ; XIV, 71; XVIII, i42;
XX, i 34 , i 38 .
H.» 29*
M., 53 , n 4 , 117; Bakrî, 6, 199.
Zamak. , 116.
Ia., I, a 45 , etc. (index, p. 773-774).
Rothstein, Lakfnnùlen, 119 ('Ayn at Ta-
mar) [sic). L. S., 65 .
'Ayn Jamai, jVjC.
Position : 1 0 oL^ül yj* ü*^5!
U-! Jüb yj aæ X?lVlüV*l3
Jt l^Ju. (Yaq., III, 761; cf. II,
1 18).
2 ® iLijXîl * 1^1 yJL Jjj: yv* «il y*
ljUlS") SL*-. H" <\JLio yv£ Six. t u ‘
(Yaq., I. c.).
Bibliographie : Ikh., 1 45 .
Baladh., 298, 299.
(J 4 d (j^), Faqîh, 187.
Ir., 180.
'Ayn Savd , <Xaj^ •
Position : i° yUdLj g)
Jb otLxB A Le
I (jo iùbjjûï (Yaq.,
III, 763; cf* IV, 3 oi, 826). Près de Doü
qâf (Bakrî, 288).
^ (Yaq., I c.).
Bibliographie : Vers d*AL Motalammis (vers
56o) (ap. Yaq., L c.).
Ikh., i 45 .
Baladii. , 298, 299.
Faqîh, 187.
Ir., 180.
Aghanî, XXI, 1 3 6 ; Yaq., II, i43; III,
121; Nîebuhr, L c. supra {p. 8)*
c Ayn Zabâ, JM ex-
position : Oÿi? A gàj*
Ï^UJî (Yaq., III, 7 63 ).
Al Ghadlr, Jül.
Position : Près d'al Hlrah (Bakrî, 373).
Bibliographie : Vers dVrH Tharwanî, ap.
Yaq., II, 654.
Al Ghariyâni,
Position :
(Yaq., III,
79 °)-
Historique : Légende du roi al Mondir b.
Ma as saraa (cf. Chauvin, Bihliogr . ouvr .
arabes , V, 21 5 , 296).
Bibliographie : Faqîh , 179-181.
Tab., I, 2 o 38 , 2255 ; II, 100, i 35 ,
1 o 65 ; Bakrî, 694.
46
L. MASSIGNON.
Ia., I, 399; II, 298; III, 4 o 3 .
Rothstein, Lakhmiden, p. i 4 o.
Al Ghadhârl , 1 ^ ^ 1 ! .
Position : Carmischal, Niebühr, /. c.,
supra , p. 8.
Al Ghamr,^LiJi .
Position : Dans le district des Bani-Mo-
qâtiï.
Bibliographie : Vers d*AL Khirniq, sœur de
Tarafah (vers 5 60) (ap. Hamd., 2 2 A).
Tab., III, 670 a
Tanbîh, 2 44 (près de Dit 'irq).
(Jîl** & ^1)’ Aghânî, XX, i34.
Ne pas confondre avec kj,
«Ein beliebler Ausflugsort» au iv' siècle
de l’hégire (athTha alibi [f 4 2 9/1 o 3 8 ] ) :
Yalïmat oud Dahr, II, 202 (Adam Mez);
cf. YAboülqâsim d’ABOüLMOTAHHAR al Azdî
(v' siècle de l’hégire), éd. Mez, Heidel-
berg, 1902, p. l et 88).
Al Fayyoüm, v* J!.
Position : Près de Hït (Bakrî, 1 80, 565 ).
Bibliographie : Tab. , II, 1 7 1 0 (citée pour
mémoire) (Yaq., III, 9 36 ).
Al Qâdisiyah ,
Position ; Sur la roule du hajj (Hamd.,
1 83 ); a 1 5 farsakh d al Koüfah et 4 milles
d’al 'Odayb (Yaq., IV, 7, 8, 9).
Cf. lettre de Sa d b. Abi Waqqâs sur les
deux routes qui vont d’al Qâdisiyah à al :
Hîrah (ap. Yaq., /. c.).
Historique : Les trois jours de bataille de
Sad ibn Abi Waqqâs, Armâth, Aghwâlh ,
Irnâs (Yaq., I, 211, 3 a 1; III, 717).
Bibliographie : Vers de Bishr b. Rabî ah
combattant de Qâdisiyah.
(Aghânî, XIV, 39, ap. Yaq., 1 c .)
Hamâsah , 1 52 .
Ikh., 125 , 178.
Ya'qoûbî, 3 11.
Baladh., 177, etc. (p. 53 o, index).
Faqîh, 1 6 5 , 172, 174.
Ir., io 5 , 175, 221.
Qod., 1 85 , 2 3 0.
Tab., I, 1710, etc.; I, 2254 (i ^-U i *
iuwiüül); II, 725 (iÔLwiüüi
I., 22, 79, 80, 82, 83 .
Tanbîh, 38 , 86 , io 3 , 374, 375, 385 ,
389, 390.
Aghânî, I, 1 46 ; III, 4 i; IX, 120; XIV, 27,
3 9 ; XVIII, i 9 3 ; XX, 1 33 .
H., 29, 3 o, 157, 1 58 , i 63 .
M., 29, 53 , 1 14 , 117, 1 34 , 1 3 5 , aàg,
a 5 o, 25 a; Bakrî, 2, 1 64 , 3i 1, 730.
Ia., I, 375, etc. (index, p. 780); L. S.,
76.
Al Qâym,
Position : Cf. Niebühr, /. c . supra, p. 8.
En face du couvent de Dayr Hannah (çf.
plus haut) (Yaq., Il, 656 ).
Bibliographie : Cf. Khaffân.
Cf. Ibn Battoûtah : ^iï, première
etape sur la route d’al Khawarnaq à
Wâsit : ^ jî\
i)t Xoo (II, l).
Qoubbat ous Sounnaiq, f £ J\
Position : s^l, xçOJti\ ^
>1 Jkio
( Shaboshtî) : à al Hîrah (Yaq., II, 654 ,
d’après les vers d’ATH Tharwânî).
Etymologie : Cf. vers d’iMROLQAYS (f 54 o)
(Bakrî, 786) (Yaq., III, 17,).
Bibliographie : Vers anonymes et vers de
Bakr ibn Khârijah al Koùfî (ap. Shâboshtî).
47
MISSION EN MESOPOTAMIE (19Q7-1908).
— 9
Qoubbat oui Koüfah. X*ï.
Autre nom d’ar Rohbah (cf. supra ) (Yaq. ,
IV, 33 ).
9
Qodays, (j*o «Xi.
Position : £*=>* (Yaq. , IV,
42 , â 3 ).
Historique : Campement de Sa'd ibn Abi
Waqqâs (Idem, /. c.).
Bibliographie : Vers de Mqraqqïsh (ap.
Yaq., I, 58 q); Baladh., 262.
Tab., I, 2 a 3 0, 2233,2243,2265,2288,
2294, 23 q 6 , 2338 .
Ia., II, 35 o, 364 .
Al qasr oui abyadh, j+a A[Jî].
Position : ^ yjdl & jS i] i^uil
[. . . xjüj! ^yjê (Yaq.,
IV, 106).
Historique : Un des points
fortifiés de la défense d’al Hîrah lors de la
conquête en 12 ^ 633 , avec Qasr ibn Boqay-
lah^ et Qasr oui 'Adasiyïn (Baladh., 2 24 ;
Ia., II, 298). Ar Rashîd y lit une inscrip-
tion (Yaq., IV, 106).
Bibliographie : Ya'qoi'ibî, 342 .
Baladh., 2 44 .
Tab. ,1, 2038,2039, 2210, 2 43 - 1 , 2435 ,
244 o, 244 i, 2444 ; II, 806, 982,
1 838 ; III, 22, 320, 385 .
Hamd., 176.
Aghânî, II, 25 .
Ia., II, 298-400, 438 ; VI, 24 ; Roth-
stein, 1 i 4 , n° 2; Streck, II, 254 .
Qasr Abi'l Khasîb ,
Position : ^
eÂiLwÜÎ xâjo
^Â .1 jg i* * til A AKiXwl
ilxJLAaJt A (Yaq.,
IV, 107).
Historique : Abou Ja'far al Mansoür le fit
bâtir par son mawlà Abou'l Khasîb Maz-
roüq sur des fondations anciennes (Baladh.,
287).
Bibliographie : Vers anonyme (ap. Yaq.,
/. c.) (cf. Bakrî, 371).
Qasr oui 'Adasiyïn,
Position : Près d’al Hîrah; cf. Yaq., IV,
116.
Bibliographie : Tab., I, 2039; III, 29.
Qasr Moqâtil, JolLS yai.
Position : Jbj pUJIj I ^ yai
iütLJÜâidt Uyi
(Yaq., IV, 121-122; cf. I, 645 ).
Historique : Fondé par Moqâtil b. Hassan
ibn Tamîm (Idem, /. c.); à l’ouest de XOuüà
Tobal (Yaq., I, 842 ).
Détruit par Tsâ ibu e Alï ibn € Abd Allah,
qui le rebâtit.
Bibliographie : Vers de Takhma, père de
Takhîm al Asadî (entre 106/728 et 126/
7 4 3 ; cf. Aghânî , VII , 1 1 5 ) , et 'Obaydàllah
b. al Horr al Joü c fî (ap. Yaq., IV, 122)*
Baladh. , 282 , 409.
Faqîh, 182.
Tab., I, 235 o; II, 3 o 5 b, 3 o 6 , 916 c ,
1 8 1 3 ; III, 5 7 5 d .
(Jjüu ^l^ai) Agkani , II, 4 o; X, 28.
Ibn Miskawayh, Tajârib, 6 e partie, édition
Goeje (index).
(J 5 ^* c&j* 3 *) b-i H? 349 ; IV, 42 , 328;
VI, 66.
Ou Bani-Bouqayîab.
L. MASSIGNON.
48
9 « 9
Al Qotqotanah, AjlkiLiül.
Position : gôy» (Zamak. , 1 3 5 ) ; Yaq. , IV,
i3 7 ) :
• • . ux l aJU c jjS
UU3 1^-*-* iLfjjûp! i $.*■*■> uJtLaJU (£)
JLAmW^ÜLJI C\a^ x î«iî ,w.Æj
Ï^UwJI çoJ c^lJpLlI Jl XUj pUJt
<JÏ iüllsüilaiiJî àîjî (j^
cxajû J! (j-* <7 yb Lxssâo (selon
Aboü ‘Obaydallah as Sakoûnî) (Idem, L c . ).
Le nom moderne est devenu, par méta-
thèse, âüüLlaJLLsJt (Carmischal, Niebuhr,
/. c . supra, p. 8).
Historique : Prison sous an No'mân ibn
al Mondir (Idem, L c .).
Bibliographie ; Vers de Komayt (f 126/
743).
i s ., 99.
Baladh. , 298.
Faqîh, 187.
Tab., I, 750, io 3 o, 22 t 5 , 3/Ü7; II, 288,
297, 916,1 38 o.
Aghani, XIV, 71; XV, 110.
Ibn Miskawayh, Tajârib (6 e partie, édition
Goeje [index]).
Bakrî, 6, i 3 o, i 5 o, 192, 3 o 2 , 7/11.
(Ap. Zamak., i 35 .)
Ia., III, 3 17; IV, 34 , 828; V, 53 .
Qollâyat oui Qass, <jZJj\ xS§d.
Position : *\jo
(Yaq., IV, * 56 ).
Historique : Fondation relatée par Yaq.,
/. c .
Bibliographie : Vers d’ATH Tharwànî et
vers anonymes (Bakrî, 369; cf. Yaq., /. r.).
Qal'at Bardawï, x*Aï.
Position : Cf. pl. I.
Historique : Cf. supra , p. 26-26.
Bibliographie : Sn., 286.
j * -■
Qal'at Shamoün,
Position : Cf. supra, p, 2 1-24
Historique : Cf. supra, p. 21-22.
Bibliographie : Sn., 286.
Qantarat oui 'Àtïq, .
Position : Près d’al Qâdisiyah.
Bibliographie : Ya'qoûbî, 2 44 , 2 45 .
Tab., I, 2 2 3 o, 2233 , 2253 , 2264 , 2265 ,
2267, 2270, 2274, 2277, 2278,
2286, 2287, 2339.
Karbalâ, (l) .
Position : iüjXîl ibJJî <3ja A (Yaq.,
IV, 249). Ses autres noms ap. Qâmoûs, éd.
1 3 1 9 , L II, p. 16 et 17 (en marge), sub
radice pour les lieux voisins, al c Aqr,
cf. Yaq. , III, 696; al Ghâdhjriyah, cf, Yaq.,
III, 768; an Nawâyih, cf, Yaq., IV, 816.
Historique : Campement de Khàlid après
la conquête d’al Hïrah (ap. Yaq., /. c.).
Al Hosayn ibn c Alî, tué à Niynawd (Yaq.,
IV, 870) (l’actuelle Khaymal Qaah ), fut
enterré au lieu dit al Hâyr, Yaq., II, 189.
Caza du viiayet de Bagdad (Sn. , 283-290),
Bibliographie : Vers d’un Ashjà'y (ap.
Yaq., /. c.).
Tab., I, 2068, 3471; II, 281, 286, 287,
389; III, i 5 , 17, 2478; I., 85 ; Tan-
bîh , 3 o 3 ; M., i 3 o i; Bakrî, 162,
456 , 471; Zamak., 1 3 9 .
Ia. (IV), 78, 23 7 ; V, i 84 ; IX, 358 . L. S.,
78-79.
(1) Étymologie : (Oppkrt, I, 2/19) : Kar-büâ
«•■ville» en assyrien.
49
MISSION EN MÉSOPOTAMIE ( 1907 - 1908 ).
Al Koüfah , XjjjT! (syriaque : Akoula).
Position : Cf. carte planche I. Aux envi-
rons immédiats, on cite aujourd’hui les
noms de lieux suivants (mosquées) :
(cf. Yaq., III, 2o 5) au nord, ainsi
que (Sn., 297)*
Yâqoût fournirait, pour la ville d’al Koüfah
et les districts voisins, les éléments d’une
géographie historique assez détaillée. Je
n’en donne ici, suivant le plan adopté,
que la partie onomastique :
Dans al Koüfah même, les quartiers : de
Hammam A'yan ( II , 3 2 9 ) , al ffawz ( 3 6 0) ,
Dâr oui Moqatti ( 525 ), Soüq Yoitsof(lll ,
1 9 6) , Shoümiyâ ( dar our rizq , 3 3 8 ) , € A bs
( 6 o 5 ) , al Kounasah (IV, 3 0 7 ) , et Mousli-
yah ( 533 ). Puis la promenade dite Khad~
dou’VAdrü (II, 4o6), les couvents Dayr
oui A t war{ 6 4 4 ) , et Dayr oui QoiTah (près
Qâdisiyah, IV, 76). Enfin, les célèbres
Jabbânah tels que c Arzam (II, 16; III,
639), les sahrâ avoisinants (370), et les
haràm (nom local, II, 23 o).
En dehors d’al Koüfah , les ruines de Râkham -
râW (I, 458 ), Bâniqiyd ( 483 ), Hahkah
(près Hïrah, IV, 979)* les qasr de QaTat
oudh Dhibüb ( III , 4 6 2 ) , et Tamâr ( 546 ).
Puis les lieux dits Qlhayr (I, 120), Atai
( 3 1 1 ) , al Ojdqah (322), Birwoüqatân
(vers de T akhîm b. Takhma al Asadî ,698),
al Basîtah (627), Tall Bawannâ ( 865 ),
Jarir (II, 68), al Khabb (397), al Kho -
soüs (449), Doürân ( près du pont de Koü-
fah , 6 1 5 ) , Zorârah ( 9 2 i ) , az Zawrah (à
l’ouest; vers de 'Adî b. Zayd, 967), Zay-
dân (965), Sawâdiyah (III, 1 80), Qoussïn
(iv, 100), Qatawân ( 1 3 9 ) , Qanâtir Bani
Dura (180) et Noumâbâd ( 7 9 5 ) .
(l) C’est al Ohaymir (cf. AghÂnî, XVI, 4 ).
(î) Point extrême, sur le Tigre (Strecx, II, 307),
avec an Nomâmyah (Ibid., II, 3 oi- 3 oa) de la plus
grande extension du royaume lakhmide.
Mémoires , t. XXVIII.
Yaqoût place près de l’Euphrate les points
dits Boüsalâbâ (I, 760), ai Tâjiyah
(810; canal et bourg; cf. «Tajeea», carte
Sàunders, sheet 3 ), et Qouss oun Natif
(IV, 97), ainsi que les canaux Nars et
Nashâstaj (IV, 783).
Il donne enfin une série de noms de lieux
célèbres dans la géographie militaire lo-
cale : d’abord ceux relatifs à la conquête
musulmane, aux environs d’al Qâdisivah :
Al Hodhoüdh (11,289),»/ Khoss ( 44 g), Shâ-
hyi (vers d’AL \Alâ b. Minhal, III, 246 ),
les sources de Khoraym ( II , 4 3 1 ) , ar Raq -
raq (800), 'Ayn Shams (III, 7 6 3 ) , «/ Qo-
nâfiyah (IV, 1 8 1 ) , et an No$soükh(SkKot-
nî, ap. Yaq., IV, 782), qui se trouve à
l’est de Qâdisiyah, près Khaffân, comme
Baqar (I, 699); enfin les manâzil d’an
premier campement de l’ar-
mée conquérante (IV, 8 1 2 ), et d’a/ Lisân
( 355 ); et le canal d*al Mosharriq, près
de qui furent inhumés les « martyrs v
tombés dans la grande bataille ( 53 g).
Quant aux noms de Baqiqd ( 1 , 704 ) et ÿab -
bâniyak (II, 193), ils se rapportent aux
guerres khàrijites.
Historique ^ ! Ancienne Soürastân (Yaq.,
IV, 323 ). Lieu où fut tué c AIï ibn Abi Tâlib.
Étymologie ; Al Koûfân, vers d’AL Himmânî
(ap. Yaq., L c .).
Ikh., 5 , 99, 126 129, i 55 , 174.
Baladh., 66, etc. (index, p. 533 ).
Faqîh (index, p. 348 ); Qod., 186,190, 233 .
Tab., I, 194 .. . (index, p. 766-766).
Hamd., 8, i 3 i, 1 4 2 , 181, i 83 , 200.
I., H., M. (index, p. 1 17).
Aghanî ,I,io, etc. (index , 1. 1 V, p. 3 1 -3 2 ) ;
XIII, 4 i (icAjJÜI ijt't *s) (2) (cf. Faqîh,
1 83 ) ; Bakrî, i 3 g, etc. (index).
(1) Cf. la Dâr oui hijrah (au 277/890) Qarmate , près
d’al Koüfah (Goeje, Carmalhes, Leide, 1886, p. 3 i).
Eu dehors de cette région : voir L. S. , 76.
7
50
L. MASSIGNON.
ZaMAK., 2 0, 1 /lO.
Yaq., IV, 321-327, 121 (in-
dex B . G. A., VIII, P . 44 i).
Ia.,I, 5 o,etc. (index, p. 797-798); L. S., 76.
Marj ous sibakh,
Position : Entre al Qâdisiyah et Khaffân.
Bibliographie : Tab. , 1 , 2 1 8 4 , 2187.
Mosayyib, .
Position : Cf. pl. I.
Historique : Nâhiyeh du caza de Kerbéla.
Bibliographie : Sn., 290; citée pour mé-
moire (cf. L. S., 7/»).
- « 9
Al Moghaytbah, XJyuàii .
Position : Sur la route du hajj , après al
'Odayb, dans la direction de la Mekke : à
2 4 milles d’al Qâdisiyah et 32 d’al Qor'â*
(Yaq., IV, 585).
Historique : Wadi Abulm'ris de Niebuhr,
Meghritsah des cartes (Stielebs, Atlas,
1 906, carte 69 a).
Bibliographie : Vers d’AL Tjlanî al Hijâzi
(ap. Hamd. , 218).
I KH. , 126.
Ya'qoûbî , 3 1 1 , 34 1 .
BaLADH. , 371.
Ir., 175.
Qod. , 186.
Hamd., i83.
M., 108, 261, 253 ; Bakrî, 553 , 706.
Ia., VII, 227; IX, 378.
Al Moqassât(?), oLaJUl.
jm p (sic) jjg . jül gÜL ^ jla ( JLft
jjos j^aJLÎl pj jja3 pî
(Shaboshtî).
Al Manâbidh,
Position : (Yaq., IV,
643 - 644 ).
Bibliographie : Vers d’AL Mosayyib ibn
*Alas, j-Ac (vivait vers 5 60; cf. Aghanî,
XXI, i 3 a, 1 33 ) ou d al Motalammis (même
époque), ap. Yaq., L c. (cf. Idem, IV, 473).
Nom orthographié :
i° (sic) ap. Hamd., i 4 i (itinéraire
incompréhensible) et a 3 o (cf. Ia., I,
45 o, 45 1).
2 0 (ap. Yaq., IV, 473) (même vers).
Najrân oui Koüfah, XijJSÎ
Position : (Tab., II,
922);
Yaqoût pense différemment :
(Jx IflJuO Uô 0JO
(Yaq., IV, 7 5 7 ).
Historique: Colonie des chrétiens expulsés
'du Najrân (Yaq., L c.).
Bibliographie : Vers de 'Obayd Allah ibn
al Hodayl al Harithî (marUiIyah de c All)
(Yaq. , l* c.).
Tab., II, 922 (année 76/695).
An Najaf, .
Position : j&ï
(Yaq., IV, 760).
Historique : Tombe de 'Ail ibn Abi Tâlib,
à &j$ 3 1 ob*? (Zamak., 1 5 3 ).
Actuellement, caza du vilayet de Bagdâd et
résidence du qâïmmaqâm (Sn., 296,
3 oo) (L. S., 76-78); cimetière célèbre
de .
51
MISSION EN MESOPOTAMIE ( 1907 - 1908 ).
Bibliogi'aphte : Vers d*AL HimmÂnî (cf.
Yaq., /. c.).
Vers d'IsHAQ ibn Ibrahim al Mawsilî (au
Khalife al Wâthiq, 227/84 1-232/846).
Vers d’un Koûfî, Honayn ibn Baloû* al Hirî
( vers 105/723-125/742), ap. Aghanî,
II, 116 :
oLsâJI bt
Ya € qoéb1, 309.
FaqIh, i 63 , 177, 187.
Ir., 108.
Tab., I, 853 , 890, 2 o 38 , 2 t 84 , 2253 -
2261, 2264, 2290, 2339; II, 766,
747, 1652; III, 182, 254 , 1407.
Aghanî, II, 116; V, 88, 121; VIII, 161.
IX, 1 17; XI, 24 ; XXI, 126-127; Bax-
rI, 1 64 , 3 o 2 , 354 , 364 , 573.
Ia., I, 191, 287; II, 355 , 375; V, 166;
IX, 4 1 2 .
An Nokbaylah, .
Position : pÜJî JLc .
Historique : Khotbah de e Alï en 4 1/661.
Bibliographie : Marthlyah de Qays b. al
Asaiim adh Diiabbî sur les Khârijites tués là
par Mo'awlyah (ap. Yaq., IV, 771). Mar-
thlyah de 'Obàydàllàh b. Hilal àsh Shay-
banî (Idem, L c.). Cf. Ia., III, 2 3 o, etc.
Nahr Ya'qoüb,
iU^db (Tab., II, 1712).
An Nabrayn,
Ce sont les (Tab. , U , 1 7 1 0,
année 122/739).
Hoür oud Doukhn, jj *&.
Position : Nâhiyeh du caza de Nedjef, à
une heure au sud d’al Koüfah.
Étymologie : Bassin d’irrigation (Yaq.,
IV, 99 5 ).
Bibliographie : Sn., 296.
Al Walajah,
Position : Près d’al Hïrah (cf. Yaq., IV,
9 3 9 )-
Bibliographie : Tab., I, 2 2 3 o.
Yayn,
Position : Point situé à trois nuits d’al
Htrah (Yaq., IV, io 46 ).
7 -
II. PÉRIODE ABBÂSIDE.
I
SAWÂD D’AL KOÛFAH : MOSAYYIB, KIFIL, NÎLÎYEH, NAJMÎ.
MOSAYYIB.
Les planches XL 1 X et L donnent l’aspect extérieur de deux tombes récem-
ment rebâties aux environs de Mosayyib, et visitées le 2/1 mars 1908 : l’imâm
oui Khidhr, et les Awlad oui Moslim. Elles figurent ici comme repères de la route
suivie.
KIFIL (DOU’L KIF1L) {1) .
Le nom ancien, selon Ibn Battoütah (II, p. 96) est Bîr Mallâhah : et, selon la
tradition locale actuelle, an NoUiaylah.
J’y passai les 17 et 18 avril, en pleine période d inondation, le village n’étant
plus qu’un îlot, en allant de Nedjef à Hilleh.
Je n’ai pas à décrire le pseudo-tombeau d’Ezéchiel, dont le cône suraigu
semble pourtant du même style que celui de Shaykh 'Omar As Sohrawardl à
Bagdad (xm e siècle). Il a été complètement refait, et rétrocédé avec la mosquée
voisine aux Israélites qui en ont fait une synagogue, grâce à l'influence de Manâ-
hem, fils de Daniel, le puissant multimillionnaire de Bagdad.
Trois monuments m’ont paru dater du xm e siècle :
i° Le minaret de l’ancienne mosquée, qui sera examiné en détail dans la
partie Epigraphie (pl. XLVII-XLV 1 I 1 ).
2 0 Un mur très curieux, dont l’appareillage a des claveaux de profondeur
double de celle des briques, insérés dans les briques comme des tenons, suivant
un dessin qui reproduit très exactement celui de certains murs de la Mostansi-
riyyeh de Bagdad. Photographie en a été donnée dans le Bulletin de Tïnstitut fran-
çais d’archéologie orientale du Caire, t. VII, pl. I, en bas (cf. p. 81).
(lî Cf. Oppert, I, 2 46. Croquis en marge de la carte Saunders (sheet 3).
54
L. MASSIGNON.
3 ° Attenant à ce mur, un tâq (passage couvert et voûté), supportant un vieux
diwankhàneh (appartement de réception), avec des shâhnishïn, sans doute
anciens (pl. XLVI).
AN NÎLÎYEH (1 > ET IMÂM NAJMÎ (2) .
Quittant. Hilleh par la route de Bghaïlah, le 2 A avrd, la première étape fut
Imam Hamzah (25 avril) pourvu d’une humble qoubbeh
moderne (pl. LI, a).
Le 26 avril, après quatre heures de marche, nous
étions aux ruines de Nïlïyeh. En dehors de tells informes,
I
l
!
\ a étages
T>.
Fig. 11 . — Plan de la mosquée (?) de Nilîyeh.
(Pour les chiffres romains, II = pl. L1 6, III = pl. LU a, IV = pl. LU b .)
W Cf. Balâdorî, 290 (Madlnat an Nil) ; Aboulfîdâ, Géog. trad., II, 271 ; ad Dahabî (ms. Londres,
or. 48*, f" 9 , r°; L. S., 72 , 73 , 80 ); Oppert, I, 246.
(2) Ne pas confondre avec son homonyme, faubourg de Bagdad : cf. Ia., VIII, 280 - 281 ; IX,
254, 44o-443; X, i56, 244; XI, i4o. ’
55
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
il en reste bien peu de chose. Les photographies (pl. LI-LII) et le plan ci-contre
(fig. 1 1 ) en donneront l’aspect.
Au delà d’an Nïlïyeh, en suivant le lit asséché de l’ancien Skalt oun Nïl, le
paysage désertique cessa. Et le bord du lit majeur actuel du Tigre lut atteint, au
hoür (bassin) d’al Borayjyeh, au milieu de grandes moissons d’orge entassées le
long des eaux de la crue, chez les arabes  1 Bou Soltân dont le shaykh Jarrâd
nous accueillit (26 avril).
Le 27 avril, en suivant toujours l’ancien lit du Shatt oun Nïl, après quatre
heures de marche (1 1 h. 1 A - 3 h. 1/2 à la turque), fut atteinte la ruine dite
rrlinâm Najmï».
Cette ruine, une des plus curieuses de cette partie de la Mésopotamie, a été
signalée déjà, et croquée en marge de la carte Saunders (sheet A). MM. Sarre et
Herzfeld, deux mois avant moi, y passèrent, et en firent, m’ont-ils dit, letude.
J’en donne ici simplement six photographies (pl. LIII-LVIII) :
a. Pour les quatre faces.
b. Pour une ancienne porte, qui parait à demi ensevelie (lace est).
c. Pour l’aspect intérieur.
Cette ruine est certainement de la dernière époque 'abbâside, au plus tôt
(xiii* siècle?)
L’intérieur est actuellement tapissé de graffiti très curieux donnant les divers
wasm (marques de propriété) des tribus arabes qui parcourent les régions
voisines.
La liste (avec les signes) de ceux que j’ai pu relever a été publiée déjà (ap.
Revue du Monde musulman, 1908).
Cinq heures plus tard (8 h. 1/2 à la turque), la caravane atteignait à Bghaïlah
(Xkfjo) le bord même du Tigre.
56
L. MASSIGNON.
II
SAWÂD D’AL BASRAH.
Parmi les ruines anciennes d’al Basrah, concentrées à 2 heures, à cheval
(cf. Sal Nâmeh du vilayet de Basrah, bilingue, turc-arabe, année 1811/1893,
p. 80) à l’ouest-sud-ouest de Basrah la Neuve (fondée au xvn e siècle, mosquée
de 'Abd Allah Bash A'yân), autour du tombeau de az Zobayr ibn al 'Awwâm, un
des dix ashüb al Moubashsharah du Prophète (comme Talbah), nous suivrons la
liste donnée par Ibn Battoütah (II, p. 8-1 5). L’ancienne enceinte qu’il a vue,
lors de sa visite n’est plus repérée de loin en loin que par des pans de murs.
i° Le minaret qu’Ibn Battoütah décrit ainsi :
JJU LJ le sLü IgJL* (^1) 1 4 -sLt
fi .
i^JUs y* yb J J-üii y**», (pi. LIX).
2 0 Ibn Battoütah cite ensuite onze tombeaux visités par les pèlerins : de
Talbah ibn 'Obayd Allah (avec coupole II, i3; cf. pl. LXIII), d’az Zobayr ibn al
'Awwâm (II, i4), de Halïmah as Sa'dlyah, d’Abou Bakrah, d’Anas b. Malik, d’al
Hasan al Basrï (II, 1 5 ; cf. pl. LX-LXI), de Mohammed ibn Slrin (f 1 10/728 :
Ia., Y, 1 15), de Mohammed ibn Wasi', de 'Otbat al Ghoulâm, de Malik ibn Di-
nar, de Habib al 'Ajamî et de Sahl at Tostarï : les cinq premiers sont des sou-
ljabâ (dont la nourrice du Prophète); le sixième et le septième des Tâbi'yïn; et
les cinq derniers sont des shavkhs soüfis (1) .
U) Tous sont des soüfis célèbres, biographies par la Nafahât oui Ons de Jâmî et les Tabaqàt oui
Koubrâ de Sha'rawî. Pour Sahl at Tostarï, en particulier, je dois signaler et résumer ici les indica-
tions détaillées que fournira sur lui mon ouvrage sur La Passion d’al Hallâj (cf. un article sous le
même titre, paru ap. Mélanges Derenbourg , 1909, p. 6-7 du tirage à part), car son rôle, fonda-
mental, dans la formation de la théologie morale (doctrine de la Tawbah fardh) et de la théologie
mystique (méthode de la Wilâyah bil iktisâb) a été jusqu’ici plutôt méconnu et altéré. II est mort
en 283/896 (date la plus sûre selon as Soulamî, Tabaqàt ous Soüfïyah, ms. KB., Berlin, 9972,
p. 44 a ), sa biographie, rédigée par Aboul Hosayn oui Himsî sous le titre de Bahjat oui asrâr, nous
a été conservée partiellement dans la Risàlah d’al Qoshayrï (I, il 1 ; IV, 171 de l’édition commentée
par al c Aroüsï). Ses principales idées ont été professées après sa mort par les Sahliyah, puis par les
Hallâjiyah, ordre fondé par son ancien khâdim al Hosayn ibn Mansoür al Hallâj, et les Sâlimiyah,
57
MISSION EN MÉSOPOTAMIE ( 1907 - 1908 ).
«
3° Aux planches déjà citées se trouve jointe la reproduction d une citerne
ancienne, ad Dirhêmiyeh, située au tiers de la route de la tombe d’al Hasan al
Basrï à celle de Talhah (pl. LII).
Ces vues ont été prises au cours d’une rapide reconnaissance effectuée en
voiture avec une nombreuse escorte imposée par le walï de Basrah (quinze
jours auparavant le shaykh d’az Zobayr avait ete assassine) le meicredi 1 1 dé-
cembre 1907.
A la fin de ces notes, simples notices explicatives des planches et des pians
quelles accompagnent, je dois ajouter quelques mots. Tout mon souvenir, toute
ma reconnaissance vont aux amitiés lointaines, dont laide constante et fïdele
m’a été si précieuse, si douce, pendant tout mon voyage, la-bas : avant tout, aux
deux Sayyid , ash shayMi Mahmoüd Shoukrï al Aloüsï, professeur à la mosquée
de HaïderUiflneh, à Bagdad, et al Hajj 'Alï 'Alâ oud Dîn ibn No'mân al Aioüsl,
ancien qadhï de Ba'labakk, élu depuis député de Bagdad ; puis à Mohammad Râoüf
Efendi Tchâdirjï Zadeh, ancien secrétaire général du vilayet, maintenant qâïm-
maqàm de Khorasân; à M. Gustave Rouet, alors Consul de France a Bagdad;
et au R. P. Anastase Marie de Saint-Élie, le savant philologue bagdadien, de
l’ordre des Carmes, qui fut mon compagnon de route à mon retour en France.
disciples de son autre élève, Ibn Sàlim. Ses ouvrages, dont il est donne trois titres (ap. Fihrist , I,
186), ont pu encore être lus au Caire par Kharkoüshi (t 407/1016, ap. lakdib oui asrâr , ms. KB.,
Berlin, Spr., 83 s, p. 119 b) à la fin du iv e siècle de l'hégire. Des J 5 L-; à lui attribuées figurent
au catalogue de la bibliothèque Kôprülii 11 0 727 (Stamboul, cf. Bibl. As ad Efendi n° 1623). Je cite
pour terminer ce beau mot, qui est de lui (ap. Sha'rawî, Tabaqàt oui Koubrà, I, 76, de 1 édition
de i 3 o 5 ), et qui est si connu en Islam : sur la qiblah : Âkxi <-aXaB
Mémoires, t. XXVIII.
8
INDICES 11
I. BIO-BIBLIOGRAPHIE.
NOMS DE PERSONNES ET TITRES D’OUVRAGES (ARABES).
Nota. — Les noms des auteurs cités dans la table d’abréviation* (p. 3i -3a) sont ici * précédés d’un astérisque, et
suivis de leur sigle [entre crochets] : on ne donne ici que leurs citations en dehor » des pages 3a-5i.
A
e Abdoul Hosayn Karbalàyï (Sayyid), 4n. i, 27 .
Àboulfidâ ( Taqrvïtn oui boldân ), 54 n.
* Aghânx (Kilâb o«/), cf. Isfahànî (Agiiânï).
'AU ibn Abi Tâlib, 45 b , 49 4, 5o b, 5i a, 56.
'Allây Efendi, 27 n.
Aloüsl Zâdeh : Mahmoüd Shoükri Efendi,yii,
5 7 .
* : al Hâjj c Alï Efendi, 57 .
'Amr b. Matlà et Shbâ b. Yôhannâ (éd. Gis -
mondi, Rome, 1896 - 1897 ), 39 b.
Anas b. Mâlik, 56.
Anastase Marie de Saint-Élie (R. P.), 4 n. 1 ,
. 5 7-
'Aqoüh ( c Abd Allah), vu.
'Arabi (Ibn oui), 5.
* c Arîb Qortobï ( c Ar!b), 3i et seq.
*Athîr(Ibn oui) (Ia.), 32 et seq., 54 n. #
Azdî (Aboul motahhar), 46 0 .
B
Badroün (Ibn), 36 b.
Bakjat oui asrâr , 56 n.
Bahr oui 'ouloüni Najafl (Sayyid), 4 .
Bahram V Gôr, 36 a.
Bakrah (Àbou), 56.
*Bakrl, 3i et seq. (Bakrî).
*Balâdorï, 3i et seq. ,54 n. (Baladh.).
Bandanîji ( c Isâ), vu.
Battoûtah (Ibn), 3, 36 a, 46 b, 56.
Bayhaqï, 36 4.
Bell (Miss Gertrude Lowthian), App.
Beylié ( Général L. de), iv, 8 .
Birdawî, 26 .
Bostânl ( Botros ) ( Dâyrat oui maârif) , 3 2 a , 3 7 4.
G
Carmischal, 3, 8 .
Chauvin, 4o a, 45 4 .
Clermonf-Ganneau, 8 n. 2 .
D
Dahabï (ad), 54 n.
Dâoüd (Abou Bakr Mohammad Ibn) ?âhirî Isfa-
hânî, index II, n.
Damnas (F.), 9 n.
Dieulafoy (Marcel), iv n. i,vi, 4 , 9 , App.
Duval (Rubens), 39 4.
E
Ézéchiel, v, 53.
F
Fahd Bey, 2 , 27 .
*Faqïh (Ibn oui) (Faqîh), 3i et seq.
Fihrist ( Kitâb oui) (Ibn oun Nadïm), 57 n.
Fotoühât oui Mahhyah (cf. Ibn oui c Arabï).
*
O L’article initial arabe al est supprimé dans les trois indices.
8 .
60
L. MASSIGNON.
G
Girard (J.-M.), 9 n.
Goeje (J. M. de), 49 4 n.
Guidi (Ignazio), 33 a n., 35 an., 39 a-b.
H
Habib 'Ajamï, 56.
Halïmah Sa'diyah, 56.
Hallâj (Hosayn b. Mansoür), 56 n.
Hallâjiyah, 56 n.
* Hamasah (Hauasah), 5, 3 i et seq.
Hammâd, 26 .
*Hamdânï (Hamd.), 3i.
Haqqï Efendi, 9 .
Hasan Basrî, 56, 57 .
*Hawqal (Ibn) (H.), 3i et seq.
Herzfeid (Ernst), iv, 55.
Himsî (Aboul Hosayn), 56 n.
Hind fAncienne, 4 o a.
Hind la Jeune, 6 , 4o a .
Hoffmann, 33 a n.
Hosayn b. 'Ah b. Abx Tâlib, 4 n. 1 , 27 n. j .
Hosayn Dâkir Efendi, 5 , 9 .
Huart (Ci. I.), 37 a.
I
* Isfahânî (Aboui Faraj) (Aghânî), 5, 3i et seq.
* Istakhri (L), 3i et seq.
J
Jâhiz, 36 a.
Jâmi, 56 n.
Jâmi ' oui anwâr, vu.
Jarrâd, 55.
Jean d'Éphèse, 35 a n.
* Jobayr (Ibn), 32 et seq.
Josué Styiite (Pseudo), 35 a n.
Juynboli (édit, des Marâsid oui ittilâ '), 36 b -
37 a-b , 42 a.
K
Kharkoûsbî, 67 n.
* Khordâdbab (Ibn) (Ikh.), 32 .
Kiepert (H.) ( Ruinenfelder ... von Babylon ,
i883) (Kiepert), j , 3.
Kitâb ouz Zohrah , index H, n.
L
Lammens (Henri), 9 , 35 a-b, 4 i 4 .
Land, 35 a n.
*Le Strange (Guy) (L. S.), vu, 3i n., 54 n.
M
Mahârib, 27 .
Mâlik ibn Dinar, 56.
Manàhem ben Daniel, 53 .
Mansoür (Abou Ja'far c Abd Allah), 36 a, 47 b .
Maqrîzî ( Khitât) , 36 a.
Marçais (W. et G.), 37 a n.
Mas'oüdî (cf. Moroüj).
* (cf. Tanbîh).
Massignon (Louis), vu, 9 , 56 n.
Meissner (Bruno), 9 n. 1 , 28 .
Mez (Adam), 46 a.
Mirza Mahdï Khân (D r ) Za c îm oud Dawlali,
36 4.
Miskawayh (Ibn) (éd. de Goeje), 47 b, 48 a.
Mo'awïyah ibn Abi Sofyân, 5i a.
Mondir b. Ma as Samâ, 45 b.
* Moqaddasï (M.), 22,32.
Moritz (D r B.), 19 n. 1 .
Moroüj oud Dahab , 36 a, 37 a.
Mougei, v n. 1 , 8 , 28 .
Moutajarradah, 5.
Müüer (D.H.), 3i.
N
Nafahàt oui Ons , 56 n.
Nau (F.), 3g a.
Niebuhr (Garsten), vin, 6 , 7 , 32 et seq.
Noldeke, 33 a n., 35 a n.
No'rnân b. Mondir, 5 , 4 i 4 .
O
Okhaydliir (Ibn oui), 3, 4 .
Oppenheim (Fr. Max von), 19 n. t.
61
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Oppert (Jules), 3, 38 4, 48 4 n., 53, 54 n.
Ôstrup (Jon), 3o.
'Otbat Gboulâm, 56.
'Othmân b. 'Affân, 43 4.
P
Parvlz (Khosrou II Parwêz), 36 a.
Payne Smith (R.), 35 a n.
Perceval (Caussin de) ( Essai sur V histoire des
Arabes avant Vhlamume , 18 ^ 7 ), 5, 36 4,
370 - 4 , Ao 4.
Q
$amoü» (Flroüzâbâdl), 4 n. 1 .
* Qcdâmah (Qod.), 3a.
Qoshayrl (Aboul Qâsim), 56 n.
Qotaybah (Ibn), 36 4.
R
Rasâyl , 67 n.
Rashîd (Abou Ja'far Hâroün), 36 a, 4o a-b,
47 a.
Risâlah, 9 , 56 n.
*Rostah (Ibn) (Ir.), 32 et seq.
Rothstein (Gustav), 3i.
Ffouet (Gustave), 8, 57 .
Rousseau (J.-B.-L.-J,), 8 n. 1 - 2 .
S
Sachau, 35 a n.
Sacy (Silvestre de), 33 4, 34 4, 42 4, 44 a.
Sahliyab, 56 n.
Saladin (H.), 6 , App.
Sâlim (Ibn), 56 n.
Sâlimivah, 56 n.
* Sâl Nâmah (Bagdad) ( Sn.), 4, 5.
( Basrah ), 56.
Sarre (Friedrich), iv, 55.
Saunders (Trelawney) ( Surveys of ancient Ba-
bylon, i885, 6 sheets), 28 , 29 , 4i a, 49 4,
53, 55.
*Shàboshti (Aboul Hasan c All), 32 et seq.
Sham'oün (Shim'oün), 21 .
Shevket Pasha, 29 .
Shinqïtï, 5 n. 1 .
Sinîmmâr, 5, 36 4.
Sïrln (Mohammad Ibn), 56.
Sïrïn (Ibn) ( Târikh ), 3.
Sohrawardî ('Omar), 53.
Soulaml (Mohammad Ibn Hosayn), 56 11 .
Stielers ( Hand Atlas), v n. 1 , 4o 4, 5o a.
Streck ( Die aile Landschaft Babylonien, 1900 ),
vu, 47 a, 49 a n.
Slrzygowski (Josef), 1911 . 1 .
T
\
Tabaqât oui Koubrà , 67 n.
Tabaqât ous Soüjïyah , 56 n.
*Tabarî (Mohammad b. Jarïr)(TAB.), 32 et seq.
Takdlb oui asrâr, 670 .
Tâj oui ' Aroüs (Zabldï), 3.
Talhah ibn 'Obayd Allah, 43 4, 56, 67 .
* Tanbîh wâl fakrâf (Tanbîh), 3, 32.
Tavernier, 6 , App.
Tchadirjî Zâdeh (Mohammad Râoüf), 57 .
Thourayvâ Bey, 27 n. 1 .
Tostarî (Sahl ibn c Abd Allah), 56 et n.
V
Van Berchem (Max), 9 .
Vaux (Carra de), 36 a.
Vollers, 3i, 34 a.
W
W 7 âsi' (Mohammad ibn), 56.
Wâthiq Billah (Abou Ja'far Hâroün), 5i a.
Wiet (Gaston), 36 a.
Wright (W.), 35 an.
Y
*Ya'qoübï (Ya'qoubî), 32.
* Yâqoüt our Roüm! (Yàq.), 32.
Yazdajard, 11 , 5, 43 a.
Z
* Zamakhsharî (Zamak.), 32.
Zobayr ibn oui c Awwàm, 56.
62
L. MASSIGNONi
IL POÈTES.
A
€ Adï b. ar Riqâ% A 2 A.
b. Zayd Tbâdï (f 6o4 et non 689 ), 33 A,
34 b, 36 b , 37 b, 39 a , Ao a, AA b, A 9 a .
Akhtal, AA A.
c Alâ b. Minhâl, 4g A.
c Amr b. Kolthoüm, 36 a, 37 a.
c Amr b. Ma c dïkarib, 35 a.
c Anbawi (Mohammad b. c Omar), 3A A.
c Antarah b. Skaddâd, 5 n. 1 .
c Arabi (Ibn oui), 5 n. 1 .
A c shà, 35 b, 36 b, A3 a-A.
c Asim b. c Amr, 35 A.
Aswad b. Ya c for (voir Nahshalî).
Atühïyah (Aboul) : Isma'ïl b. Qâsim, A 2 a.
B
Bakrb. Khârijali Koüfï, 3a A, 38 a, Ao a, A 6 A.
Bishr b. Rabï'ah Khath'amï, A 6 a.
Bouqayli ( c Abd oui Masïh), 37 a, 39 a, 42a.
D
Dorayd (Ibn), A 2 a.
Dowâd (Abou) Ayâdî, 35 b, 39 a, Ai a, A 2 A.
H
Harmalah Tcâyï (Abou Zobayd), 35 a.
HimmSnï ( c Alï b. Mohammad c Alawï Koüfï ^),
32 A, 37 a-, 38a, A 9 A, 5ia.
Honayn b. Baloü c Hïrï, 5i a.
Hosayn b. Dhahhâk, 32 A, 38 A.
Hosayn b. Sammàn, 39 a.
Hosayn b. Sirrï Koüfï, Ai a.
W Cité par Ibn Dâoûd Zâhirî (■}* 297/909) aux cha-
pitres ni, 1?, vii-ix, xxvi, xxviii, xxxi, xxxviii, xlviii et
l du Kitâb ouz Zohrah : donc en tout cas antérieur au
iv e siècle de l’hégire; ami de Wadhdhâh Koûfî (idem,
chap. xvii ).
I
'Ijlànï Hijâzï, 5o a.
Imrôlqays b. Hojr, 33 a, 38 a, 46 A.
Isma'ïl b. e Ammâr Asadï, 39 a.
J
Jarïr, 39 «, 42 A.
Jomâ c ab Bâriqî, 36 A.
K
Khirniq, 46 a,
Komayt, 48 a.
Koshâjim, 32 A.
M
Ma c n b. Aws Mazanï, A4 a.
Mawsilï (Ishaq b. Ibrahim) , 5 1 a.
Mofarragb (Ibn), 33 a.
Monakhkhal Yaslikourï, 5, A 2 a.
Moraqqish, A 7 a.
Mosayyib b. 'Alas, 5o A.
Motalammis, 3i, 34 a, 36 A, 45 A, 5o A.
Motanabbi (Aboü't Tayyïb), 33 A, 34 A, Ai A,
42 A, A4 a.
N
Nâbigkah Dobyânï, 33 A, A4 A.
Nahshal b. Harriyï, 33 A.
Nahshalî (Aswad b.YaTor), 33 a-A, 36 A, 42 a-A.
Aboü Nowàs, 32 a, 38 a-A, 39 a, A3 A, A4 a-A.
O
c Obayd Allah b. Hilâl Shaybânï, 5i A.
c Obayd Allah b. Hodayl Hâritkï, 5o A.
c Obavd Allah b. Horr Jou c fï , 45 a, A 7 A.
Q
Qays b. Asarnm Dhabbl , 5 1 a.
Qoutâmï, Ao A.
63
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Salamah b. Jandal, 37 a.
Shammükh, A4 a.
Takhmà Asadï, A 7 A.
Takhïm b. Takhmà Asadï, 4 9 a.
Tharwànï (Mohammad b. c Abd our Rahman),
38 a-A, 39 A, Ao a, 45 A, 46 A, 48 a.
Yahya ibn Khaldoün, 37 a.
III. TOPONYMIE.
NOMS DE LIEUX, DE TRIBUS, DE PAYS.
Nota. — Les formes usuelles ou fautives sont en italiques.
A
'Abbasiyah, pl. I a.
Aboü Laylah (Saghïr), 29 .
(Kabïr), 29 .
c Abs, 49 a .
Addeme [ c Admah], 8 .
Aghwâth, 46 a.
Ahwâz, iv.
Aijân Sâd ['Ayn Sayd), 7 .
Ain Sejvre [ 'Ayn Safïrah] , 8 .
Ain dahhab ['Ayn Dahab], 8 .
A'koush, h 1 A.
À1 Boü Soltân, 55.
Àldile {Athlah), 8 .
Alep [Halab], vi, 1 , 6 , 7 , 8 .
Alkader, 6 .
c Anah , vi.
c Anazah, 2 , 27 , Ai a.
Anbâr, 2 , 32 A, 33 a, 44 A.
Anistar, 34 a.
Anqirah, 33 a.
Ans er roihe [ c Anz our rothah], 8 .
e Aqarqoüf, 43 a.
*Aqr, 48 A.
Arabie, 2 .
Armâth, 46 a.
'Àrïj , 4 1 a.
'Arzam, 49 a.
Atat, 49 a.
Athlah ( Adhle , Kiepert), 32 a.
'Atishân, pl. I, 3o.
Awlâdoul Moslim, pL la, 53.
Ayda'ân, 33 a.
Ayn, 33 a.
c Ayn Bani J l Jarâ, 34 A.
Jamal, 45 a.
Khafïyah, Ai A.
Obâgha, 44 A.
- — - Sayd, 45 a-A.
Shams, 49 A.
(out) tamr, 21 , 34 a, 42 a, 43 a, 44 A,
45 a, 47 A, 48 a.
Zabà, 45 A.
B
Babel , pl. I a, v, 2 .
Bagdad , pl. I, iii-vii, 7 , 8 , 53, 54 n. 1 .
Baghdâdl, pl. I a.
Bâghoülh, 33 A.
Bahr Nedjef, 1 , 28 , 29 .
Bahrayn (lies), 3o.
6 A
L. M ASSIGNON.
Bâkhamrâ [Ohaymir], 49 a.
Balïkh, 3a a, 33 4.
Bâniqiyâ, 49 fl.
Baqar, 49 b.
Baqlqâ, 49 b.
Baqqah, 33 b.
Bariq, 33 a-b.
Basîtah, 49 a .
Basrah (. Basra ), pi. I fl, ni, 1 , 6 , 7 , Ao b, 45 4,
56.
Ba'yat oui Maz'ouq, 39 b.
Bayyâdh, 35 b.
Berdawî (cf. Qal'at Birdawl).
Bghêlah [Boghaylah ou Baghllali : Kiepert]
(Bghaïlah), pi. I a, v, 54, 55.
Bihqobâd, 34 a.
Bîn, 34 a.
Birwoüqatân, 49 a .
Birs Nimroüd, pl. I fl,v.
Boraykyeh ( Borayjyeh ), pl. I a, 55.
Bouqaylali (cf. Dayr c Abd il Masïh), 34 a, 4 7 a.
Boüsalabâ, 49 a .
Burclàn [Bordân], 8 .
C
Chiider, 7 , 8 .
Chaneke [Khanqah] , 7 .
Cœlésyrie, 1 .
Copenhague, vu n. 2 .
D
Damas , 3.
Dâr Abi Thâbil, pl. I, 2 5.
oui Hijrah, 49 b n.
- — - oui Moqatti c , 49 a .
— - Nasroullah, pl. I, 2 5.
Dât c Irq, 4o b.
Dayr c Abd il Masïh, 38 a, 39 a.
'Adhârà, 35 a.
c Alqamali, 3 g a.
- — - A'war, 49 a.
Banî Marina, 38 a.
( Ibn ) Barrâq, 37 4.
Hannah, 38 b , 46 b.
Ilanzalah, 38 b.
Dayr Harîq, 38 b.
Hiud (Koubrâ), 4o a.
Hind (Soughrâ), Ao a-b*
Hïrali, 35 a-b .
Jamàjim, 38 a.
Jara c ah, 38 a.
Kliorârah, 43.
Loujj, 39
Mâr (Mar) c Abdâ, 3 9 4.
Mâr Fâthlyoün, 39 4.
Mâr[a]t Maryam, 3g 4.
Maz'oüq, 39 4.
— Qorrah, 49 a.
Sarjis wâ Bakkous, 38 4.
Sawâ,. 3g fl.
Shâ, 3 g a. ^
(Ibn) Wadhdhâh, 38 fl.
Vazdajard, 43 a.
Détr ( Ed ), vi.
Dhârij, 33.
Dhayfar, 4,43 4.
Dhohnah, pl. I, 26 , 3o.
Dirhëmiyeh , 57 .
Diwâniyeh, v, 29 .
Diyârât oui Asâqif, 38 fl, 47 4.
Doü Qâr, 4o 4, 45 4.
Doül Kifil , 53.
Doümâ, 37 4.
Doûmat oui Hïrah, 3, 37 4.
oui Jandal, 3, 4.
Doürân, 4g fl.
Dsjabbel Buschlr [Jabal Boüsliïr], 8 .
Dsjarri Zade [ Tcharî Sa'deh, Karl Sa c îdab] ,
Dsjüb gannem [Joubb ghanaru] , 8 .
Dsjürtemi [ Jorthomï ] , 8 .
E
Ëp 0 a (Glàucus, ap. Nôldeke), 35 fl.
Euphrate [Forât], 1 , 2 .
F
Fayyoüm, 46 a, 48 a.
Felloüjah , pl. I fl.
Firoüzsâboür, 32 4, 33 a.
Forât Badaqlâ, 34 a.
France, 57 .
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
G
Gaim [Qâym], 8.
Ghadbârî, 8, 46 V
Ghâdhirîyah, 48 4.
Ghadîr, 38 a, 45 4.
Ghamr, 46 a.
Gkânim, 4i a.
Ghariyâni, 45 4.
Ghassânlyln, 1 .
Ghoudhdhâ, 4o 4.
Gowerlik [KJiawarnaq, Kiepert], 28.
H
Habhâniyab, 4 9 4.
Haïderkhâneh , iv, 67 .
Hakkah, 49 a.
Haleb (cf. AUp).
Hammâm A'yfin, 49 a.
Hamd [Hamdli], 8 .
Haimânak, pl. I.
Harâm, 49 a.
Hurawrâ, 34 4.
Hashimïyah, iv.
Bawâtim, v, 9 , 28 .
Hawz, 49 a .
Hâyr, 48 4.
Hayr, 35 fl.
Hazn, 45 4.
Heiaddi [Hiyyâdklyah] , 8 .
Het [Hit], 1 .
Hilleh, pl. I, v, 3, 7 , 54.
Hindlyeh, pl. I, 28 .
Hîrah, vi, 2 , 4, 5 , 6 , 28 «-4, 34 a.
Hïrâtân, 35 fl.
Hisyân, 35 a.
Hit, pl. I a, iv, vi, 2 , 7 , 46 a, 48 a.
Hïyâdhîyah, 35 a, 4 1 a.
Hodhoüdh, 49 4.
Hormozjard, 34 a.
Hosayniyeli (canal), pl. I, i, 2 , 26 , 27 .
Hôssiân [Hisyân], 8 .
Hoür oud Doukhn, 5i 4.
1
Imâm Ahmed ibn Hâsliim, pl. I, 22 , 2 5 et n.
Mémoires, t. XXVIII.
Imâm Hamzah, pl. I fl, v, 54.
Najml (cf. Nejmî ).
e Imâs, 46.
c Irâq , 3 , 26 , 27 n. 1 .
Isba c (et Kliaffàn).
Iskenderïyeh, pl. I fl.
c Izzîvah, 4i a.
J
Ja ârah , pl» 1 , 28 .
Jabbânah, 49 fl.
Jafr oui Amlâk, 34 4.
Jawsaq oui Kharib, 34 4.
Jorf Sindâd (cf. Sindâd).
Jorthomï, 34 4.
Joumjoumeh , pl. I, 38 fl.
K
Kàa abul fiàd [Qâ'ah Aboül Fiyâdh], 8 .
Kâfir (pont), 35 fl.
Kaiwâdah, 45 4.
Karbaîâ, pl. I, v, 4, 7 , 1 1 , 21 , 26 , 27 , 48 4,
49 a.
Kerbéla (cf. Karbalâ).
Khabb, 4 g a.
Kkaddou’l 'Adrâ, 49 a.
Khader , 7 .
Khaffàn, 35 4, 45 4, 46 4, 5o a.
Khân Abi Shifâyah, pl. I.
Hammàd , pl. I, 28 .
Jad'ân (Jethain), pl. I, 28 .
■ Mosallâ, pl. I, 28 .
Soubbah, pl. I.
Kharbïyali, Ai a.
Khawarnaq, pl. I, v, 2 , 5 , 28 , 29 , 36 a-Z^b,
39 4, Ai 4, 42 «.
Khaybar, 4, 21 .
Kherôb, pl. I, v, 2 5.
Khidhr (Imâm), pl. I, 53.
Khodei % 8 .
Khorasân (Ba'qoûbâ), 57 .
Khoraym, 49 4.
Khorrarah, 43 a.
Khosoüs, 49 a.
Khoss, 49 4.
9
66
L. MASSIGNON.
Khozaymah, 34.
Kifil (Dou’l Kifl), pl. I , v, vi , 7.
Kobase [Kobaysab], 8.
Kosar [Qosayr], 7.
Koüfah , pl. I , iv, v, 3 , 7, 28 , 34 a, 49 a, 5o a .
Koüfân, 4 9 A.
Koüh oui Baglighâl (?), 5o a.
Koumayl, pl. I.
Kounâsah, 49 a.
Koüt, pl. I a, v.
Kowàbde [Kowaybdah], 7.
Kowairij (Koweiresch , planKoLDEWEY, mârz 1908),
P i. 1.
Knfa (voir Koüfah).
Kussur-el-choên (Qosoür oui Ikhwayu), 8.
L
Lahas y 8.
Lahyân, 35 a.
Lakhmïyïn, 1, 4 a.
La'Ia', 33.
Lisân, 49 b.
M
Mahmoüdïyeh, pl. I a.
Makhdhah, pl. I.
Manâbidh, 5o 4.
Manai [Mâni'i], 8.
Mandaràwï, 4i a.
Marübidh, 5o 4.
Marj ous sibâkh, 5o a.
Marseille, m.
Mazloüm, 4i a.
Mechhed (cf. Meshhed).
Médine, 3.
Mekke, ho b, 5o a.
Meshhed c Ah (cf. Najaf), 6, 7, 8.
Meshhed Hosàîn (cf. Karbalâ), 2.
Mirdjâniyeh (medreseh), vu.
Mobàyidh, 5o 4.
Moghaythah, 5o a.
Mohammerah, pl. 1 a, m.
Mohawwal (Canal), pl. I.
Montafiq, v.
Moqassât(?), 5o a.
Morte (Mer), 1.
Mosayyib, pl. I, 5o a , 53.
Mosharriq, 49 4.
Mostansirïyah (medreseh), 53.
Moushyah, 49 a.
Mowaylhah, 4 1 a.
N
Nahr oui Qâdisïyah, 46 4.
Ya'qoüb, 5 1 4.
Nahrayn, 34 a, 5i 4.
Najaf, pl. I, v, vi, 4, 5, 6, 7, 16, 25, 28,
39 b, 4o a,4i a, 47 b, 5o 4-5 1 a-A.
Najrûn oui Koüfah, 5o 4.
Nammàriq, 4g 4.
Nars (Canal), 49 4.
Nashâstaj (Canal), 49 4.
Nawâyh , 48 4.
Nedjed [Najd], 2,44 a.
Nedjef (cf. Najaf).
Nejmi [Imam Najniî], pl. I,v,vi, 54, 55.
Nil (Shatt oun), pl. I, 54, 55.
Nïlïyeh, pl. Ia,v, vi, 54.
Nisâb, 4i a.
Nistar (cf. Anistar).
Niynawâ, 48 4.
Nokhaylah, 344, 39, 5i a-4, 53.
Nohnànîyah, 49 a n.
Nossoükh, 49 4.
Nou'mabâd, 4g a.
O
‘Odayb, 43 4, 44 a-4, 46 a, 5o a.
Ofaqah, 49 a.
Ohaymir, 3, 49 a.
Okayrâh,32 a-4, 39 4.
Okhaydhir (château) ('Iraq), pl. I, v, vi, 2-21,
25, 27, 3o, 32 a, 4i 4, 43 4.
(oüâdi) (Hijâz), 3.
c Omayr oui Lousoüs, 44 4.
c Omr, 44 4.
Mar Yoünân, 32 4.
Oqaylibah, 44 a.
Othayr, 49 a.
Oüfidfr Rohbân, 4i a.
67
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Oûâdi'r Robaymah, 4i a.
OüâdPs Salâm, 5o 4.
Tobal , 4 7 4.
Oumm oui Gharrâf, pl. I,v, vi, 29-30.
P
UaXXaHÔTtTS zrojxfxèe (Arrien , VU , 2 1), i , 7.
Paris, vu.
Phénicie, 3o.
Port-Saïd, 111, vi.
Prome, 8.
Q
Qâdislyah, pl. I, 21, 46 a-4, 48 a, 49 4.
QaFat Birdawl, pl. I, v, vi, 26-26, 48 4.
oud Dibâb, 49 a.
Shâdi (Shaykh Ja c ad), pl. I a.
Sham'oün, pl. I, v, vi, 21-22, 48 4.
QanStir Bani Dârâ, 49 a.
Qautarat oui c AtIq, 48 4.
oui Hïrah, 35 4.
oui Koüfah, 49 4.
oui Qâdisïyah, 46 4.
Qarmates, 3, 36 a, 49 4 n.
Qasr (Babel), v.
Abïi Khasïb, 38 a, 39 4, 47 a-4.
oui Ahyadh, àj a.
- — oui ‘Adasiyïn, Ivj a-4.
Banï Bouqaylah, 47 a.
oui Firs, 35 a.
oui Koüfah, 5o a.
Moqâtil, 42 a, 47 4, 48 a.
Nosret Pâshâ, pl. I a.
Shîrln, pl. I a.
Siddâh , pl. I.
Ibn Wardân, 190. i.
Qasroümïyah, pl. I, 2 5.
Qatawân, 49 a.
Qâym, 8.
38 4, 46 4.
oui Wâthiq, 46 4.
Qobâb AblNowàs, 39 a, 43 4.
Qobr [Qabr] Hammâd, pl. I, 26.
Qodays, 47 a.
QoHàyat oui Qass, 48 a.
Qonâfiyah, 49 4.
Qorayât, 47 A, 48 a.
Qosayr, pl. I, 21.
Qotqotânah, 4o 4, 45 a, 47 4, 48 a.
Qoubbat oui Koüfah, 47 a.
ous Sounnalq, 46 4.
Qouss oun Natif, 49 4.
Qoussin, 49 a.
R
Rahâme [Rohaymab], 8.
Bahhâliyah, pl. I, 1, 5, 25, 26, 4i a.
Ramâdlyeh, pl. I a.
Râmih, 4i 4.
Raqraq, 49 4.
Ras oui *ayn, 21, 26, 4o 4, 43 a, 45 a.
Râsib, 4o 4.
Rawq, 4i 4.
Razzâzah, pl. 1 , 2 , 25, 27, 4i a.
Rezzâzah (cf. Razzâzah).
Rif, 4i 4.
Rohaymab, 4i a-4.
Rohbah (Bas-Euphrate), 6, 4i a, 47 a.
Rohbân, 4i a.
Rosâfat oui Koüfah, 4i a.
Rotge [Rotqalr], 8.
Roühâ, 35 4.
Ruchba [Rohbah] (Haut-Euphrate), 8.
S
Sadir, 4, 5, 36 a, 37 4, 38a, 3g 4, 4i 4, 42 a.
Saharedsch [Sahârïj], 8.
Sahlah, pl. I, 4g a.
Sabra, 49 a.
Sa'ldah, 1, 42 a.
Sâlihîn (cf. Saylahoün).
Sâmarrâ, îv, 8.
Samàwah, 42 a-4, 45 4, 48 a.
Sarîfoün, 43 4.
Sa e sa*ah, 49 a.
Sawâdïyah, 49 a.
Sâwïd, 4t a.
Saylahoün, 34 a, 43 a.
Sckaekra [Shakrah], ^.
Schdbêd [Shoubayt], 8.
9 *
68 i
Shâhyi, Ù 9 4.
Shakoürah, 46 J.
Shâmïyeh, 1 , 2 .
Sham'oün, 43 b.
Shaqàyq oun No'mân, 35 a.
Shaqïq, 4i a.
Shethâlak (voir Shifâtïyah).
Shifâtïyah (Shifâthâ), pl. I, v, vi, 2,4, 5, 8 ,
21 - 27 , 4i a, 43 a, 45 a.
Shirâf, 4o b .
Shithâtah (voir Shifâtïyah).
Sho'ayb, 4i a,
Shoqoüq, 34 a.
Shoümiyà, 49 a.
Sindàd, 42 a-b.
Sinn oud Dobbân, pl. I a.
Sinnïn, pl. I, 6 , 29 , 43 4.
Soulâm, 42 a, 4 7 6 .
Soüq Yoüsof, 49 a.
Syrie, iv, 2 .
T
Taboûk, 3,
Taff, 43 b , 45 4, 48 a.
Tagab el dsjamüs [Taghab oui jâmoüs], 8 .
Taiebe [Tayïbah], 8 .
Tâjïyab ( Tajeea ), 4g 4.
Tall Bawannâ, 49 a.
Tamàr, 49 a.
Tarïq Makkah, iv.
Khorasàn, pl. I a, iv.
Tâyzanâbâd, 38 b, 43 4.
Tchari Scfdeh ( Dsjarri Zade ), 1 , 7 .
L. MASSIGNON.
Teymâ, 3.
Tha c labïyah, 34 a.
Thalmali, 29 .
Thawïyah, 34 4,
Tigre, ni, iv, v, 4g a, 54, 55.
Tomâl [Tomayl], 8 .
Tuhtegâne [Toqtoqânah], 8 , 43 4, 48
Turquie, ni.
U
Uklet Hauran [ c Oqlat Hawrân], 8 .
Uni Grân, 7 .
W
Wadi Abul mri$ [Moghaythah] , 7 .
Wahhâbites, 11 .
Walajah, 5i 4.
Wâsit, iv, v, vi, 45 4.
Y
Yamâmah, 3.
Yayn, 5i 4.
Z
Zawrah, 4g a.
Zayd Awlâd Sawhân, 49 a.
Zaydân, 49 a.
Zobayr ( Zobeïr , Zobeier ), pl. I a, 7 , 56
Zorârah, 49 a.
APPENDICE.
I
Nous sommes heureux d’annoncer qu’une nouvelle sérié de documents sur al Okhay-
dhir a été recueillie; sa publication, qui est prochaine, permettra de vérifier si Ion
est bien là, comme nous l’espérions dès 1908, en présence du crmissing linkn anté-
islamique, depuis si longtemps cherché pour relier l’architecture militaire sassanide
aux châteaux omayyades du limes syrien. Miss Gertrude Lowthian Bell, connue des
hellénistes pour ses belles recherches d’archéologie classique h), a visité al Okhaydhir
un an après nous, en mars 1909; et elle vient de lui consacrer un article ( The vaulting
system of Ukheidar, ap. The Journal of Hellenic Studies, XXX, 1, London, Macmillan,
May 9 th 1910, p. 69-82, with two. plates), et une conférence ( The Persian Palace of
Ukheilhar, summary of Miss Gertrude Bell’s communication [at] the British School at
Rome [Palazzo Odescalchi], May 1910).
Nous regrettons seulement de laisser au lecteur le soin de compléter et de rectifier
nos données au moyen des nouvelles indications de Miss G. L. Bell , que leur date trop
tardive ne nous a pas permis d’utiliser dans le corps du volume, dont la mise en pages
est terminée. Nous observerons seulement que :
i° On corrigera utilement notre plan général d’al Okhaydhir (pl. II, dont Miss Bell
a connu les réductions, cf. son article, p. 69, n. 1 ) au moyen de la planche X annexée
à l’article de Miss Bell. Mais, pour adopter définitivement les intéressantes rectifica-
tions qu’elle y apporte, il convient d’attendre que Miss Bell ait publié son carnet de
mesures (cf. ici p. 1 9-20).
2 0 Voici la concordance des figures publiées dans son article avec les planches
publiées ici même :
Fig. 1 = plan de la petite construction photographiée pl. IV, b .
Fig. a-3 = ici, fig. 5 et 6, p. i3.
Fig. 4-5 = pl. XIII-XV.
Fig. 8 -pi. XVI.
F >g- 9 = pb XII.
Cf. Notes on a joumey through Cilicia and Lycaonia , ap. Revue archéologique , 1 906 , t. VII, p. 1, 385
et seq., et t. VIII, p. 225, 390 et seq.
70
L. MASSIGNON.
Les figures 6, 7, 10, 11, 12, À-B (pl. XI) n’ont pas de planches correspondantes
dans ce volume. Il faut remercier à ce sujet Miss G. L. Bell du choix tout à fait remar-
quable de types de voûtes qu’elle nous y donne en photographies.
3 ° Les développements très intéressants où entre Miss G. L. Bell, dans les conclu-
sions archéologiques de son étude sur al Okhaydhir, sont à lire de près et à méditer.
Historiquement, j’avouerais que l’hypothèse d’une influence hellénistique par l’inter-
médiaire d’un architecte syrien ( loc . cit., p. 76) me paraît, pour le moment, insuffi-
samment étayée, appuyée tout au plus sur l’hypothèse chronologique d’une origine
omayyade, quelle sert précisément à consolider.
Il ressort plutôt des nouveaux data dus à Miss Bell que al Okhaydhir est bien avant
tout sassanide. Et leur publication in extenso , que nous souhaitons prochaine, confir-
mera dans 1 ensemble, nous n’en doutons pas, les conclusions suivantes de M. Marcel
DieulafoyW :
...Le château d’Al Okhaïder confirme les connaissances que nous avait données l’élude des
châteaux voûtés du Fars, de la Mésopotamie et de la Syrie et des monastères coptes antérieurs à
1 hégire, et les complété en bien des points. Il semble que l’architecte ait voulu rassembler dans un
seul édifice toutes les formes de 1 architecture civile et de l’architecture militaire éparses dans les
monuments déjà connus.
Les murs d’enceinte présentent des galeries casematées au-dessous du chemin de ronde, des
archeres très déclives qui rappellent les organes les plus perfectionnés des remparts de Suse
et d’Assour.
franchit -on la porte, on pénètre dans une salle divisée en trois nefs par des colonnes massives
qui ressemblent aux colonnes sassanides à chapiteau -tailloir, et notamment à celles du palais de
Sarvistan. Les demi-coupoles sur trompes de ce même palais se rencontrent ici dans la cour et elles
soutiennent une galerie en encorbellement. Les trois nefs dont il vient d’être parlé sont voûtées en
berceaux elliptiques au grand axe vertical, montés par assises horizontales jusqu’au point de rupture
et par tranches sans l’aide de cintre depuis ce joint jusqu’au sommet.
Au cours des fouilles de Suse, j’avais découvert sur la Kharkha un précieux édifice, le Tag-è
Iwan, compose dune galerie voûtee — comme 1 indique son nom — que j’avais signalée comme le
prototype de l’architecture nervée. Des copies exactes existent en France, à l’église de Saint-Philibert
de Tournus (début du xi e siècle) et en Catalogne, à San Pedro de Tarrasa (milieu du x e ). Or, cette
forme si exceptionnelle se retrouve nettement reproduite dans une des galeries d’Al Okhaïder. Là
aussi, les murs sont reliés entre eux par des arcs doubleaux qui, à leur tour, portent des voûtaïns
dont l’axe est perpendiculaire à l’axe de la galerie. A Al Okhaïder, les deux têtes de ces voûtains,
au lieu de buter contre les murs de rive, se terminent par des demi-coupoles sur trompes. C’est la
solution de Notre-Dame du Puy, un peu plus moderne que Saint-Philibert de Tournus.
On sait enfin combien fut tardive en Occident l’adoption des contreforts extérieurs, sauf pourtant
dans les petites églises asturiennes d’origine romano-iranienne, où elles apparaissent dès le milieu
(l) Dont, au surplus, Miss Gertrude Lowthian Bell a déjà accepté et développé le détail (cf. loc. ch.,
p. 72-73^80, ses comparaisons).
APPENDICE.
71
du ix e siècle. Or, tous les murs d’Al Okhaïder sont défendus par des contreforts extérieurs contre
la poussée des voûtes.
A ne considérer que le monument, à quelle époque doit -on le faire remonter, a quelle epoque
faut-il le rattacher? Il appartient à l’école perse sassanide; il ne peut y avoir de doutes à cet égard.
D’autre part, l’emploi des courbes ovoïdes, abandonnées des les premières années de lhegire en
faveur des courbes brisées et des courbes outrepassées, me fait egalement penser que le style nest
pas seul sassanide et que la construction est également antérieure a la conquête arabe, mais de peu
d’années sans doute, ainsi que 1 indique la présence dans quelques galeries secondaires de 1 ogive
persane dont ce serait, au moins jusqu’ici, la plus ancienne manifestation. Je fixerais donc la
construction du château d’Al Okhaïder au dernier quart du vi e siècle. Les caractères si accusés de
l’architecture ne permettent pas de franchir la période de bouleversement social qui suivit le ren-
versement de la dynastie sassanide et d'atteindre au vin* siècle. Et, d’autre part, la construction
d’iin palais fortifié d’une importance aussi considérable dut être longue et reporte l’ouverture du
chantier à plusieurs années avant l’arrivée des Arabes. — ( Ap. Comptes Rendus des séances de V Académie
des imeriptiom et belles-lettres pendant Vannée igog : séance du 5 mars : observations de M. Dieulapoy,
p. 901-202.)
II
Voici, pour compléter la bibliographie d’aï Okhaydhir, le texte complet du passage
controversé de Tavernier dont nous avions donné plus haut le texte abrégé, tel que Ta
reproduit H. Saladin (p. 6) :
[Dans un second voyage en Orient, Tavernier suivit, en i 638 -i 639 , la route d’Alep
à Ispahan, par le désert jusqu’à Balsora (Basrah). Il y signale simplement, comme
étapes : i° à vingt jours d’Àlep, deux puits, où on leur annonce la prise de Bagdad
(effectuée le 26 décembre 1 638 ); 2 0 huit jours de marche plus loin, trois puits;
3 ° trois jours plus loin, deux puits (amers); lx° six jours plus loin, trois mares; après
quoi leur caravane oblique à l’est pour gagner plus tôt TEuphrate, pendant deux jours,
puis cinq jours ;]
Cinq jours après que nous eûmes quité ces deux familles Arabes, nous découvrîmes un grand
Palais tout de brique cuite au feu; et il y a de l’apparence que le pays a été autrefp. 2o5]fois
ferme, et que les fourneaux où on a cuit de cette brique ont été chauffez avec du chaume; car à
quinze ou vingt lieues à la ronde il n’y a pas une brossaille ni un brin de bois. Chaque brique est
d’un demi-pied en quarré et épaisse de six pouces. Il y a dans ce Palais trois grandes courts, et dans
chacune de beaux bâtiments avec deux rangs d’arcades qui sont l’un sur l’autre. Quoi-que ce grand
Palais soit encore entier, il est toutefois inhabité; et les Arabes fort ignorans de l’antiquité ne me
sçûrent aprendre pour qui il a été bâti, ni d’autres singularitez dont je m’informai, et dont j’aurois
bien voulu qu’ils m’eussent, instruit. Devant la porte de ce Palais, il y a un étang accompagné d’un
canal qui est à sec. Le fond du canal est en brique, de même que la voûte qui est à fleur de terre,
et les Arabes croycnl que çà été un conduit par lequel on faisoit passer l’eau de l’Euphrate. Pour
#
72
L. MASSIGNON.
moi je ne sçaurois qu’en juger, et ne puis comprendre comment on pouvoit faire venir de l’eau si
loin, l’Euphrate étant éloigné de ce lieu-là de plus de vingt lieues.
De ce Palais nous tirâmes au Nord Est, et après une marche de quatre jours, nous arrivâmes
à un méchant Bourg, autrefois nommé Cufa, et à présent Meched Ali. . . — ( Les Six voyages de
Jean Baptiste Tavernier . . . nouvelle édition revue et corrigée, 1712. Réimpression V ve Ridou,
Paris, 1726 : t. I, îiv. II, p. 2o4-2o5.)
ERRATA.
Page 36 fl, note t , ligne 1 , lire : al Haylham ibn e Adl.
Page 38 a , ligne 26, lire : Dayr oui Jamâjim.
Page 39 a, ligne 33 , lire ; Dayr oui Loujj.
Page 4 9 b, ligne 1 5 , ajouter après : « al Qonâjiyah n (IV, 1 8 1 ) : « cf. Qonâqiyah (sic) , ap. Huàrt ,
Histoire de Bagclâd, sub voce fl.
Page 71, ligne 8, ajouter après : «galeries secondaires a : «d’une part de la voûte d arête et
de l’autre. . . ».
I
TABLE DES MATIÈRES.
PAGES.
T 111— VII
Introduction
I. — PÉRIODE LAKHMIDE.
Al Okhaydhir et les ruines de V ancienne principauté de Blrah.
■
I. Description générale de ces ruines 1
IL Ai Okhaydhir 2
III. Le groupe nord 21
IV. Le groupe sud-est
V. Essai de topographie lakhmide ^ 1
IL — PÉRIODE 'ÀBRÂSIDE.
I. Sawâd d’al Koüfah : Mosayyib, Kifil, Nilîyeh, Najml 53
IL Sawâd d'al * ^6
Indices : I. liio-hibliographie
IL Poètes..., 69
III. Toponymie 63
Appendice ®9"7 9
EMPLACEMENT DES FIGURES.
Al Okhaydhir.
Figure».
1. Site * • 2
2. Enceinte extérieure (plan de la porte est) *0
3. — ( — : coupe) n
A. Édifice reliant la porte nord au palais intérieur : i° coupe nord-sud i 3
5. — — — 2 0 plan du demi-étage i 3
6. — — — 3° plan du premier étage 1 3
7. Vue du fond de la galerie découverte 16
8. Faces de la cour latérale sud-ouest 17
9. Annexe extérieure i * 8
Qal'at Sham'oün.
10. Plan 23
Mosquée Nïliyeh.
11. Plan 54
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE
( 1907 - 1908 ).
PI. IV
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. VHI
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. IX
Pliototypie BertU&ud
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
X
E
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL XI
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MESOPOTAMIE (1907-1908). PL XII
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL XIII
1
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XIV
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XVI
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XVII
MÉMOIRES, T. XX VIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL XVIII
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XIX
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XX
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XXII
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
Pl. XXIII
AL OKHAYDHIR
MEMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XXIV
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XXV
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XXVI
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PI. XXVII
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. XXX
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
PI. XXXI
PiiototypiejBerthaïui
QAL'AT SHAM'OTTN
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
PL XXXII
BIRDAWI
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL XXXIII
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI- XXXIV
L
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
PL XXXVI
A
Endroit
1234
6
7
Échelle 6/8 gr. naturelle
8 8 8 9
B
Envers
1-4. Baguettes de verre. 6. Noir sur vert.
4). Série de quatre en quatre fils : jaune,
blanc, rouge, vert, jaune, etc., (de 7. Noir sur bleu vert,
haut en bas). — 5) Bleu sur blanc.
Quadrillé
8. Noir sur blanc
(sous émail trans-
parent).
Bleu en haut
Gris en bas
sur blanc.
BIRDAWI
Fragments de faïences et de verre trouvés à Klierab Ibn Hasïiim.
5. Gris sur blanc. 6. Vert bleu.
1. Vert glauque. 7. Vert à droite. 8. Blanc. 9. Bandes noires sur blanc.
2-3. Bleu translucide (dessus)
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
I
Pl. XXXVII
AL KHAWARNAQ. (direction sud-ouest)
AL KH A W ARN ACI (direction nord-ouest)
Phototypie Berthaud
MÉMOIRES, T. XXVIII.
MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
PI. XXXIX
MÉMOIRES, T. XXVIII. - MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
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MÉMOIRES, T. XXVIII. - MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL XLII
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL XLIV
MÉMOIRES, T. XXVIII. - MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
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H-)
X
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. —MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
PL XLVII
Phototypie Berthaud
DOU’L kifil
I
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
P). XLVIII
Photolypie. Bertltsmrt
DOU’L KIFIL
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908),
PL LI
AN-NILIYEH
- ^
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“v S, •
* . WÊKt
PhoEotypie Benhaud
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE
Pl. LU
(1907-1908).
AN-NILIYEH
AN - 2STILIYEH
Phototypie Berlhaud
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PI. LIII
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MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
i
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
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S
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908). PL LX
MÉMOIRES, T. XXVIII. — MISSION EN MÉSOPOTAMIE (1907-1908).
7 283 b
MÉMOIRES
PUBLIÉS
•rAB LES MEMBRES
DE
L’INSTITUT FEUNÇAIH
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DU CAIRE
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